-
✴︎
✴︎ Argumentaire1937 : construction du vélodrome
1937 construction du stade Vélodrome
1938 1ère Fête des écoles
2015 privatisation du bien public pour 30 ans
2018 dernière fête des écoles dans ce lieu
2032 construction du Stadium Vassal OM Arena Gaumont Facebook
2045 réintegration enfin du stade coûteux et abandonné dans le patrimoine public
2046 démolition du stade, construction d’une stèle « Plus jamais ça ! »Rendez-vous les 22 et 23 juin pour les Etats Généraux à la fac Saint-Charles, nous y parlerons service public, bien public, budget, budget participatif, et autre contrôle Citoyen.

-
✴︎
✴︎ ArgumentaireEcole Publique Bugeaud 13003
Par le collectif Écoles publiques du 3ème : https://www.facebook.com/Collectif-Ecoles-publiques-du-3ème-561678360680654
Blocage à l’école publique Bugeaud 13003 ce matin pour de très gros problèmes d’insécurité aux alentours de l’établissement. Notamment jeudi 06/06 une voiture a été brûlée devant l’école a la vue des élèves de maternelle et primaire, des seringues ont été trouvées devant l’école, des préservatifs et ce week-end un barbecue sauvage a été fait sur les places assises des parents. Jeudi encore, des voitures d’enseignants ont été saccagées et régulièrement des jeunes enjambent le portail pour se promener au sein de l’école. Face à cela les parents d’élèves sont très inquiets et ont décidé de bloquer l’école ce vendredi 07/06 pour être entendus et que des mesures soient prises rapidement.
-
✴︎
✴︎ ArgumentaireLa parole est donnée aux ATSEM !
26 minutes de vérité ! Un travail remarquable de Christophe Massot en partenariat avec Le Ravi, réalisé avec Radio Grenouille et soutenu par la Fondation Syndex. Tous les parents devraient écouter ces 20 minutes de vérité sur le quotidien des ATSEM. Et si on faisait des écoutes publiques devant les écoles ?! Notre mairie actuelle par sa politique maltraite nos enfants mais également ses travailleurs, et notre service public ! Les ATSEM ne demandent pas plus de salaire mais plus de moyens ! L’argent n’a jamais résolu la souffrance physique et moral au travail !
Dans cette émission de la Parole au Travail, écoutons deux ATSEM de la Ville de Marseille, deux Agents Territoriaux Spécialisés des Écoles Maternelles. Deux « Tatas » comme on dit ici.
Un métier, presque exclusivement féminin. Elles assistent l’enseignant pour l’accueil et l’hygiène des enfants, c’est l’aide pédagogique. Elles assurent la propreté des locaux et du matériel de la classe, c’est l’aide technique. Elles assurent le service et le rangement du réfectoire à midi. Elles sont intégrées à l’équipe éducative des écoles. Et présentes dans l’école tout le long de la journée et parfois pendant les activités périscolaires, elles possèdent pour de nombreux enfant la figure d’un adulte de référence
Elles sont aujourd’hui près de 60 000 en France. Leur rémunération varie de 1200 euros en début de carrière à un peu moins de 1700 euros en fin de carrière, pour une carrière complète. A cette rémunération, il faut ajouter quelques primes.
Nous connaissons, nous, habitants et citoyens de Marseille, l’état de nos services publiques municipaux. De nos piscines, de nos équipements sportifs de nos transports, de notre habitat, de nos bibliothèques etc. Il faut d’abord rappeler que le nombre d’agents des services publics est, à Marseille, proportionnellement faible. On compte 13 agents municipaux pour 1000 habitants à Marseille, contre 19 dans les grandes métropoles de plus de 300 000 habitants, nous dit le journal en ligne Marsactu. Il y a donc, en comparaison, peu de moyens pour assurer le fonctionnement de ce service public. Mais le problème est également celui de la gestion de ce service publique. Et pour les parents des écoles publiques, c’est la question des mouvements de grèves, surtout des grèves au moment des cantines dont il est, parfois, difficile d’avoir connaissance des motivations.
Mais plutôt que de parler chiffres, constats généraux, histoire, d’alliances politiques, économie publique etc., allons voir le travail tel qu’il se déroule, tel qu’il se tient dans les écoles. Que disent les ATSEM de ce qu’elles font dans les écoles maternelles. Que pensent-elles de ce qu’elles font ? Et que disent-elles de ce qu’elle ne font pas. Ou plus. Ou mal. Et qu’elles voudraient faire ?
Donnons la parole à ce personnel, expert de ce travail et de ce qui se fait réellement dans les écoles pour les enfants de Marseille.
Bonne écoute sur La parole au Travail.

La Parole au travail avec deux A.T.S.E.M.
Cette émission a été réalisée en partenariat avec Le Ravi, le mensuel qui ne baisse pas les bras.
La Parole au travail, une série documentaire mensuelle de Christophe Massot réalisée avec Radio Grenouille et soutenue par la Fondation Syndex.
- S’abonner au podcast
- S’abonner au flux RSS
- Contact : Christophe Massot
-
✴︎
✴︎ ArgumentaireLes minots étouffent à la récré
Ce qui serait une belle avancée pour notre ville, ce serait qu’à minima la mairie soit présente aux conseils d’écoles de toutes les écoles publiques. Les choses avanceraient de plus belle, et nous n’aurions pas cette obligation fâcheuse de passer par la presse pour se faire entendre … et si on ajoutait un peu d’opendata sur la présence et tenue des conseils d’écoles histoire de contrôler un peu les devoirs de certains … #NousNeSommesPasDupes

-
La Ville fait son marché pour le grand audit des écoles marseillaises
Paru sur Marsactu, par Violette Artaud, le 6 juin 2019, https://marsactu.fr/le-grand-audit-des-ecoles-marseillaises-sur-les-rails
La Ville vient de lancer un appel d’offres pour un vaste audit technique des écoles marseillaises. Du sol au plafond, tout doit être inspecté en trois mois. Une nouvelle en demi-teinte pour les anti-PPP qui y voient un délai bien trop court pour un vrai bilan.

La cour de l’école Kléber à l’heure de la récréation des plus petits. Photo : B.G. Ils l’avaient promis. Ils vont le faire. Le grand audit des écoles marseillaises est sur les rails : la Ville vient de lancer un appel à candidature pour sa réalisation. Acté en conseil municipal en début d’année (lire notre article), ce diagnostic technique concernera toutes les écoles, sans exception. Des plus anciens aux plus récents, les établissements scolaires seront analysés des fondations aux toitures en passant par les fenêtres, chauffages, réseaux d’eau et mobilier. Mais si cet audit tant attendu est accueilli d’un bon œil par ceux qui le réclamaient (lire notre article), les opposants au PPP contestent toujours les conditions de sa mise en œuvre.
« Nous sommes satisfaits de chaque pas fait pour mieux connaître l’état de nos écoles, apprécie Christian Bruschi, membre du collectif PRE (pour la rénovation des écoles). Ça nous donne un peu le sentiment que les choses bougent parce que nous avons bougé. » Celui qui a porté un recours devant la justice pour s’opposer au partenariat public-privé (PPP) pour la rénovation de 34 groupes scolaires poursuit en défenseur du service public : « Le ministère de l’éducation aussi semble faire avancer les choses. Si rien n’avait été fait, on se serait vraiment dit que tout part à vau-l’eau. »
« Vision précise, objective, uniformisée »
En 2016, après la publication par Marsactu de la lettre ouverte d’une enseignante, puis d’une enquête de Libération qui dénonçait l’état déplorable des écoles marseillaises, un audit avait été commandé par le ministère de l’éducation. Introuvable jusqu’à il y a peu (lire notre article), le document s’est finalement avéré être très succinct. Le gouvernement s’est donc engagé à rendre un nouveau rapport sur l’état des écoles de la ville avant le 30 septembre. Des questionnaires ont déjà été transmis aux directeurs d’écoles. De son côté, la mairie a décidé de ne pas attendre le verdict de l’État et de mettre les bouchées doubles sur « cette mission de diagnostics techniques » qu’elle a évaluée à 6 millions d’euros.
« Le but de cette consultation est de permettre à la personne publique de disposer d’une base de données actualisée, complète et homogène de ses équipements scolaires, peut-on ainsi lire dans le cahier des clauses techniques dudit appel d’offre. L’ensemble de ces informations permettra d’avoir une vision précise, objective, uniformisée de l’état technique de chaque site. Cette connaissance exhaustive pourra contribuer à l’amélioration de sa conservation, son entretien, sa mise en conformité et sa maintenance. » Un programme qui s’annonce louable et qui concerne donc, « l’ensemble du patrimoine scolaire de la ville de Marseille ».
« Rien à redire sur le cahier des charges »
« Ce cahier des clauses techniques englobe tous ce qu’on demandait. Il consiste en une analyse visuelle et rapide mais complète. Tous les bâtiments et ses composants techniques vont être étudiés, se réjouit un parent d’élève membre du collectif PRE et spécialiste de la commande publique. C’est très positif et il n’y a rien à redire sur le cahier des charges. » Outre l’état des lieux général et le contrôle de la conformité, le diagnostic doit également préconiser des travaux nécessaires et un classement par rapport à l’urgence de leur réalisation.
L’ensemble des équipements scolaires, du gymnase à la cours de récré doit être inspecté, exception faite des cuisines. « L’ensemble des données pourra à terme faciliter la mise en place de la trame d’un plan pluriannuel de travaux », précise encore le document. Enfin, des « indications de coûts » devront être transmises au commanditaire. Mais si le fruit de ce marché devrait in fine être d’une grande richesse pour la connaissance de l’état des écoles marseillaises, ses conditions d’attribution ne plaisent pas à tout le monde.document
Le cahier des charges de l’audit3 millions de chiffre d’affaires minimum
« Oui, ce diagnostic est rassurant. Mais les conditions d’organisation de cet appel d’offres ne nous satisfont pas », prévient Maxime Repaux du syndicat des architectes des Bouches-du-Rhône. Et pour cause, le chiffre d’affaires minimum requis pour l’entreprise qui s’apprête pour postuler à ce marché sur le dernier exercice est de 3 millions d’euros. « En faisant ça, on écarte forcément les agences d’architectes locaux au profit des grands groupes. Bref, on retrouve les mêmes dispositions qu’avec le PPP. » Le syndicat des architectes ainsi que le conseil de l’ordre de cette profession proposait eux de diviser le marché en dix tranches, quand celui-ci ne l’est qu’en deux, d’environ 200 écoles chacune.
« Cela permettrait de faire travailler 40 architectes, de croiser des regards différents et de recouper les méthodes de travail », poursuit Maxime Repaux. Le tout supervisé par un comité de pilotage « qui réunirait l’ensemble des parties prenantes : enseignants, parents, architectes, ingénieurs… », imagine encore l’architecte. Mais le syndicat compte tout de même tenter le coup. « Nous allons demander l’abaissement de ce plafond et essayer de répondre à l’appel d’offres avec plusieurs agences ou en s’associant à un bureau d’étude, quitte a être rejeté. »
« Il faut être une armée ! »
Le diagnostic, divisé en deux lots, devra être réalisé en 90 jours. De quoi faire bondir la présidente du conseil de l’ordre des architectes. « C’est n’importe quoi ! Ça fait sept écoles par jour ouvrable. Vous imaginez ? Un équipement scolaire c’est environ 1000 m², avec 440 écoles ça fait 400 000 m², à diagnostiquer en trois mois ?, s’indigne Françoise Berthelot, présidente du conseil de l’Ordre régional des architectes. Je ne sais pas à quoi ils ont pensé et je me demande s’il ont conscience de la façon dont on analyse un bâtiment. » « Trois mois c’est très court, note également le parent d’élève cité plus haut. Il faut être une armée. »
Enfin, les « anti-PPP » regrettent le découpage géographique de ce marché : un lot pour le sud de la ville, un pour le nord. « On ne peut rien en conclure de définitif mais ça soulève une fois de plus l’inquiétude quant à la disparité territoriale », ajoute Christian Bruschi. Le cahier des clauses techniques prévoit en effet un lot pour les 2e, 3e, 4e, 5e, 13e, 14e, 15e et 16e et un autre pour les 6e, 7e, 8e, 9e, 10e, 11e et 12e. Les candidats ont jusqu’au 26 juin pour déposer leur candidature. Les entreprises retenues seront connues à la rentrée pour un rendu de l’expertise « fin novembre, décompte Danièle Casanova, l’adjointe LR aux écoles. Elle sera présentée au conseil municipal de décembre ». Le dernier de l’ère Gaudin.
-
✴︎
Les enfants sont bien au soleil quand ils vont à la plage.
Écrit par Emilie Davy, pour La Provence, Mercredi 05/06/2019 à 13h07 – Mis à jour à 13h17, https://www.laprovence.com/article/societe/5533389/marseille-sans-point-dombre-les-minots-de-la-maternelle-saint-pierre-etouffent.html
Marseille : sans point d’ombre, les minots de la maternelle Saint-Pierre étouffent
Les deux platanes qui abritaient la cour et les salles de classe ont été abattus, car dangereux, sans qu’aucune solution ne soit envisagée. Hier après-midi, il faisait plus de 37º dans la cour
Par Emilie Davy

La cour de l’école Saint-Pierre. Au sol, on aperçoit les copeaux de bois qui comblent les anciens emplacements des platanes. Cour de récréation et salles de classe sont en plein soleil tout l’après-midi. Photo DR 37º à l’ombre à 15h45. Un mardi après-midi ensoleillé et des températures à vous donner envie de quitter le bureau pour la première plage. Oui mais ici, on est malheureusement bien loin de la mer. Plutôt du côté de la rue Pascal-Ruinat, dans le 5e arrondissement, à deux pas de la Blancarde. Très précisément collé contre le mur des salles de classe de la maternelle Saint-Pierre. Pas un brin d’air ne passe entre les quatre murs de l’école. Et le mercure ne fait que grimper, affolant les parents des 150 petits qui fréquentent l’établissement public.
« Ils ont enlevé les arbres et rebouché à la marseillaise »
Il faut dire que l’an passé, la cour bénéficiait de l’ombre de deux énormes platanes. Leur feuillage permettait de recouvrir la cour de fraîcheur et d’atténuer l’impact du soleil dans les salles de classe. Sauf que les platanes ont été abattus durant les vacances de Pâques. « Nous en avons parlé dès octobre 2018 durant un conseil d’école, se souvient Prune Serrano, parent d’élève déléguée. L’un était malade, et les racines du second trop dangereuses pour les petits. Et tout de suite, on s’est dit qu’il allait y avoir un problème de chaleur dans l’établissement. La cour, c’est une cuve entourée de bâtiments. »
Les parents ont donc pris les devants rapidement : « Nous avons tout de suite envoyé des mails pour dire notre inquiétude », assure la maman. Mairie de secteur, mairie centrale : tous les services sont rapidement informés des craintes des familles. Mais rien ne se passe. Abattus, les arbres laissent place à deux trous « recouverts de copeaux de bois en surface en laissant le sol défoncé. Ils ont enlevé les arbres et rebouché à la marseillaise, s’emporte Prune. Ces aménagements devaient être faits pour la sécurité des enfants alors que c’est maintenant très dangereux. »Et aussi À Marseille, dans 58 % des écoles on respire un air trop pollué
« Ils vont planter des arbres à croissance rapide. Mais ils se moquent de nous ! »

L’arbre d’acier de l’école Foch où des tentures ont été installées pour protéger les enfants du soleil. Trop long à réaliser d’ici la fin de l’année scolaire Saint Pierre d’après la mairie.Photo DR « Nous avons toujours demandé une solution, martèle Audrey Pontarotti-Bodrero, maman de l’école. Nous avons reçu une réponse de Danielle Casanova, (adjointe au maire de Marseille, déléguée aux Écoles maternelles et élémentaires, Ndlr) qui nous dit que rien ne sera fait pour la chaleur, que les enfants n’ont qu’à porter des chapeaux. Puis elle ajoute qu’ils vont planter des arbres à croissance rapide. Mais ils se moquent de nous ! »
Les parents ont bien proposé une solution temporaire : celle de tendre des voilages de part et d’autre de la cour pour préserver les petites têtes des rayons du soleil, comme il en existe à l’école Foch. Refusé. Trop dangereux à cause du vent d’après la mairie. « On parle ici de 150 enfants qui n’ont aucun moyen de se mettre à l’abri, rappelle Prune. Danielle Casanova note qu’il ne reste que 19 jours d’école à tenir. Oui sauf que pour nos enfants c’est 19 jours de calvaire. Elle propose également de les maintenir dans la salle de sport et de faire des rotations entre les enfants. Mais c’est inacceptable ! »
La situation semble donc bloquée puisque la mairie assure ne pas pouvoir trouver de solution d’ici la fin de l’année scolaire. « Ils s’en foutent de notre école, elle est laissée à l’abandon », se désole Frédérique Navarro. À défaut de solution de la part de la municipalité, la maman assure qu’elle retirera son petit avant la fin de l’année : « Mon fils est déficient visuel. Il a les yeux très fragiles, même avec une casquette et des lunettes. Et il ne peut pas rester enfermé dans la classe non plus… De toute façon, ils ne tiendront pas jusqu’au 4 juillet. »
L’avis de Danielle Casanova, déléguée aux Écoles maternelles : « Il reste 19 jours avant les vacances, je n’ai pas de solution miracle »
Pour l’adjointe au maire de Marseille, il « n’y a pas de solution miracle« . Elle concède ainsi avoir reçu les courriers des parents, et leur avoir répondu. Mais pour ce qui est de la mise en œuvre de solutions, elle n’en a pas : « Des arbres vont être replantés à l’automne. En attendant, les espaces verts vont venir boucher les trous avec du sol souple. Il reste 19 jours avant les vacances scolaires, les petits dorment à l’heure de la cantine donc ils ne seront pas au soleil. Les autres pourront être accueillis dans la salle de sport. » Pas de solution pour Danielle Casanova. Ni miracle, ni même temporaire puisqu’elle refuse l’idée des voilages tendus : « Il y aurait une prise au vent très importante, il faudrait des points d’attache forts. Et d’après les services techniques, c’est très dangereux. » Un système pourtant mis en place à l’école Foch, à l’aide d’un arbre d’acier auquels sont tendus les fameux voilages. « Techniquement, il faut deux mois pour le réaliser, assure l’adjointe. La chaleur, c’est à peu près la même chose dans toutes les écoles. Il faut les équiper de chapeaux comme je l’ai recommandé. Les enfants sont bien au soleil quand ils vont à la plage. Alors oui, ce ne sont pas les conditions idéales, mais je n’ai pas d’autre solution à proposer. »
-
✴︎
✴︎ ArgumentairePLAN ECOLE D’AVENIR – MISSION D’ASSISTANCE A MAITRISE D’OUVRAGE PROGRAMMATIQUE ET TECHNIQUE, JURIDIQUE ET FINANCIÈRE, ENVIRONNEMENTALE ET CONDUITE DU CHANGEMENT
Nous vous proposons une analyse de l’appel d’offres concernant l’accord cadre pour la Mission d’Assistance à Maitrise d’Ouvrage (AMO) pour le Plan Ecoles. Acessible ici : https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/DCE/2019_61135_0002%20-%20Accompagnement%20professionnel%20individuel%20et%20collectif/
Tout d’abord, l’objet précisé par notre ville :

L’objet de la présente consultation est le suivant : Mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage programmatique et technique, juridique et financière, environnementale, conduite du changement, à la Ville de Marseille, dans ses objectifs et missions du Plan École d’Avenir.
Nous n’avons rien à dire sur cette phrase.
La Ville de Marseille développe et entretient un parc de 470 écoles, lieux d’apprentissage des écoliers marseillais mais aussi de restauration, de détente, de découverte, de vie en société au travers des pratiques méridiennes, péri ou extrascolaires.
C’est bien dit, le faire c’est mieux.
Si elle porte ses missions depuis plus de 200 ans, la Ville est entrée dans une nouvelle période d’investissement d’ampleur dans son parc scolaire : au travers de différentes constructions neuves de groupes scolaires, de la réhabilitation et gros entretien renouvellement d’un nombre important de sites et aussi au travers du choix de démolition-reconstruction de 28 groupes scolaires dites de type GEEP, soit 54 écoles.
nous exigeons qu’elle entre en premier lieu dans une période de fonctionnement, avant de parler d’investissement… ce sont deux curseurs qui vont de pair, malheureusement nous somme face à une politique qui a usé d’une stratégie du patrimoine défaillante sur le fonctionnement, et pauvre sur l’investissement …. le bilan est assurément catastrophique.
Engagée dans un dispositif inédit d’accord cadre en marché de partenariat pour un projet de cette ampleur, la Ville s’est vu remettre en cause son choix par le tribunal administratif. La Ville a fait appel de cette décision. Dans une posture active au regard de la nécessité d’action, la Ville souhaite mener une étude de montages alternatifs au marché de partenariat, d’approfondissements programmatiques, de diagnostic et contractuels, dans l’objectif d’une nouvelle phase opérationnelle, dans le cas où l’appel tardait ou était défavorable. L’accompagnement concerne aussi l’apport d’expertises pluridisciplinaires dans l’analyse croisée des diagnostics techniques, fonctionnels et de la projection des besoins pour un ajustement de la programmation des travaux sur l’ensemble du parc scolaire. Il vise également l’accompagnement dans l’implication des parties prenantes (usagers notamment) dans les objectifs du Plan Ecole d’Avenir. Il vise enfin l’accompagnement au lancement et au suivi (selon les lots) des procédures opérationnelles qui seront menées sur les écoles amenées à être renouvelées et pour la construction neuve.
Bon, sinon, c’est beau comme tout, très ampoulé …
La Ville place au coeur du plan les objectifs de performance et de durabilité, de la conception à l’exploitation, des usages aux bâtiments. Elle souhaite pour cela être accompagnée par une assistance pluridisciplinaire, objet de la présente consultation.
Attention, il faut rappeler que pour faire des PPP, la collectivité doit être accompagné par une assistance juridique, technique, et financière. Vous comprendrez que le fait que la ville fasse appel à ce type d’AMO non plus pour les seules écoles GEEP mais désormais pour toutes les écoles destinées à être déconstruites et construites, nous pouvons être inquites.
Page suivante, des informations sur la décomposition en lot :

Le lot 1 : Assistance Programmatique et technique
Entre 40k€ et 450k€ sur la totalité des 4 ans de durée du présent marché.
La Ville souhaite, en premier lieu, engager une étude de montages alternatifs au marché de partenariat dans l’objectif de renouvellement d’une trentaine de groupes scolaires intégrant les écoles de type GEEP. En complément des missions d’accompagnement juridique et financier qui prendront place dans le lot 2, la Ville a besoin d’un accompagnement technique qui prend place dans ce lot 1. Cette prestation se traduira par l’émission d’un bon de commande de type A détaillé ci-dessous.
Le ton est donné : la ville relancera les PPP sur les GEEP ! il ne faut pas se leurrer, elle reste en pilotage, et souhaite revoir sa copie retoquée par le Tribunal Administratif. Le délai imparti à compte de la notification de ce bon de commande A est de 3 mois.
En second lieu, au travers de la procédure engagée pour le renouvellement des écoles de type GEEP et la construction d’écoles neuves, la Ville a travaillé à l’établissement de Programmes mais aussi de projets de contractualisation (basé sur l’optique du marché de partenariat). Elle y a positionné un certain nombre d’objectifs, d’exigences, de partage de risques et de garanties.
Et plus largement, au travers de la conception, construction, exploitation des 444 écoles marseillaises (470 unités pédagogiques), la Ville a développé une connaissance et expertise multiples sur chacun de ces champs et sur leur imbrication.
Elle souhaite aujourd’hui travailler à l’enrichissement des programmes et contrats ou projets de contrats établis en requestionnant certains positionnements dans une logique aboutie de durabilité et de coût global mais aussi de projections des évolutions programmatiques.
oui, ça s’appelle de la stratégie de patrimoine … et vous savez quoi, au risque de vous l’apprendre, vous avez même une Direction de la Stratégie Foncière et du Patrimoine avec pour Directrice Mme Laurance Deschamps (http://mairie.marseille.fr/administration-de-la-commune/organigramme), que la deuxième ville de France s’en préoccupe aujourd’hui nous préoccupe …
La présente prestation vise à accompagner la Ville dans ces approfondissements qui viseront chacun des champs programmatiques, fonctionnels, techniques, de l’exploitation ou contractuels mais surtout leur approche croisée, à l’exception des champs environnementaux dont le cadrage est défini dans le CCTP du lot 3.
Pour exemple, dans une démarche d’amélioration continue, la Ville souhaite retravailler, enrichir, rechercher des innovations et un positionnement durable sur chacun des champs ci-dessous :
• Fonctionnels : repréciser les objectifs de l’école, les méthodes pédagogiques, leur interrelations avec les espaces, les tailles – modèles de groupes scolaires, le fonctionnement en groupe classe et en atelier (et l’utilisation des ateliers prévus aux Programmes) et creuser en lien la question espaces de concentration/créativité, requestionner le choix d’une non mutualisation des espaces de restauration, et, à l’inverse, le développement d’espaces mutualisés (gymnases, salle polyvalente) ouverts à des pratiques péri- ou extra-scolaires, approfondir certaines questions et circuits logistiques
Mouai … alors nous faire croire que vous prenez une Assistance à Maitrise d’Ouvrage pour faire ça …
• Technique : dimensionnement des fluides (en réalisant des projection
d’évolutions des usages), exigences acoustiquesDimensionnement des fluides ?! c’est le rôle des BET ! Exigences acoustiques ?! Mais c’est réglementé ! Hors sujet …
• Exploitation : en premier lieu, sous l’angle des exigences en terme d’exploitation (dans un contrat global pouvant par exemple prendre place dans le renouvellement des GEEP mais aussi dans le contrat d’exploitation et services pratiqué sur l’ensemble du parc) : exigences en terme de service, dispositif de suivi, performances en site occupé ; en second lieu, sous l’angle de la mesure des conséquences en terme d’exploitation/maintenance des choix fonctionnels et techniques
Bon bref Faire un PPP ou un MGP (Marché Global de Performance), dites-le clairement au lieu d’utiliser des termes détournés). Donc là clairement, vous être en train de dire que l’AMO devra innover en allant chercher du coté des Marchés PPP ou MGP ! là nous disons bravo à l’innovation et à la recherche d’idées !
Les prestations traitées dans le cadre du lot 1 devront, si besoin, inclure une dimension environnementale traitée dans ce même lot 1.
Ces prestations seront exécutées au travers de l’émission de bons de commande de type B détaillés ci-dessous et applicables à différents sujets.
Le délai imparti à compte de la notification de ce bon de commande B est seulement de 20 jours !, y compris une réunion avec les fonctionnels.
Ensuite, et dans l’optique des approfondissements programmatiques, la Ville est également engagée dans une nouvelle de démarche de diagnostic des usages, notamment sur les bâtiments GEEP et autour des constructions neuves. Elle se fera en lien avec le lot 4 d’accompagnement à la conduite du changement.
La présente prestation comprend un accompagnement à la conduite du diagnostic et sur les projections programmatiques, dans le cadre du renouvellement de groupes scolaires ou la construction neuve, au travers du bon de commande de type C précisé ci-dessous.
Le bon de commande C est à proprement dit la grille de l’audit technique. Attention pas l’audit, mais la méthodologie pour l’audit.
Enfin, la présente prestation inclut l’apport d’expertises, programmatiques et techniques, dans le travail d’articulation des diagnostics techniques, fonctionnels et de la projection des besoins en vue d’un ajustement si besoin de la programmation de travaux envisagée sur l’ensemble du parc scolaire.
Les expertises pourront également concerner la réalisation de plannings.
Cet apport d’expertises, spécifiques, fonctionnelle, technique, d’exploitation ou architecturale dans le périmètre du Plan École d’Avenir fera l’objet de bons de commande de type D : expertises dans le travail d’articulation entre les différents diagnostics à l’échelle du parc, expertises plus approfondies sur un des volets précédemment étudiés (benchmark, expertise, étude des scénarios, chiffrages), réalisation de planning.
Voici la liste exhaustive des bons de commande :
>> Bon de commande de type A – Étude de montages alternatifs au marché de partenariat
>> Bon de commande de type B – Étude spécifique sur un questionnement programmatique ou technique
>> Bon de commande de type C – Étude de diagnostic et d’évolution >> programmatique, fonctionnelles, sur un site scolaire
>> Bon de Commande de type D – Journée d’étude – apport d’expertise
>> Bon de commande de type E – Note d’impacts de sujets clés
>> Bon de commande de type F – Participation atelier ou comité de suivi
>> Bon de commande de type G – Assistance à la rédaction d’une consultation de type marché global de performance (MGP)
>> Bon de commande de type H – Assistance rédaction consultation MGP (site supplémentaire)
>> Bon de commande de type I – Assistance rédaction consultation MOP
>> Bon de commande de type J – Assistance rédaction consultation de conception réalisationLot 2 – Études et notes d’expertises juridiques et financières
Entre 30k€ et 300k€ sur la totalité des 4 ans de durée du présent marché.
La Ville souhaite, en premier lieu, engager une étude de montages alternatifs au marché de partenariat dans l’objectif de renouvellement d’une trentaine de groupes scolaires intégrant les écoles de type GEEP.
N’y voyez pas dans cette introduction une volonté vertueuse de notre ville, pour faire un PPP, la loi oblige à faire préalablement une évaluation des modes de réalisation. L’objet de ce lot est exactement ça.
La présente prestation consiste en une mission d’accompagnement juridique et financier qui sera alimentée par la mission d’accompagnement technique qui prend place dans le lot 1. Cette prestation se traduira par l’émission d’un bon de commande de type A détaillé ci-dessous.
En second lieu, au travers de la procédure engagée pour le renouvellement des écoles de type GEEP et la construction d’écoles neuves, la Ville a travaillé à l’établissement de Programmes mais aussi de projets de contractualisation (basé sur l’optique du marché de partenariat). Elle y a positionné un certain nombre d’objectifs, d’exigences, de partage de risques et de garanties.
En clair l’AMO repartira du travail effectué pour les précédents PPP, ceux-la mêmes qui ont été retoqués au Tribunal Administratif
Et plus largement, au travers de la conception, construction, exploitation des 470 écoles marseillaises, la Ville a développé une connaissance et expertise multiples sur chacun de ces champs, techniques et contractuels et sur leur imbrication.
Peut-être experte, mais bon, se faire retoquer au tribunal administratif sur un des plus gros PPP de l’histoire de France, on reparle du stade ?
Elle souhaite aujourd’hui travailler à l’enrichissement de programmes établis et requestionner certains positionnements dans une logique aboutie de durabilité et de coût global. Elle souhaite également explorer au maximum les champs législatifs, réglementaires et contractuels pour viser à encadrer au maximum les objectifs de performance en matière d’exploitation mais aussi de maintenance courante et de gros entretien renouvellement dès la conception des ouvrages, dans les différents montages.
Bref, faut reprendre le dossier,et rectifier les erreurs …
Elle souhaite aussi poursuivre l’analyse des pistes de financement, renforçant la soutenabilité pour la collectivité (subventions…)
poursuivre l’analyse …. sérieusement … on ne peut pas dire que la ville de Marseille brille par ses recherches de financement (ne seraient-ce que les fonds européens …).
La présente prestation consiste en la production d’expertises en matière juridique et financière visant à accompagner la Ville dans ces approfondissements visant à la durabilité des bâtiments scolaires et à leur financement dans le temps.
Pour exemple, la Ville souhaite, dans une logique d’amélioration continue, retravailler, enrichir, rechercher des innovations et un positionnement durable sur chacun des champs ci-dessous :
• Contractuels : exigences et garanties en lien avec les points clés de durabilité, dans l’ensemble des montages dans lesquels la Ville conserve la maîtrise d’ouvrage, au stade des consultations puis des contractualisations
Rien compris ….
• Financiers : creuser la question des subventions et leur impact éventuel sur les exigences programmatiques, modélisation financière des coûts globaux…
Bon on avait compris que vous aviez enfin compris que des subventions pouvaient/ devaient être trouvées …

Bon de commande de type A Etude de montages alternatifs au marché de partenariat
Bon de commande de type B Etude spécifique sur un questionnement juridique, contractuel ou financier
Bon de commande de type D Journée d’étude – apport d’expertise selon le profil JURIDIQUE
Bon de commande de type D Journée d’étude – apport d’expertise selon le profil FINANCIER
Bon de commande de type E Note d’impact de sujets clés
Bon de commande de type F Participation atelier ou comité de suivi sur 1/2 journée selon le profil JURIDIQUE
Bon de commande de type F Participation atelier ou comité de suivi sur 1/2 journée selon le profil FINANCIER
Bon de commande de type G BC rédaction consultation de type marché global de performance pour 5 sites
Bon de commande de type H BC rédaction consultation de type marché global de performance pour un site supplémentaire
Bon de commande de type I BC Rédaction consultation de type MOP pour un groupe scolaire
Bon de commande de type J BC Rédaction consultation de type conception réalisation pour un groupe scolairePetite paragraphe en fin de CCTP pour ce lot, ils sont chauds prêts à en découdre :

Lot 3 : Assistance en matière environnementale
Entre 20k€ et 100k€ sur la totalité des 4 ans de durée du présent marché.
En complément des priorités de réhabilitation ou de GER et des constructions d’écoles neuves, la Ville place parmi les plus grandes des priorités le renouvellement de ses écoles de type « GEEP ».
Ces établissements ont été construits en France dans les années 60 afin d’apporter une réponse rapide et économique à une forte pression démographique scolaire. Ils ont été réalisés par l’utilisation d’un procédé de standardisation et de préfabrication en structure métallique.
Ils présentent aujourd’hui des enjeux en matière de stabilité au feu qui ont conduit en 1993, la sous-commission départementale de sécurité à imposer des mesures compensatoires, notamment SSI de catégorie A. Ils affichent également des difficultés d’exploitation et de maintenance en lien avec la déformation des menuiseries extérieures ou encore des insuffisances en matière de performance thermique. Les possibilités de mise aux normes d’accessibilité des bâtiments sont, d’autre part, à la fois réduites et
coûteuses.Aussi, au travers d’une analyse prenant en considération différents critères, la Ville a fait le choix en 2016 d’une reconstruction-démolition de ces écoles.
C’est en premier lieu un choix de durabilité et de coût global. S’il s’avère peut-être plus coûteux en investissement initial qu’une réhabilitation lourde (et cette démonstration reste cependant à faire), la Ville est persuadée que celui-ci sera bien moins coûteux sur le long terme, à la fois dans les réinvestissements nécessaires dans la durée et sur l’exploitation et l’entretien maintenance.
c’est pas faux pour la construction mais alors on ne parle plus de l’exploitation maintenance faite par un partenaire privé.
C’est, en second lieu, un choix environnemental. Même dans le cas d’une réhabilitation lourde, les niveaux de qualité environnementale et de confort des usagers (qui entrent d’ailleurs dans les critères de label environnemental), ne seront pas au même niveau que ceux d’une reconstruction.
C’est, ensuite, un choix urbain et social. Les écoles ont été construites à une époque ou le rapport avec l’urbain n’était pas le même. Leur démolition-reconstruction offrent des possibilités de changement de rapport avec l’urbain qui ont une importance notable, plus encore dans certains quartiers. La possibilité de reconsidérer le rapport au gymnase (avec un accès direct sur la rue) ou à d’autres espaces mutualisés (salle polyvalenteD)
permet une autre utilisation de ceux-ci et offrent une nouvelle offre d’équipements extrêmement importante.Ok, mais attention allez voir dans les autres collectivités si la mutualisation de locaux public fonctionnent bien. ET puis imaginer ça sur un PPP ou MGP, là c’est de la pure folie.
C’est, enfin, un choix de continuité du service public, critère de performance de service en site occupé qui constitue également un élément central. Dans le cas de choix de reconstruction de l’école dans un autre endroit du foncier de l’école, la possibilité de construire puis de déconstruire, sans déménagement des enfants ou propositions de
modules provisoires constitue un élément auquel la Ville attache une importance tout à fait particulière.C’est pas faux.
La Ville souhaite, dès à présent, conduire une étude de montages alternatifs au marché de partenariat, dans le cas où l’appel tarderait ou serait défavorable à celui-ci. Un focus particulier sera porté sur la recherche de durabilité et de performance des bâtiments, en considérant les enjeux de performance de l’exploitation dès la phase amont.
la durabilité et de performance des bâtiments … ce n’est pas en le répétant à tout bout de phrase que cela va se faire … tout ça pour faire un lien logique vers le Marche Global de Performance. Mais vous savez que vous pouvez également faire du suivi de performance en loi MOP, certes de manière différées sur les performances de consommations d’énergie puisque les études, travaux, maintenance ne sont pas les mêmes acteurs et donc risquent de se renvoyer la responsabilité. Mais c’est possible, avec un bon contrat.
La procédure de marché global de performance sera, par exemple, à nouveau analysée dans ce cadre. L’enjeu de performance de ces écoles et plus largement des retombées sur la performance de l’ensemble des écoles de la Ville est effectivement clé.
Ah bah voilà, nous en parlions, promis ce paragraphe n’avait pas été lu …
Les procédures de conception réalisation ou les procédures des marchés en maîtrise d’ouvrage publique dans sa forme classique, largement utilisées et adaptées dans de nombreux cas, seront également réétudiées dans cette analyse comparative.
Nous sommes sûrs que nous pourrions nous entendre ..
La Ville compte également tirer profit du temps imposé par le tribunal pour mener des travaux d’enrichissement et innovations, en matière contractuelle et juridique. Ceux-ci viseront à lier les contrats de conception, de construction et d’exploitation dans leurs enchaînements successifs, et à y inclure des clauses visant à la durabilité des ouvrages.
Vous pouvez nous dire merci !
Elle poursuivra également l’étude des subventions envisageables pour les écoles (environnementales, nationales, européennes) et les exigences programmatiques liées ; celles-ci seront incluses dans la modélisation financière globale de l’ensemble du parc scolaire marseillais.
Encore ces subventions ?! Bigre !
Un positionnement sera pris par la Ville, a priori en fin d’année 2019, et le nouveau plan décliné.
Tout est dans le « a priori » : Du latin a priori, par abréviation de a priori ratione qui signifie par une raison qui précède (sous-entendu par l’intuition). L’expression comporte un solécisme en latin : la préposition ab demandant l’ablatif, la formule correcte devrait être a priore ratione.
Dans ces quelques mois de suspension de la procédure, la Ville souhaite également poursuivre des travaux d’enrichissements et d’innovations programmatiques, déjà engagés.
De rien !
Un retour d’expériences sur les écoles construites ces dernières années mais aussi un benchmark d’autres groupes scolaires sera mené. Des analyses technico-financières de certains choix en coût global intégrant les impacts financiers mais aussi sur le confort des usagers seront précisées.
Un travail approfondi sur les usages actuels et futurs des écoles sera mené avec l’ensemble des parties prenantes dans une démarche de conduite du changement. Enfin, la Ville souhaite à nouveau creuser les enjeux urbains et fonciers de l’ensemble des sites concernés.
Ne creusez pas trop. Attention aux fouilles archéologiques …
Les résultats de ces travaux trouveront place dans la ou les procédures de
renouvellement des GEEP mais aussi des écoles neuves et de restructurations dont la Ville porte la maîtrise d’ouvrage ou encore sur les autres écoles au travers d’un dialogue avec partenaires mandatés.Plus largement, les travaux sur le Programme d’Exploitation et les dispositifs de suivi de l’exploitation viseront à la cohérence avec les dispositifs en place et auront, par là, des retombées sur l’ensemble de l’exploitation du parc des écoles.
Bref, la mise en place d’une stratégie de maintenance …
La Ville a également choisi de répondre favorablement à la demande de diagnostic technique de l’ensemble du parc scolaire formulée par de nombreux concitoyens. Elle demandera un cofinancement à l’Etat puisque celui-ci a également confirmé son intérêt sur ce sujet.
A la bonne heure … Nous ne voyons pas ce que l’état vient faire là…
Si la Ville possède sa propre connaissance de son parc, une expertise externe, bien qu’ayant un coût, est intéressante. Elle ne doute pas que celle-ci viendra confirmer la nécessité du renouvellement des écoles de type GEEP.
Mais personne n’en doute, ce qui est remis en cause c’est le mode de réalisation en PPP et l’impact nécessairement sur la capacité à investir et de fonctionnement pour les autres écoles …
Complétés des résultats d’un diagnostic fonctionnel et mis en perspective d’une analyse des besoins scolaires qui sera renouvelée sur l’ensemble du Parc, la Ville ajustera, au besoin, sa programmation de travaux : sites qui feront l’objet d’un renouvellement, d’une réhabilitation / restructuration / extension, nouveaux sites à développer, sites qui feront l’objet de maintenance / GER et enveloppes financières associées, dans des temporalités préalablement définies.
C’est bien, ça s’appelle un PPI pour un PSP …
L’adaptation des bâtiments aux usages, qui évoluent, se trouve grandement enrichi par un travail avec les usagers. En complément des diagnostics, des échanges seront conduits avec les parties prenantes des écoles, notamment sur les écoles amenées à être renouvelées. La Ville proposera à l’Etat de travailler en ce sens.
C’est bien, ça s’appelle de la concertation et de l’échange … ouh, mais dites-nous, ça vous requinque une défaite au TA ?!!
D’autre part, la Ville mène une politique active en matière de communication autour des travaux réalisés sur chacun des établissements scolaires (des panneaux précisant les travaux réalisés ont été apposés sur chacun d’entre eux). Elle souhaite poursuivre cette stratégie et faire partager la vision globale et la stratégie d’intervention sur l’ensemble de
son parc. Le renouvellement des GEEP, bien que nécessaire, n’en représente qu’une partie et la Ville souhaite le confirmer.politique active en matière de communication…. des panneaux… Appelez-nous le responsable de la communication !
Au travers de la procédure engagée pour le renouvellement des écoles de type GEEP et la construction d’écoles neuves, la Ville a travaillé à l’établissement de Programmes mais aussi de projets de contractualisation (basés sur l’optique du marché de partenariat). Elle y a positionné un certain nombre d’objectifs, d’exigences, de partage de risques et de garanties.
Et plus largement, au travers de la conception, construction, exploitation des 470 écoles marseillaises, la Ville a développé une connaissance et expertise multiples sur chacun de ces champs et sur leur imbrication.
Elle souhaite aujourd’hui travailler à l’enrichissement des programmes et projets de contrats établis pour le renouvellement de groupes scolaires et la construction neuve et requestionner certains positionnements dans une logique aboutie de durabilité et de coût global. Ces approfondissements viseront chacun des champs programmatiques, fonctionnels, techniques, de l’exploitation ou contractuels mais surtout leur approche croisée. Les prestations seront de deux types définis ci-dessous.
Note d’analyse des programmes de renouvellement de groupes
scolaires sous l’angle de la performance environnementaleIl s’agira en premier lieu de mener une analyse critique des positionnements pris dans les programmes établis sur le renouvellement des GEEP (notamment les programmes techniques et d’exploitation maintenance), sous l’angle de la performance environnementale, de long terme des ouvrages et incluant la dimension confort/adéquation aux usages et de coûts globaux. Cette prestation se traduira par l’émission d’un bon de commande de type A.
Notes d’expertises sur des questionnements programmatiques et
techniques spécifiques, sous l’angle de la performance environnementaleLa présente prestation consiste en la réalisation d’études de questionnements programmatiques ou techniques sous l’angle de la performance environnementale (intégrant l’ensemble des enjeux du cycle de vie des bâtiments et de réponse aux usages/attentes) pour préconiser des positionnements de la maîtrise d’ouvrage au travers d’exigences au stade programmatique.
Cinq sujets sont déjà définis.
• Durabilité des matériaux et procédés constructifs
• Performance environnementale de l’enveloppe des bâtiments
• Ventilation/température/qualité de l’air
• Ressources énergétiques
• Performance environnementale et comportement/implication des usagersBon, bref, c’est la rédaction d’un Plan d’Exploitation Maintenance Type …
Les autres sujets seront précisés à l’issue de la réalisation du bon de commande de type A et des préconisations des sujets méritant approfondissements, sous l’angle de la performance environnementale, qui y seront faites.
Ces prestations seront exécutées au travers de l’émission de bons de commande de type B . Elles pourront faire l’objet d’un bon de commande de type D en complément sur ces mêmes sujets, si le sujet nécessitait une expertise plus approfondie sur un de ses volets (benchmark, expertise, étude des scénarios, chiffrages)
Lot 4 :
Entre 20k€ et 100k€ sur la totalité des 4 ans de durée du présent marché.
Dans cette démarche, la Ville est persuadée de deux éléments fondamentaux :
• Les bâtiments et leurs technologies constituent des « outils » au service d’objectifs en termes d’usages des écoles (d’apprentisage, de détente, de découverte, de vie collective,…)
• la participation des usagers à leur conception, leur évolution est un facteur de réussite des projets, d’acceptation des changements mais aussi d’enrichissements des usages, par leur requestionnementEt bien voilà une belle chose !
L’École d’avenir en terme de bâtiment sera définitivement au service d’une École d’Avenir en termes de pratiques. Et la réflexion sur le bâtiment mènera inéluctablement à la réflexion sur les pratiques et sur leurs évolutions.
Et bien voilà une belle chose !
La présente prestation consiste en un accompagnement de la Ville (et de ses
partenaires : État) dans sa démarche d’échange avec l’ensemble des parties prenantes sur les usages et pratiques des écoles et de leur évolution, dans le cadre opérationnel du renouvellement et de la construction neuve de groupes scolaires mais aussi de réflexions transversales sur l’Ecole d’Avenir, menées à l’échelle du parc scolaire.Que c’est beau !
Cet accompagnement prendra place en premier lieu au travers de la conduite d’ateliers d’enrichissements des projets qui pourront avoir des objectifs et des formes variables.
Le lancement de deux ateliers (de type A1 ou B1) est a priori prévu dès la notification du marché. La Ville se réserve le droit de confirmer ou infirmer cette information.
A1 – Ateliers d’enrichissements du programme ou des projets réunissant un grand nombre de parties prenantes
La prestation consiste en l’accompagnement de la maîtrise d’ouvrage dans l’animation d’un atelier réunissant un nombre important de parties prenantes (usagers, experts) visant à travailler sur des enrichissements, notamment fonctionnels, de Programme ou des Projets.
Il est envisagé d’y associer une cinquantaine de parties prenantes : quelques représentants de chacun des usagers (équipe éducative, ATSEM, personnel de restauration, de l’exploitation, parents, enfants), des directeurs/chargés de projets/techniciens, de la ville et des partenaires, des experts des lots 1, 2 et 3.
B1 – Animation d’un atelier réunissant une trentaine de personnes En complément de travaux visant aux pratiques éducatives et aux programmes pouvant s’appliquer sur toute école, chaque école s’inscrit dans un site, une histoire, une culture, un quartier.
La présente prestation vise à l’accompagnement sur un site donné (site de
renouvellement ou de construction neuve).Cet atelier aura des objectifs similaires aux commandes de type A à savoir :
• L’enrichissement voir l’apport d’innovation dans le Programme ou les Projets
• La construction d’une vision collective de l’Ecole d’avenir ou de ses déclinaisons sur le site
• Le recueil de certaines des craintes mais aussi le partage d’objectifs communs autour du « Plan École » et des transformations en question sur le siteUn nombre moins important de parties prenantes que l’atelier de type A sera a priori concerné. Il est pris l’hypothèse de 20 participants.
Nous applaudissons de nos 72 paires de main !
-
✴︎
✴︎ ArgumentairePour une école marseillaise, mieux vaut être du septième…
Nous avions détecté une petit incohérence dans le Plan Ecoles Avenir.
32 écoles constituent le patrimoine des écoles GEEP. Or assez rapidement nous comptions que 31 écoles concernées par les PPP.
Il s’est avéré que notre municipalité a rapidement écarté le PPP sur une école et ce dès juin 2016, soit 3 mois après la décision de partir sur une déconstruction/reconstruction des écoles GEEP.
Au Conseil Municipal du 1er avril 2016, est évoqué pour la première fois le plan Ecoles pour les 32 écoles GEEP (voir délibération https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/GEEP/D0MC6%20-%2016-0175-ECSS.pdf).
Au Conseil Municipal suivant du 27 juin 2016, est évoqué le sujet de cette école pour une rénovation complète de cette école (voir délibération https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/GEEP/D0MLH%20-%2016-0418-ECSS.pdf), Autorisation de programme de 1 800 000 € pour les études et travaux.
Au Conseil Municipal du 3 octobre 2016, rallonge de 400 k€ au 500 k€ de départ pour les missions complémentaires de l’AMO qui sera pris pour établir le montage des PPP (voir délibération https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/GEEP/D0MVX%20-%2016-0734-ECSS.pdf).
Au Conseil Municipal du 16 octobre 2017, rallonge de 280 k€ au 1 800 k€ pour les études et travaux de la rénovation de l’école concernée (voir délibération https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/GEEP/D0O4T%20-%2017-2130-ECSS.pdf). A ce même conseil municipal, est approuvé le recours au PPP pour les 31 autres écoles.
Le 20 avril 2018, sort l’appel d’offres du marché de travaux pour un montant estimé de 1 376 000 €HT (voir Règlement de Consultation https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/GEEP/March%c3%a9%20de%20travaux%20-%20170744-2018.pdf).
Le 27 novembre, les lots sont attribués sauf le lot n° 4 concernant la modernisation des portes, fenêtres et remplacement de la quincaillerie qui est infructueux (généralement aucune offre raisonnable au regard du coût estimé de 192 000 €HT à l’appel d’offres).
donc nous avons :
Ecole Maternelle La Roseraie Lot n°1 Désamiantage 91 898,00 € Désamiantage France Démolition SARL Lot n°2 Gros-œuvre 314 401,20 € SC PACA Eurl (SOUCHON CONSTRUCTIONS) Lot n°3 Façades 232 096,00 € Société d’Isolation et de Peinture OMNIUM SAS Lot n°4 Menuiseries 192 000,00 € Montant estimé, lot infructueux Lot n°5 Finitions 199 867,77 € Travaux du Midi Provence SAS Lot n°6 Fluides 284 942,71 € SNEF SA 1 315 205,68 € 2 points de réflexion :
Pourquoi cette école GEEP du 7ème échappe au traitement des autres écoles GEEP ? Visuellement, cette école semble être aux petits orignons (comme toutes les écoles du 7ème), nous pouvons imaginer que certaines personnes ne souhaitaient pas forcément voir la destruction de la petite école de quartier proprette.
La rénovation d’une école GEEP est donc possible pour notre municipalité, c’est dommage que les 31 autres écoles GEEP ne soient pas dans le 7ème arrondissement.
Mais nous avons donc un estimatif des travaux de rénovation complète d’une école : rénovation à hauteur de 1 315 205 €HT, allez, arrondissons à 3 Millions d’euros en considérant les études et la taille des autres écoles.
Bon cela ferait une centaine de millions d’euros sur 5 ans sur des opérations simples, et répétitives (que des écoles au même mode de constructif) …
Voilà voilà …

-
✴︎
✴︎ ArgumentaireSynthèse partiale et partielle
Revenons sur les dates importantes de notre affaire :
- Avril 2016 : après la crise, la mairie décide d’une consultation pour la réalisation d’une mission d’assistance à l’évaluation préalable en vue du renouvellement des 32 groupes scolaires type GEEP (aucun débat).
- 1er février 2017 : le marché d’assistance est remporté par l’équipe TAJ Société d’avocats (mandataire principal) + Finance Consult + Artelia Bâtiment et Industrie pour un montant de 574 750 € (voir attribution du marché).
- 11 août 2017 : la ville envoie le dossier à FIN INFRA et à la DRFIP
- 12 septembre 2017 : DRFIP envoie ses conclusions
- 15 septembre 2017 : FIN INFRA envoie ses conclusions
- 9 octobre 2017 : Commission Consultative des Services Publics Locaux sur le sujet des PPP des écoles (durée 1 heure, salutations, café compris)
- 12 octobre 2017 : Comité Technique de la ville de Marseille sur entre autres sujets le PPP des écoles (durée 1 heure)
- 18 octobre 2017 :
- Comme à son habitude, les élus ont reçu seulement quelques jours avant le conseil le dossier de 211 pages constitué du rapport (6 pages), de l’évaluation (100 pages) , de l’avis de FIN INFRA (32 pages), de l’étude de Soutenabilité (67 pages), de l’avis positif de la DRFIP (4 pages), et pour conclure le tout, du Compte-rendu de la commission consultative des services publics locaux (2 pages)…
Ce qui nous interpelle
Nous avons enquêté et retrouvé les documents envoyés au Comité Technique de la Ville de Marseille et à la Commission Consultative des Services Publics Locaux sur le sujet des PPP des écoles. Nous étions persuadés que ces deux commissions avaient reçu le dossier complet de 211 pages.
Pas du tout.
ils ont reçu un seul document. Une synthèse. Une synthèse partielle. Une synthèse partiale. Bref, une synthèse partielle et partiale.
Vous pouvez le télécharger ici : https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/APPEL/PLAN%20ECOLE%20REUSSITE.pdf
Une Synthèse partielle et partiale
Périmètre de la maintenance
Le répartition de la maintenance entre ce qui resterait à la charge de la ville et ce qui serait à la charge du Partenaire Privé n’est pas indiquée. Seule la phrase laconique suivante est indiquée :

Alors que dans le dossier préparé, le périmètre retenu est bien précisé :






Vous avouerez que ceci peut apporter à discussion et compréhension sur le fait qu’un PPP n’exonere en rien de la responsabilité de la ville sur l’entretien et la maintenance des écoles, puisqu’une bonne partie reste à la charge de la ville, surtout le coût des consommations d’énergie et le nettoyage qui représentent classiquement pour un établissement scolaire près des deux tiers des coûts de fonctionnement.
Sans compter que dans ce genre de contrat, toutes dégradations volontaires non liées à l’usure sont à la charge de la collectivité, nous vous laissons imaginer les discussions interminables, ou pas d’ailleurs selon le rapport de force, sur la prise en charge de certains travaux.
Les montants cachés
Il est improbable de constater que seuls les coûts après valorisations des risques soient présentés et mentionnés dans le document fourni aux commissions ! ci-après l’extrait du tableau communiqué :

Alors que ce coût (après valorisation des risques) même est uniquement utilisé pour justifier le choix du Marche de Partenariat (MP) sur celui d’une réalisation en loi MOP.
Nous rappelons que cette valorisation des risques est illusoire et a été mal utilisée / maitrisée par notre ville, que c’est sur cette valorisation des risques que le tribunat administratif a fondé en partie son jugement.
Il aurait été bien fondé de présenter l’analyse comparative complète. Certe celle-ci aurait amenée des discussions, mais n’est-ce pas normal de se concerter tous sur un sujet qui engagerait la municipalité sur 25 ans pour 1 milliards d’euros ?.
Voici l’analyse comparative du dossier complet :

Le premier tableau de l’image ci-dessus présente le résultat avant la valorisation des risques. Nous découvrons alors que l’analyse des coût fait ressortir la réalisation en loi MOP à 620 M€, soit moins couteuse que la réalisation en PPP à 675 M€.
Le deuxième tableau de l’image présente les résultats après valorisation des risques, et là nous obtenons une loi MOP à 733 M€ (soit une augmentation de 113 M€) alors que le PPP n’a augmenté que de 17 M€ pour atteindre 692 M€, rendant ainsi le PPP favorable à la loi MOP.
Informer de cet état de fait aurait été important pour la compréhension des membres des commissions !
Conclusions de FIN INFRA livrées partiellement
Dans ce document communiqué aux commissions, il apparait :

il aurait été judicieux de reprendre la conclusions complète:

Vous retiendrez que dans la forme, FIN INFRA précise que la ville a fait son choix, dont acte, c’est son choix, FIN INFRA lui recommande alors une liste de points. et ce n’est pas aussi simple que semble faire croire le document communiqué aux commissions.
Ah oui au fait le directeur de FIN INFRA, Salim BENSMAIL, signataire, est parti depuis vers d’autres horizons, nous vous laissons le loisir de lire notre article sur le sujet : https://marseille-contre-les-ppp.fr/salim-bensmail-directeur-de-fin-infra/.
Conclusions de la DRFIP livrées partiellement itou
Dans ce document communiqué aux commissions, il apparait :

Maintenant nous vous livrons la conclusion de la DFRIP (Direction Régionale des Finances Publiques) :

dons pour résumer, les PPP impliquent que la ville fasse des efforts en terme de fonctionnement et soit très vigilante avant de s’en remettre à de nouveaux emprunts, c’est à dire de l’investissement.
Bref.
Bon et puis la cerise (française) sur le gâteau (pas trop sucré pour Jean-Claude, merci)
et bien, ils n’ont tout simplement pas précisé l’usage du foncier possible dans le cadre du PPP dans le document remis aux commissions ! alors que cet usage du foncier est bien spécifié dans les rapports complets, il est même précisé que c’est une volonté forte de la ville de pouvoir utiliser l’emprise foncière.
Nous rappelons que ce qui est appelé la valorisation foncière, consiste à laisser au Partenaire Privé de construire dessus ou à coté des écoles des logements, commerces, … afin de valoriser, comprendre faire baisser la redevance que devra payer la ville de Marseille pour ces écoles.
Voici ce qui est précisé dans l’évaluation préalable au mode de réalisation.

Nous passerons sur les propos de certains élus qui se font forts en disant avoir négocié avec Jean-Claude Gaudin que le foncier des écoles concernées de leurs arrondissements ne soient pas impactées par cette « valorisation foncière ».
Voilà voilà … un peu dense …
Nous nous étonnons que les informations soumises aux commissions (fournies 15 jours avant) aient été aussi légères voir discutables. Nous pouvons nous interroger si les persnones présentes aient bien été informées.
Gageons que la prochaine municipalité prenne l’importance de la transparence et de la nécessité de communiquer avec complétude.
-
✴︎
✴︎ ArgumentaireDemande d’Appel et de Sursis à exécution de la part de la Ville
Nous avons pris connaissance mardi 23 avril des argumentaires des demandes d’appel et de sursis à exécution de notre ville.
Lecture de l’appel de notre bonne ville, premier truc : ils ont changé d’avocat ! faut dire que le précédent n’a pas brillé par les victoires. Alors voyons voir… ils ont pris le cabinet d’avocats TAJ du groupe Deloitte.
TAJ?!
Mais, dites-nous, le cabinet TAJ ne serait pas membre par hasard de l’équipe AMO qui a monté le PPP des Ecoles pour un montant de 574 750 € ?
hummm…
ha bah si !!
voir notre article sur notre site : https://marseille-contre-les-ppp.fr/aux-origines-du-ppp/
Il est assez rare qu’un avocat défende sa propre cause pour qu’on le souligne !
et bien à bientôt cher cabinet Taj, La Bise
