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Tollé à Marseille face à la construction d’écoles en partenariats public privé
Le choix de la mairie de Marseille d’avoir recours à des contrats de partenariats privés pour faire sortir de terre 34 nouveaux établissements scolaires provoque la colère de l’opposition, de parents et de professionnels du bâtiment.
« Nous ne reculerons pas ! » Le maire Les Républicains de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a réaffirmé jeudi 21 juin, lors de la traditionnelle conférence de presse annonçant les nouveautés de la rentrée scolaire, la volonté de sa majorité municipale d’aller au bout de son « Plan École d’Avenir ».
Pointée du doigt, il y a trois ans, pour l’état de délabrement de certaines de ses écoles, la Ville de Marseille a voté à l’automne un vaste plan de construction de 34 écoles. Il s’agit, notamment, de détruire et rebâtir les 28 modules à structures métalliques dits « écoles Pailleron » datant des années soixante encore présents à Marseille.
À la tribune, Jean-Claude Gaudin saluait alors « un plan Marshall sans aucun équivalent », mené pour un montant dépassant le milliard d’euros via un partenariat public privé (PPP).
Cette procédure permet à une collectivité de déléguer à un groupe privé la construction et la gestion d’équipements publics sur une durée pendant laquelle la collectivité paie un « loyer », avant de récupérer le site en fin de contrat. La ville versera aux promoteurs retenus 41 millions annuels durant 25 ans pour rembourser la réalisation des travaux.
« Une triple injustice »
Mais depuis le mois d’octobre, le choix de ce montage juridique et financier n’en finit plus de faire des vagues. L’opposition socialiste emmenée par Benoît Payan dénonce « une triple injustice ».
« D’abord, c’est injuste financièrement parce que le PPP va coûter à la collectivité 92 à 93 millions d’euros de plus qu’une maîtrise d’ouvrage publique (MOP), détaille l’élu, ensuite c’est inepte économiquement : le plus gros marché signé ces trente dernières années par la ville ira forcément à des multinationales et échappera au tissu économique local.
Enfin, en termes éducatifs c’est catastrophique. Pendant 25 ans, nous ne serons pas propriétaires de ces écoles. Les groupes retenus auront la possibilité de valoriser le foncier et de faire de la spéculation immobilière. »
Une double requête devant le tribunal administratif de Marseille
Même franche hostilité du syndicat national des entreprises du second œuvre (SNSO), de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB). Quant au syndicat des architectes des Bouches-du-Rhône, il voit là « un choix inique qui va à l’encontre de l’intérêt public ».
En décembre, le conseil national de l’ordre et le conseil régional de l’ordre de Provence Alpes Côte d’Azur, ont d’ailleurs déposé une requête conjointe devant le tribunal administratif de Marseille demandant l’annulation de la délibération.
La création d’un collectif contre les PPP
En parallèle, des parents d’élèves, des artisans et des enseignants se sont regroupés sous la bannière de « Marseille contre les PPP ».
Ce collectif travaille avec l’ordre des architectes Paca pour « proposer des alternatives qui permettraient aux professionnels du bâtiment d’obtenir les contrats locaux, aux enseignants de travailler dans de meilleures conditions, aux parents d’être rassurés par des locaux sains et bien sûr, et surtout, aux élèves de pouvoir étudier dans des conditions optimales », selon les mots de Pierre-Marie Ganozzi, secrétaire départemental de la FSU.
Jean-Claude Gaudin ne recule pas
Reçu en mairie vendredi 22 juin, le collectif manifestera son rejet du projet lundi 25, à l’entrée du conseil municipal. Cette fronde laisse malgré tout l’équipe municipale de marbre. Pour Jean-Claude Gaudin, dont c’est le dernier mandat, ce recours aux marchés de partenariats constitue « la procédure la plus rapide et la plus efficace », d’autant que la ville est surendettée.
Le maire l’a redit jeudi 21 juin, il n’entend pas faire machine arrière malgré la polémique. Les premières réalisations de ce chantier pharaonique – ultime symbole de l’ère Gaudin – doivent être livrées en 2021.
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Les écoles de Marseille dans le top 10 des partenariats publics privé
Avec plus d’un milliard d’euros, le contrat de construction de 34 écoles à Marseille est l’un des plus gros partenariats publics privé (PPP) signés en France.
Le partenariat public privé (PPP) mis en œuvre par la ville de Marseille pour la reconstruction de 42 écoles figure parmi les plus gros signés en France. Ce système introduit en France au milieu des années 2000 permet à l’État ou à une entité publique de réaliser rapidement de gros chantiers tout en en étalant le coût sur de nombreuses années.
Construction contre loyers
Avec le PPP, c’est une entreprise privée qui construit l’équipement et l’entretien, s’occupe parfois aussi de sa gestion. L’État ou la collectivité paye le service alors fourni sous forme de loyer durant une longue période et récupère la propriété du bien à l’issue du contrat.
La pratique se retrouve toutefois de plus en plus contestée. En 2014, un rapport sénatorial s’inquiétait de l’impact croissant de ces opérations sur les budgets publics. Une critique reprise fin 2017 par la Cour des comptes dans une étude consacrée aux PPP lancés par le ministère de la justice.
Un record à plus de 4 milliards
Le plus gros PPP signé en France est celui de la construction et de l’entretien du nouveau ministère de la défense, dans le XVe arrondissement de Paris.
Inauguré en 2015, il va nécessiter le paiement par de 154 millions d’euros par an durant 30 ans. Soit près de 4,5 milliards d’euros pour le consortium rassemblé autour du groupe Bouygues choisi en 2011 pour réaliser le projet.
Les LGV
À côté du contrat record du « Pentagone à la française », d’autres grands chantiers ont donné lieu à des PPP se comptant en milliards d’euros, notamment pour réaliser de grandes infrastructures.
Le système du PPP a été utilisé pour la construction des dernières lignes à grande vitesse. Les nouvelles liaisons vers Bordeaux et vers la Bretagne ont ainsi été réalisées par les groupes Eiffage et Vinci. À chaque fois, les contrats ont tourné entre 3 et 4 milliards d’euros.
De même, contournement ferroviaire Nîmes Montpellier ouvert fin 2017 a lui aussi donné lieu à un PPP signé avec le groupe Bouygues.
La justice friande de PPP
Le ministère de la justice s’est également longtemps reposé sur les PPP afin de faire aboutir au plus vite ses plus grands chantiers.
Le tout nouveau tribunal de grande instance de Paris, installé dans le Nord de la capitale, est ainsi le fruit d’un PPP signé avec Bouygues. Pour un montant total de 2,3 milliards d’euros, incluant l’entretien du bâtiment jusqu’en 2044.
La justice a également eu recours aux PPP pour la construction et la rénovation de prisons, pour un montant avoisinant au total le milliard d’euros.
Le flop de l’écotaxe
Certains PPP ne voient jamais le jour. Ce fut le cas pour la mise en œuvre et la gestion de l’écotaxe, qui devait permettre de faire payer les poids lourds utilisant les routes françaises.
La fronde des « bonnets rouges » ayant conduit à l’annulation du projet, le marché de plus de 2 milliards d’euros remporté par un consortium mené par une entreprise italienne est tombé à l’eau. Conduisant l’État à payer près de 800 millions d’euros de dédommagement.
Les collectivités aussi
À côté de l’État et de la SNCF, les collectivités locales aussi ont souvent fait appel aux PPP pour leurs grands projets. Plusieurs stades ont été bâtis avec ce modèle de financement, à Lille, Bordeaux, Nice ou Marseille.
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Ecoles de Marseille: la solution des négligents
En choisissant les partenariat public privé pour construire ou rénover ses établissements, Marseille prend l’option la plus chère et la plus risquée pour réparer ses années d’imprévoyance.
Quelle misère… Là où la moindre bourgade de France fournit à ses élèves des locaux scolaires corrects et entretenus, le minimum municipal en somme, la deuxième ville de France s’est réveillée un beau matin en découvrant que ses écoles étaient en ruine. Evidemment, quand on n’a aucun plan de maintenance scolaire, ni de construction neuve ou de remplacement des bâtiment métalliques du baby boom, l’état des lieux ne peut être que celui que Libération a décrit en janvier 2016: un désastre. La révélation a bien énervé le maire Jean-Claude Gaudin.
De là à recourir au partenariat public-privé… De quoi s’agit-il? De faire payer la construction et l’entretien d’un bâtiment à une entreprise du bâtiment qui reçoit, pendant 25 à 30 ans, un loyer de la part du commanditaire. Aux yeux de ses adeptes, l’énorme avantage du PPP, c’est qu’il permet de s’offrir un édifice neuf sans bourse délier. Miracle. Sauf que non. Le PPP, c’est de la dette reportée à plus tard, et au prix fort. La Cour des comptes a vigoureusement dénoncé cette chimère du bâtiment gratuit, épinglant au passage le Stade Vélodrome de Marseille. Et depuis que l’Europe réintégre le montant des PPP dans le calcul du déficit public, l’Etat s’est calme sur le procédé, même si entre-temps, le ministère des Armées et le Tribunal de Paris auront été financés comme ça.
Certes, en matière scolaire, il existe un précédent de recours au PPP. Depuis 2010, le département de Seine-Saint-Denis a construit 18 collèges selon ce procédé pour faire face en urgence à la croissance démographique. Mais la collectivité a revu le système de fond en comble et posé des garde-fous: apport maximum d’argent public au financement, des équipes de suivi de haut niveau, un foncier qui reste propriété du département, un cahier des charges exigeant. Bref du travail. Au vu de l’état des écoles de Marseille, on peut se demander si la municipalité présente les qualités requises.
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Partenariat public-privé dans les écoles : les raisons pour lesquelles la Ville de Marseille « ne reculera pas »
Le partenariat public-privé pour la rénovation des écoles marseillaises continue d’être source d’inquiétudes. Si le maire Jean-Claude Gaudin, dit « entendre les préoccupations » la Ville ne reculera pas ; même si elle reçoit enfin le collectif « Marseille contre les PPP » ce vendredi 22 juin, à l’Hôtel de Ville.
Le plan Ecole Avenir de la Ville de Marseille est un sujet qui fâche ! Le choix de la Ville de recourir à un accord cadre de marché de partenariat public-privé (PPP) concernant la rénovation des écoles marseillaises est (toujours) loin de faire l’unanimité. Face à la levée de bouclier des parents d’élèves, des architectes, des professionnels du bâtiment, des petits entreprises, du collectif citoyen « Marseille contre les PPP »… et même après les premières auditions des députés LREM (celle de Jean-Claude Gaudin avait lieu le lundi 18 juin), la Ville est affirmative : elle « ne reculera pas ». Tels sont les mots de Jean-Claude Gondard, directeur général des services (DGS) de la Ville de Marseille, confiés en aparté à quelques journalistes.
La polémique, née à l’automne 2017, s’est forcément invitée à la conférence de presse « sur les nouveautés de la rentrée scolaires 2018/2019 », jeudi 21 juin. Le maire LR de la cité phocéenne, Jean-Claude Gaudin, assume cette procédure PPP qu’il juge « plus rapide et plus efficace pour arriver au résultat que nous souhaitions, à savoir, la démolition de 28 établissements de type « Geep », la reconstruction de 28 nouveaux établissements scolaires et la construction de six écoles neuves ». S’il dit « entendre les préoccupations », elles sont pour lui, comme pour son DGS, le fruit de « beaucoup de contresens », au premier rang desquels la privatisation des écoles. « C’est faux, elles vont rester sous la propriété publique », martèle Jean-Claude Gondard, ajoutant « avoir conscience que ce sujet nécessite des discussions ».
Le (contre)-exemple du stade Vélodrome
Mais qu’on ne lui parle pas du PPP du stade Vélodrome pour démontrer que la Ville fait fausse route, car c’est pour lui « l’exemple absolu de la super réussite, fait dans les délais, au prix fixé. Il rapporte 12 millions d’euros de redevance garantie par l’exploitant, et ça rapporte à la Ville ». Un « exemple » pourtant régulièrement remis en cause ; dernièrement encore par le patron de l’OM, Jacques-Henri Eyraud ayant vivement critiqué les aléas qui découlent de ce contrat. Et pourtant… « Rien ne nous conduit à penser qu’on se trompe, reprend le haut fonctionnaire. On a tout vérifié, y compris à travers les analyses financières les plus poussées et en liaison avec le ministère des Finances local et national ».
D’autant que le choix du PPP n’est pas une question d’ordre financier. Marseille aurait pu opter pour la maîtrise d’ouvrage public (MOP), avec un emprunt, soit classique ; soit avec une mise de fonds importante, mais le PPP « est la meilleure solution », assure le DGS, « car c’est une réponse globale en terme de performances, plus rapide, moins risqué, les bâtiments seront également mieux entretenus ». C’est aussi une manière de répondre aux enjeux de l’école de demain incluant la dimension d’innovation : « En mettant sous tension les très grands groupes qui sont en train de gamberger comme des fous pour inventer l’école du futur, on aura un autre résultat que si on avait 34 écoles prises une par une, avec 34 architectes, et 34 procédures et 34 surcoûts partout ».
Le dernier grand chantier de l’ère Gaudin
La Ville ne reculera pas, non plus, car il s’agit de l’un des derniers – voire LE dernier – grand chantier de l’ère Gaudin. Lui-même avait qualifié ce programme d’un milliard d’euros sur 25 ans, de « plan Marshall qui n’a aucun équivalent ni dans l’histoire de la ville de Marseille, ni dans aucune autre ville », souhaitant que ce dossier soit « énergiquement lancé avant la fin de son mandat », confie Jean-Claude Gondard. Pas question donc pour le maire de faire machine arrière, malgré les recours en justice. « Nous verrons s’ils aboutissent à quelque chose, mais nous on applique des lois », se défend son bras droit. Et ce n’est pas non plus les auditions des parlementaires LREM des Bouches-du-Rhône, auquel le maire s’est soumis sans sourciller qui vont l’inquiéter. « Les députés apprennent leur métier et ils ont raison de s’informer parce que c’est compliqué, ce dossier est d’une haute technicité », souligne M.Gondard. Pour la députée Cathy Racon-Bouzon, il faudra pourtant « des garde-fous posés de manière contractuelle avec des assurances que les écoles pourront évoluer dans le temps » (voir son interview vidéo dans notre émission « Questions de politique »).
Le projet alternatif porté par le collectif « Marseille contre les PPP »
Un point de vive inquiétude pour le collectif « Marseille contre les PPP ». Un accord avec une multinationale reviendrait à être « pieds et poings liés pour une durée de 25 ans, sans pouvoir effectuer des modifications, comme simplement ajouter une cloison dans une classe, sans que cela ne demande des mois de bureaucratie », exprime Pierre-Marie Ganozzi, de la FSU13, évoquant le fameux PPP du Vélodrome justement. Après trois mois de sollicitations, une délégation sera reçue vendredi 22 juin à l’Hôtel de Ville. Le collectif estime que la Ville n’a pas été confrontée à « de véritables arguments ». « Ce PPP ne concerne que 10% des groupes scolaires, il en manque 90% soit seulement 34 écoles sur les 440 de la ville. Nous demandons un véritable audit sur la totalité des écoles pour voir quels sont les vrais besoins, des écoles, des élèves, des familles… ». Le collectif travaille d’ailleurs sur un « projet alternatif », avec l’ordre des architectes Paca. Celui-ci consiste à élaborer un chiffrage précis des rénovations par école, « au lieu d’envisager purement et simplement la démolition et reconstruction », explique le délégué FSU. L’expérience est menée sur une école près… du stade Orange Vélodrome. Les résultats devraient être connus à la rentrée. Ce projet vise aussi à solliciter un prêt spécifique de l’Etat à taux zéro et la mobilisation de fonds européens.
Dans ce bras de fer, le groupe socialiste qui avait dénoncé ce plan « d’Armagedon budgétaire », demande au maire de renoncer à ce « montage baroque ». Benoît Payan, président du groupe estime que « ce projet de PPP privera l’économie locale de plus d’un milliard d’euros de commande publique, et rendra impossible toute évolution des écoles pendant plus de 25 ans ! La gabegie et la rigidité du PPP du Vélodrome auraient pourtant dû nous servir de leçon. »
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✴︎ ArgumentsUne évaluation fantasque des risques
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Lorsqu’une collectivité souhaite mettre en place un contrat de partenariat, celle-ci, par la loi, doit fournir deux documents :
- une évaluation préalable du mode de réalisation (https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/Rapport%20Conseil%20Municipal%2016%20Octobre%202017%20-%20Annexe%201.pdf)
cette évaluation doit comparer différents modes de réalisation. Dans notre contexte de déconstruction et construction d’écoles, deux modes vont être comparés :- Mode de réalisation en loi MOP, mode classique pour la construction immobilière des collectivités
- Mode de réalisation en Marché de Partenariat
- une étude de Soutenabilité Budgétaire : pour préciser les moyens à mettre en oeuvre pour la collectivité et surtout la faisabilité (https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/Rapport%20Conseil%20Municipal%2016%20Octobre%202017%20-%20Annexe%203.pdf).
Dans l’évaluation préalable, le comparatif va être essentiellement chiffré. Nous ne revenons pas ici sur les calculs empiriques qui ont été utilisés pour chiffrer les deux modes. Nous allons nous intéresser sur la dernière partie de cette étude préalable et la plus importante qui va de la page 85 à la page 99 sur 100 pages.
Page 84, l’étude affiche une comparaison chiffrée en faveur de celui d’une réalisation en loi MOP de 8,91%, le mode en Marché de Partenariat (MP) est supérieur de 55 281 567 € (c’est précis..). Voici le résultat d’étape :
[fusion_imageframe image_id= »1765″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/06/vis35-300×129.jpg[/fusion_imageframe]
A cette même page 84, en conclusion est expliqué que la valorisation monétaire des risques pesant sur la ville doit désormais être pris en compte pour parfaire la comparaison.
Chose faite de la page 85 à la page 99 : cette valorisation monétaire des risques pesant sur la ville pour chacun des modes va être calculée. Le résultat est que le comparatif est désormais en sortie d’analyse avec un mode de réalisation a basculé en faveur du Marché de Partenariat . Voici le nouveau résultat :
[fusion_imageframe image_id= »1766″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/06/vis36-300×128.jpg[/fusion_imageframe]
Et de conclure :
[fusion_imageframe image_id= »1767″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/06/vis37.jpg[/fusion_imageframe]
La valorisation monétaire des risques pesant sur la ville pour le mode de réalisation en loi MOP a augmenté le coût de 17 % ! c’est, dires de spécialistes, très important … voir trop important, … voir anormalement important … enfin bref, allons un peu plus loin …
Alors nous pouvons légitimement nous interroger sur ce qu’est cette valorisation monétaire des risques pesant sur notre ville selon le mode de réalisation.
D’abord, la méthode utilisée est celle dite de Monte-Carlo qui peut porter à sourire tant la démarche parait hasardeuse. La méthode va permettre de jouer aléatoirement des risques qui auront été modélisés mathématiquement. Si ça vous intéresse, vous pouvez consulter Wikipédia : Méthode de Monte-Carlo. (2018, avril 12). Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page consultée le 23:27, avril 12, 2018 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=M%C3%A9thode_de_Monte-Carlo&oldid=147478620.
Nous ne remettons pas en cause la méthode mais les modélisations utiliser dans le cadre de cette méthode. Pour faire simple (et un peu schématique) l’Assistance à Maitrise d’Ouvrage ne s’est pas pas foulée, ils ont utilisé les outils mis à disposition par FIN INFRA sur le site de celui-ci : https://www.economie.gouv.fr/ppp/evaluation-prealable, tout particulièrement le modèle financier V4 https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/ppp/SimulateurV4.zip.
[fusion_imageframe image_id= »1768″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/06/vis38.jpg[/fusion_imageframe]
A l’ouverture de ce simulateur qui n’est autre qu’un document Excel avec des macros, l’utilisateur est averti :
[fusion_imageframe image_id= »1769″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/06/vis39-300×242.jpg[/fusion_imageframe]
En clair, l’utilisateur est averti que cet outil n’a pas fait l’objet d’un audit externe, donc à prendre avec des pincettes …
Passé ce premier message, un second message survient :
[fusion_imageframe image_id= »1770″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/06/vis40.jpg[/fusion_imageframe]
Bref, le concepteur a fait ceinture et bretelles en prévenant par deux fois l’utilisateur que l’usage reste sous la responsabilité de lui-même et que le paramétrage communiqué est un paramétrage par défaut, et qu’il convient que celui-ci soit adapté au contexte …
Aparté bref, le concepteur de ce document Excel est la société Marsh (https://www.marsh.com/) société multinationale dans le domaine du risque et de l’assurance. Ils ont une réputation à tenir https://www.google.com/search?q=scandale+marsh&ie=utf-8&oe=utf-8. Ce document date de plus de 10 ans, les informations sont dixit issues d’experts (sauf qu’aucune information présente les travaux dont sont issus les paramètres par défaut). Ce document n’a de cesse d’être décrié.
Une fois que l’utilisateur a renseigné tous les paramètres, celui-ci presse le bouton, la simulation se lance, et hop c’est parti le résultat est livré prêt à être copié-collé.
Ce document peut être utilisé pour tout projet de Marché de Partenariat à savoir :
- Bâtiments
- Bâtiment multifonctionnel (palais des congrès,….)
- Bureaux
- Casernes
- Centre d’archives
- Equipements de process (cuisine, blanchisserie,…)
- Equipements sportifs
- Equipements culturels (théâtre, concerts, musées,…)
- Etablissements médico-sociaux (crèches, MAPAD, …)
- Etablissements scolaire et universitaire
- Hébergement
- Hôpitaux
- Laboratoire – Centre de recherche
- Palais de justice – Tribunal
- Prisons
- Infrastructures de Transport
- Infrastructures aéroportuaires
- Infrastructures ferroviaires
- Infrastructures fluviales
- Infrastructures portuaires
- Infrastructures routières
- Ouvrage de franchissement
- Plateforme logistique et infrastructures multimodales
- Transport collectif urbain
- Aménagements Urbains
- Aménagements urbains, voirie, parking
- Assainissement
- Déchets (collecte, traitement, incinération)
- Eclairage public et SLT
- Equipements énergétiques (production et distribution d’énergie)
- Technologies de l’Information & Communication
- Plateforme informatique (logiciel/matériel)
- Réseau internet/Télécom
Ce qui nous intéresse, concerne bien entendu les Bâtiments. Donc nos écoles (que nous allons démolir et reconstruire) vont se retrouver dans le même paquet en calcul de risque que d’autres bâtiments d’autre nature tel qu’un Palais des Congrès ou un Tribunal ou une Faculté ou une Centre d’Archives …
Vous allez me dire, l’Assistance à Maitrise d’Ouvrage rémunérée à plus de 400 000 €HT a fait du particularisme, elle a étudié, elle a pris en compte le fait que nous sommes face à des écoles déjà existantes et à reconstruire, limitant ainsi fortement les risques. Construire une école reste l’acte de construction le plus simple dans les bâtiments publics. Ce n’est pas possible ! et bien si … c’est possible, ils ont osé. Les lois choisies, les risques choisis, et les paramétrages ont été intégralement laissés par défaut dans cette feuille Excel.
Nous vous livrons un exemple :
Page 87 de l’évaluation préalable du mode de réalisation, nous avons le graphique suivant :
[fusion_imageframe image_id= »1771″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/06/vis41.jpg[/fusion_imageframe]
à comparer avec le paramétrage par défaut du document Excel fourni par FIN INFRA :
[fusion_imageframe image_id= »1772″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/06/vis42.jpg[/fusion_imageframe]
Bien malin celui qui y voit une différence : il n’y en a aucune ! C’est identique, et ce pour tous les risques pris en compte pour notre Plan Écoles (nous avons vérifié un à un, au passage il manque dans l’évaluation préalable la justification du risque lié à la phase de conception et de réalisation « Maintien d’activité »).
Nous livrons le contenu du document Excel de FIN Infra et qui a été utilisé exactement à l’identique par le rédacteur de l’évaluation préalable.
[fusion_imageframe image_id= »1773″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/06/vis43.jpg[/fusion_imageframe]
Les risques valorisés possibles sont :
N° Phase Risque Exemple Commentaires du collectif 1 Conception, réalisation Etude Risques liés au terrain ou au site par exemple : géologique, archéologique, météorologique … Ce risque aurait du être minoré, la connaissance du sol est déjà connu/environnement.Abscons et pourtant valorisé (par défaut comme si c’était la construction sur du foncier inconnu). Réglementation, législation générale Evolution, changements du cadre réglementaire ou législatif (général) N’est pas pris en compte Réglementation, législation spécifique Evolution, changements du cadre réglementaire ou législatif (spécifique) N’est pas pris en compte Modification Modification du dimensionnement du projet par exemple Comment peut-on avoir un risque de cette nature sur des écoles, cela voudrait dire qu’une fois construite l’école ne répond pas au programme envisagé ou nécessite une classe supplémentaire. Abscons et pourtant valorisé (par défaut comme si c’était un hôpital). Maintien d’activité Construction en site occupé Risque valorisé
Défaillance Défaillance d’un prestataire. Nous sommes sur de la construction de bâtiments simples et non complexes. Abscons et pourtant valorisé (par défaut comme si c’était un hôpital). Autres risques Risques ayant un impact en coûts (main d’œuvre, matiere première, acheminement …) ou en délais (obtention des autorisations administratives, recours, accès au site et mise à disposition du foncier, retards de livraison …) N’est pas pris en compte 2 Exploitation Réglementation, législation générale Evolution, changements du cadre réglementaire ou législatif (général) N’est pas pris en compte Réglementation, législation spécifique Evolution, changements du cadre réglementaire ou législatif (spécifique) N’est pas pris en compte Et pourtant imaginons que demain une réglementation oblige pour certaines écoles des classes à 12 élèves … Devrait être utilisé Interface Surcoûts liés aux interfaces entre co-contractants valorisé (par défaut comme si c’était un hôpital) en défaveur de la loi MOP pourtant on voit bien avec le marché de Partenariat de la L2 les soucis entre la construction et l’exploitation.
Evolutions Demande d’évolution des prestations valorisé (par défaut comme si c’était un hôpital).
Performances Défaut d’un prestataire, incapacité à atteindre les performances attendues valorisé (par défaut comme si c’était un hôpital). Trafic Demande Risques de surcoût de fonctionnement de l’ouvrage liés à une mauvaise estimation de la demande N’est pas pris en compte Autres risques Risques ayant un impact en coûts (mauvaise estimation initiale, défaut de construction, …) N’est pas pris en compte 3 Maintenance Réglementation, législation générale Evolution, changements du cadre réglementaire ou législatif (général) N’est pas pris en compte Réglementation, législation spécifique Evolution, changements du cadre réglementaire ou législatif (spécifique) N’est pas pris en compte Interface Surcoûts liés aux interfaces entre co-contractants valorisé (par défaut comme si c’était un hôpital). Evolutions Demande d’évolution de la prestation N’est pas pris en compte Performances Défaut d’un prestataire, incapacité à atteindre les performances attendues valorisé (par défaut comme si c’était un hôpital). Trafic Demande Risques de surcoût de fonctionnement de l’ouvrage liés à une mauvaise estimation de la demande N’est pas pris en compte Autres risques Risques ayant un impact en coûts (mauvaise estimation initiale, défaut de construction, …) N’est pas pris en compte 4 Financement Inflation Risque d’inflation N’est pas pris en compte Taux, refinancement Risque lié au coût des emprunts N’est pas pris en compte Fiscalité Evolution de TVA et autres taxes N’est pas pris en compte Bon voilà … Note argumentaire un peu dense et dure à suivre mais énormément révélatrice du manque de sérieux de cette évaluation préalable et des dangers pour notre commune et générations à venir (d’écoliers et de contribuables).
Rassurez-vous (ou inquiétez-vous) les lycées prévus en PPP de la région d’île de France bénéficient également de la même paresse intellectuelle, nous y retrouvons les mêmes calculs avec les mêmes modélisations et valeurs par défaut : https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/AnalysePrealableLyceesIdF.pdf. Dans ce rapport pages 241 et suite, on retrouve ces analyses de risque. Ils sont un peu plus explicites quant à la réutilisation « brute » des infos communiquées par Fin Infra. Les mêmes lois avec les mêmes paramètres qui aboutissent naturellement au même résultat que pour nos risques sur les écoles : soit 7,1 mois de retard avec un écart-type de 2,2 mois en MOP, et un retard en moyenne de 6,1 mois avec un écart-type de 1,7 mois en PPP. Exactement les mêmes résultats que pour les écoles…. Navrant …
Stop Mr Gaudin, Mr Blum, Mme Casanova ! vous avez encore la possibilité d’agir, faites-le !
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- une évaluation préalable du mode de réalisation (https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/Rapport%20Conseil%20Municipal%2016%20Octobre%202017%20-%20Annexe%201.pdf)
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✴︎ ArgumentsDistorsion de la réalité
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Nous rappelons que nous dénonçons le principe même la déconstruction et construction de 34 écoles proposées par ce Plan Ecole tant le sujet est absurde et non réfléchi (voir la note argumentaire https://marseille-contre-les-ppp.fr/argument-precipitation-et-paresse-ne-font-pas-bon-menage/)
Ce qui suit vient également démontrer des incohérences sur le montage du dossier.
L’Analyse comparative des coûts d’exploitation biaisée
Pour comparer le Mode Marché de Partenariat avec le Mode MOP, il convient de comparer les coûts survenant sur la vie du bâtiment appelés Coûts d’exploitation maintenance et GER.
La norme AFNOR [FD X 60- 000] définit 5 niveaux de maintenance, correspondant aux niveaux précisés dans le tableau. Ces cinq 5 niveaux vont de la maintenance courante telles que des inspections visuelles de façade (Niveau 1) au Gros Entretien et Renouvellement (GER) tel que le ravalement d’une façade.

Que dit notre évaluation préalable (à 472 000 €HT le rapport, nous pouvons nous l’approprier !) :

Page 21 – Évaluation préalable du mode de réalisation Pour Finance Consult, notre $cher$ Assistance à Maitrise d’Ouvrage, il considère que la maintenance qu’elle soit faite par notre Ville ou par un Partenaire Privé, elle coutera de toutes façons la même somme.
Et bien non …
Si demain nous devions partir en MOP (cad en construction classique puis l’entretien et la maintenance sous la responsabilité de la ville), les écoles ainsi construites auraient la même politique de maintenance que les écoles actuelles, à savoir :
Concernant la maintenance courante :
- les 158 102 € de GMAO par an pour les 34 écoles, nous rigolons (jaune) …
il est évident que la ville de Marseille n’est pas dotée d’un outil de GMAO à 4 650 €HT/an/ école (158 102 € /34 écoles), ça se saurait, ou alors pas à ce prix là, la licence Excel est à peu près à 250 €HT. - La maintenance courante estimée à 54 250 €HT (1 844 528 / 34), est largement supérieure à ce qui est pratiqué par la ville de Marseille
- Idem pour le montant des espaces verts, et du nettoyage de la vitrerie (tiens serai curieux de connaitre le plan de nettoyage des vitres de la ville de Marseille)
Concernant le GER (Gros Entretien et Renouvellement) :
Il est à noter que le Marché de Partenariat dure 25 ans, qui inclut une garantie décennale. Les principaux grands travaux apparaitront après 25 ans d’autant que les composants ont une durée de vie de plus en plus longue. Le chiffrage indiqué n’a aucune justification ni précision. Nous noterons la qualité de l’appréciation de FIN INFRA sur le sujet qui eux semblent avoir un avis sur la question sans avoir plus d’infos que nous :

Sachant que la Cour des Comptes sur une analyse de 16 CHU (https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-gestion-du-patrimoine-immobilier-des-chu-affecte-aux-soins), un coût moyen de « maintenance totale, hors sécurité incendie » qui s’élève en moyenne à 25€/m²SHO, et de de dépenses « d’investissement maintenance » (GER) très disparates dont la moyenne s’élève à 10,19€/m² SHO. En sachant que le nettoyage des locaux fait partie de la maintenance courante, que le nettoyage reste le poste le plus important en valeur, et que celui-ci est exclu du périmètre du PPP puisque ce sont les ATSEM qui le réalisent, cela revient à dire que le coût des écoles s’approchent des coûts des CHU selon les études de la Cour des Comptes, et restent normaux selon Infra (impossible de trouver leur source).
Bref enfumage approximatif en cours …
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- les 158 102 € de GMAO par an pour les 34 écoles, nous rigolons (jaune) …
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✴︎ Argumentssavoir s’entourer des meilleurs !
Bien conseillé de l’extérieur
Pour rappel, le conseil municipal d’avril 2016 a approuvé dans la précipitation des évènements le lancement d’une consultation pour la réalisation d’une mission d’assistance juridique, financière, économique, et technique, à la maîtrise d’ouvrage (AMO) relative au plan de renouvellement des groupes scolaires.
La consultation est lancée en juillet 2016.
L’objet du marché :
Objet du marché : plan écoles : Renouvellement des groupes scolaires et écoles de type » Geep « Sur le territoire marseillais – assistance juridique financière économique et technique à maîtrise d’ouvrage. Tranche ferme : Evaluation préalable et étude de soutenabilité budgétaire.
Tranche optionnelle 1 : En cas de recours au marché de Partenariat : élaboration de la consultation et suivi jusqu’à la signature du contrat
ou tranche optionnelle 1 bis : En cas de recours à un marché global de performance : élaboration de la consultation et suivi jusqu’à la signature du contrat.Tranche optionnelle 2 : Suivi du marché partenariat
ou Tranche optionnelle 2 bis : suivi du marché global de performance.Le 1er février 2017, le marché est remporté par l’équipe TAJ Société d’avocats (mandataire principal) + Finance Consult + Artelia Bâtiment et Industrie pour un montant de 458 350 €HT (voir attribution du marché) : voir le document ici : https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/centraledesmarches-1523204376.pdf
- TAJ : https://www.taj.fr/le-cabinet/notre-reseau/, Le cabinet Taj a été élu “National Tax Firm of The Year” par le magazine International Tax Review ;
- Finance Consult : http://www.finance-consult.fr/ ;
- Artelia : https://www.arteliagroup.com/fr
Ces trois sociétés sont spécialisées et reconnues dans le montage de PPP.
Le cabinet « Finance Consult » est noté « INDISPENSABLE » (sic), meilleur classement comme conseil financier et modélisation (PPP&DSP) sur le classement Décideurs et Stratégie Finance & Droit 2014.

Une fois de plus, nous regrettons que le budget n’ait pas été utilisé pour un diagnostic technique et pragmatique de l’ensemble des 446 écoles de la ville, qui serait autrement plus utile à la collectivité.
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✴︎ ArgumentsPrécipitation et paresse ne font pas bon ménage
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Avant 2016
Pour mémoire : ci-dessous, les multiples alertes dénoncées par des mouvements de citoyens
Novembre 2014 : Collectif DZ (Lise Massal)
Collectif créé 3 ans auparavant, tripartite et indépendant – parents d’élèves, enseignants, personnels municipaux – œuvre pour une meilleure gestion municipale des écoles publiques marseillaises d’abord centré sur la problématique du faible taux d’encadrement sur le temps hors-classe , puis dysfonctionnements et revendications listés dans « Le manifeste des écoles marseillaises ».Le site Facebook existe toujours : https://www.facebook.com/manifestedesecoles/.
Novembre 2015 : Charlotte Magri, lanceuse d’alerte des écoles marseillaises
L’institutrice avait adressé un « Je nous accuse » de trois pages le 30 novembre 2015 à la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. Lire sur le site Marsactu ou https://jenousaccuse.wordpress.com/. Depuis, Charlotte Magri a quitté l’Éducation Nationale : http://www.charlottemagri.com/.
Après 2016
En Février 2016 : Libération titre « La Honte de la République »
Libération titre « La Honte de la République » à propos de l’école primaire Notre-Dame-Limite » à Marseille : manque de chauffage dans les classes, porte-manteaux qui se dévissent, trous dans le sol et autres détériorations diverses.
La municipalité minimise et relaie dans les médias le « Marseille Bashing ».
C’est la ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, qui monte à son tour au créneau. « Ces conditions et la souffrance dans laquelle vivent au quotidien ces élèves, ces enseignants et personnels ne sont pas dignes de la République » affirme la ministre qui concède avoir été informée « à l’automne » et avoir « aussitôt pris contact avec les services du rectorat ». « Lors des échanges que j’ai eus avec Jean-Claude Gaudin, il s’est engagé à faire des annonces très prochainement pour améliorer les choses. À lui de tenir ses engagements. »
De son côté, Jean-Claude Gaudin continue à dénoncer « un tableau caricatural », tout en commençant à concéder (Public Sénat) : « Il peut y avoir, ici ou là, des travaux encore à effectuer. (…) On les fera rapidement. ». La déléguée à l’éducation à la ville de Marseille Danielle Casanova, continue quant à elle d’ »exagérations » et de « Marseille Bashing »
Avril 2016 : La ministre Najat Vallaud Belkacem vient à Marseille «faire le point sur la situation» des écoles
La municipalité est directement mise en cause par la ministre de l’Éducation nationale, qui a demandé au préfet des Bouches-du-Rhône de réaliser un audit des établissements scolaires, la municipalité a annoncé le déblocage de cinq millions d’euros pour rénover les écoles.
C’est la première fois que la municipalité annonce, lors du dernier conseil municipal d’étudier la destruction et reconstruction des 32 groupes scolaires dotés de préfabriqués, appelés aussi établissement Pailleron ou GEEP du nom du fabricant. Le point d’étape est consultable ici : http://www.education.gouv.fr/cid101147/point-d-etape-sur-la-situation-des-ecoles-de-marseille.html#Les_engagements_de_la_Ville_de_Marseille.
Les solutions apportées telles que le numéro d’appel sont directement inspirés des revendications faites 2 ans auparavant par le collectif DZ mais qui n’avaient pas trouvé suite jusqu’à lors : Le Directeur Général des Services proposera cette idée triomphante de numéro d’appel sur un modèle inspiré d’ »Allô Mairie ».
Avril 2016 : Lancement de la consultation
Dans la foulée, le conseil municipal d’avril 2016 a approuvé le lancement d’une consultation pour la réalisation d’une mission d’assistance juridique, financière, économique, et technique, à la maîtrise d’ouvrage (AMO) relative au plan de renouvellement des groupes scolaires.
Juillet 2016 : Lancement de la consultation
Février 2017 : Notification du marché d’assistance
Le 1er février 2017, le marché est remporté par l’équipe TAJ Société d’avocats (mandataire principal) + Finance Consult + Artelia Bâtiment et Industrie pour un montant de 458 350 € (voir attribution du marché).
Mai 2017 : Changement de gouvernement
Il n’y aura plus de point étape ni aucun suivi du gouvernement.
11 Août 2017 : Remise des deux documents « réglementaires »
Les deux documents « réglementaires »d’appui pour un montage en PPP sont produits et envoyés aux instances consultatives :
- Évaluation envoyée à FIN INFRA (nous vous expliquerons plus tard ce qu’est FIN INFRA) qui rendra réponse positive le 15 septembre,
- Étude de soutenabilité envoyée à la DRFIP (Direction Régionale des Finances Publiques) qui rendra réponse le 12 septembre
Aucune concertation/échanges n’a été faite avec les équipes éducatives, personnel de la mairie, ou représentant des parents d’élèves.
12 & 15 septembre 2017 : Retour de FIN INFRA et DRFIP
FIN INFRA et DRFIP ont rendu leurs avis sur le document transmis.
9 Octobre 2017 : Commission consultative
La commission consultative des services publics locaux, présidée par R.Blum se réunit le 9 octobre pour valider la démarche et les documents, la séance va durer 1 heure (voir le rapport de la commission).
18 Octobre 2017 : Conseil Municipal, Annonce du projet de PPP
Comme à son habitude, les élus ont reçu seulement quelques jours avant le conseil le dossier de 211 pages constitué du rapport (6 pages), de l’évaluation (100 pages) , de l’avis de FIN INFRA (32 pages), de l’étude de Soutenabilité (67 pages), de l’avis positif de la DRFIP (4 pages), et pour conclure le tout, du Compte-rendu de la commission consultative des services publics locaux (2 pages)…
Avril 2018 : Appel à candidature
L’appel à candidature pour un dialogue compétitif est lancé, l’objet est un Accord-cadre multi attributaires pour le Plan Ecole d’Avenir (PEA) de la Ville de Marseille.
La clôture est le vendredi 17 juin à 16h. Les notifications sont prévues début septembre.
Notre Avis
Ce plan École sur les 34 écoles GEEP a été initié pour répondre aux attaques des citoyens, médias et gouvernement sur l’état désastreux des écoles et le manque d’actins et de rigueur de la municipalité. Ce plan est apparu entre février et avril 2016 soit à peine deux mois. Le patrimoine de la ville compte 446 écoles ou groupes scolaires. Dans un temps aussi court, la municipalité, acculée, n’a pu matériellement et techniquement faire un audit technique de son patrimoine.
Le choix des écoles a donc été porté par facilité uniquement sur le mode constructif de celles-ci à savoir un mode constructif en structure métallique conçu dans les années 70 pour pallier à une demande forte de groupes scolaires. GEEP étant le nom du constructeur parisien proposant ce type de construction rapide et pas chère, similaire au constructeur Pailleron pour des ensembles plus conséquents tels que des collèges ou lycées.
Ecoles GEEP / Pailleron
Pour mémoire, à l’époque les normes avaient été assouplies et des mesures dérogatoires avaient été prises pour faciliter la construction. Le collège Édouard, collège Pailleron, incendié en 1976, avait été construit de telle manière qu’il ne pouvait résister plus de 15 minutes à un feu (dérogation pour quatre étages). Les vides multiples contenus par la structure du bâtiment constituent des « cheminées à fort tirage » vont favoriser une propagation rapide de l’incendie. Le feu a provoqué une coupure d’électricité au bout de quatre minutes. Le bâtiment étant constitué en partie de plaques de polystyrène et de matériaux hautement inflammables, l’incendie progresse rapidement et d’épaisses fumées toxiques se forment en quantité importante. Se propageant par les faux plafonds et les cloisons, l’incendie passe du premier étage au quatrième, prenant « en tenaille » le deuxième et le troisième étages. Les escaliers de ce bâtiment se trouvent aux extrémités et en décalage un étage sur deux. Il faut parcourir toute la largeur du bâtiment pour passer d’un étage à un autre.
Durant l’incendie se trouvent au troisième étage du collège 36 personnes, élèves et enseignants du conservatoire de musique.
L’argument mis en avant par notre municipalité a été de dire que ce choix se portait sur ces établissements qui, pour elle, sont à risque d’incendie et amiantés.
Ce à quoi nous répondons :
- Fort heureusement, les établissements GEEP n’ont pas plus de risque incendie que les autres, tant par les mesures de sécurité incendie mises en place, que par le suivi qui est fait par la commission de sécurité, et par la taille même de nos écoles qui ne sont sans communes mesures avec l’accident du collège Edouard, triste emblème des colléges pailleron. Cet argument de risque incendie ne tient pas la route.
- Concernant l’amiante, effectivement dans les bâtiments de cette époque l’amiant a été fortement utilisée. Fort heureusement encore, l’amiante est contrôlée, ce qui est dangereux avec l’amiant est sa volatilité. Le plus courant dans les écoles, est la présence d’amiante dans la colle des dalles au sol. Tant que les dalles sont en parfait état sans éclat, il n’y a aucun risque. Et si les adlles sont en mauvais état, un désamiantage peut être réalisé, voir un encapsulage (moins cher) qui consiste schématiquement à recouvrir le sol par un autre sol, afin de confiner l’amiante.
Cette précipitation est également révélatrice d’une méconnaissance totale de notre commune sur l’état de son patrimoine. La première règle en maintenance est de connaitre son patrimoine. Au lieu de se précipiter dans ce plan école et engager plus de 500 000 € dans l’attribution d’un marché pour une assistance à maitrise d’ouvrage pour monter les PPP, il aurait mieux valu prévoir un audit technique des bâtiments en vue de la mise en place d’une stratégie foncière digne de ce nom.
Un diagnostic technique et visuel d’une école dure 1 journée maximum. A compter 446 écoles, avec une équipe de 5 techniciens, en six mois : un diagnostic complet avec un regard unique et homogène (5 techniciens) peut être produit, la sous-traitance d’une mission reviendrait approximativement à 334 000 €HT (750€HT par jour). Et ce pour connaitre l’état de toutes nos écoles et pouvoir établir une stratégie foncière.
Une maintenance de patrimoine se pilote par des indicateurs :
- théoriques : âge du bâtiment et des composants confrontés à leurs durée de vie
- techniques : appréciation technique de l’état de vétusté du bâtiment et des composants par un technicien
- d’usage : appréciation par les usagers (personnel scolaire, parents d’élève, personnel municipal) des équipements mis à disposition et du bâtiment.
La confrontation de ces trois indicateurs va permettre la priorisation de la programmation des travaux (un établissement qui a dépassé son âge théorique mais dont l’état technique et d’usage sont positifs ne remontera pas d’alerte, par contre une école récente avec des indicateurs techniques mauvais fait apparaitre soit un problème de conception, de mauvais entretien ou d’usage).
La connaissance exhaustive du patrimoine va permettre l’optimisation de la programmation de travaux (par exemple : Etablir un marché pour la réfection des toiture-terrasses de plusieurs écoles par exemple, au lieu d’attendre d’agir au coup par coup en mode pompier).
Cet argument, s’il en fallait qu’un seul, suffit à dénoncer ce plan écoles de 34 écoles qui n’a pas de sens et qui va embarquer notre collectivité dans un PPP difficilement maitrisable et qui va mettre à mal les autres écoles en diminuant naturellement le budget de fonctionnement des 410 autres écoles.
A mauvais diagnostic, mauvais projet.
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Olympique de Marseille. Arema, gestionnaire du Vélodrome, claque la porte à l’OM !
Arema, gestionnaire du stade Vélodrome, a annoncé avoir suspendu les négociations avec l’Olympique de Marseille, qui souhaitait reprendre l’exploitation de l’enceinte phocéenne. « Les prises de paroles répétées de la direction du club résident à l’encontre d’Arema et de la ville de Marseille nous conduisent aujourd’hui à devoir suspendre les discussions entamées », a communiqué Arema. Le président de l’OM Jacques-Henri Eyraud critique régulièrement Arema pour sa gestion du Vélodrome.
Un camouflet pour l’OM ? Arema, actuel gestionnaire du stade Vélodrome, a annoncé vendredi dans un communiqué qu’il suspendait ses négociations avec l’Olympique de Marseille qui souhaiterait reprendre son exploitation, après huit mois de tractations tendues avec le président du club. « Après plusieurs mois de dialogue entre les parties en vue d’établir un partenariat durable et positif, les prises de paroles répétées de la direction du club résident à l’encontre d’Arema et de la ville de Marseille nous conduisent aujourd’hui à devoir suspendre les discussions entamées », écrit dans un communiqué Arema.
Le 23 mai, le président du club marseillais Jacques-Henri Eyraud avait déploré que les discussions autour de l’exploitation du stade débutées en octobre « prennent trop de temps » et souhaité qu’elles aboutissent avant l’été.Faute d’accord, il avait menacé de « quitter Marseille » avec le propriétaire américain de l’OM, Franck Mc Court.Le club olympien qui n’est que locataire du Vélodrome souhaiterait devenir opérateur exclusif du stade et investir dans l’enceinte, mais les discussions achoppent sur le tarif réclamé par Arema, selon des sources proches du dossier. En effet, l’OM paie pour l’heure un modeste loyer de 6 millions d’euros, et racheter le contrat de partenariat public privé (PPP) coûterait très cher.
Eyraud critique de longue date d’Arema
Alors que Jacques-Henri Eyraud critique régulièrement la sono ou encore l’éclairage du stade, Arema a fait part vendredi « de son étonnement ». Le gestionnaire souligne qu’il a développé une activité économique « sans commune mesure pour un stade « en dehors de l’accueil des matchs de l’OM et de la gestion du bâtiment avec » plus de 560 événements d’entreprises, 160.000 visiteurs, 43 grands événements «, qui ont permis à » la ville de Marseille « d’encaisser une recette cumulée de 48 millions d’euros (conformément au contrat de partenariat) et a généré plus de 320 millions d’euros de retombées directes pour l’économie locale ».