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Point sur les recours
Cela fait un an, une année que les citoyens contribuables marseillais Gérard Perrier, Alain Beitone et Christian Bruschi ont introduit un recours pour excès de pouvoir contre la délibération du conseil municipal de Marseille du funeste 17 octobre 2017 approuvant le principe du recours à un accord-cadre de marchés de partenariat et à des marchés de partenariat subséquents dans le cadre du Plan École.
Une année de silence de la mairie et du tribunal administratif. Un temps anormalement long pour un recours administratif qui commence à nous inquiéter et à nous interroger sur l’indépendance de la justice.
Les trois citoyens, membres du collectif, ont décidé de s’adresser à Madame la Présidente du Tribunal Administratif de Marseille pour alerter et dénoncer le risque d’attendre au regard des montants colossaux qui sont en cause. L’urgence est évidence, plusieurs outils sont mis à disposition du juge et l’absence de réponse de notre ville relève de son embarras face à la démarche.
Vous trouverez ci-dessous l’accès à la lettre adressée à Madame la Présidente du Tribunal Administratif de Marseille ainsi que le mémoire ampliatif (j’ai regardé la définition du qualificatif ampliatif : Qui développe et complète ce qui a été dit dans un acte précédent) développés par les citoyens.
Mémoire Ampliatif : https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/Recours/2018%2010%2024%20-%20M%c3%a9moire%20ampliatif%20corrig%c3%a9.pdf
Concernant les deux recours du Syndicat des Architectes SA13 et de l’Ordre National des Architectes : ces recours subissent la même absence d’actions de la part du Tribunal Administratif et de la Ville.
Les trois recours se concertent pour comprendre ces défaillances, et accélérer le traitement.
A suivre …
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✴︎ Non classéPourquoi plusieurs pétitions en ligne ?
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✴︎ Non classéPourquoi plusieurs pétitions en ligne ?
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Le cas d’école Saint-Vincent-de-Paul (école publique)
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Cas d’école sous l’eau !
Le 16 juillet 2004, le Conseil Municipal approuve le programme et le lancement d’un concours de maîtrise d’œuvre pour la réalisation de cette opération.
Le 19 mars 2007, le Conseil Municipal déclare sans suite le concours de maîtrise d’œuvre et l’indemnisation des candidats. La conception architecturale de cet équipement a été confiée en interne à une équipe d’architectes de la Direction Générale de l’Architecture et des Bâtiments Communaux sur la même base de programme. et pour répondre aux mêmes besoins que ceux exprimés lors de la délibération du 16 juillet 2004.
Le 5 octobre 2009, les études préalables aux travaux étant achevées, Le Conseil Municipal approuve l’affectation de l’autorisation de programme Solidarité année 2009 à hauteur de 5 500 000 Euros nécessaire à la réalisation des travaux de reconstruction de cette école.
Le 12 mai 2010, le marché de travaux est attribué au groupement : Groupement Gagneraud/STPR/Démolition/Botte/Fondations/Midi Charpentes/Etphobat/Somepro/Jolisol/Fa2g/Eurelec Méditerranée.
La rentrée de l’établissement est effectuée en septembre 2012 (ou 2011 à vérifier).
Rapidement, moins de six ans près la livraison les premiers problèmes d’infiltration apparaissent à tel point que régulièrement les classes doivent être fermées le temps de nettoyer les parties ayant subi des dégâts des eaux.
En mai 2018 : un dossier de Dommage Ouvrage dans le cadre de la décennale. Depuis, le parti pris de la ville est de ne plus toucher au bâtiment parce qu’il y a un dossier en cours … …
Le 11 octobre 2018, force est de constater que le bâtiment pâti de ces infiltrations. Le chef des travaux de la ville de Marseille s’est déplacé pour annoncer qu’il ne pouvait rien faire car le dommage ouvrage était en cours. La moindre des choses eut été tout de même de vérifier que l’écoulement des eux pluviales se faisait correctement mais personne de la mairie n’est allé vérifié. Les photos attestent de la facilité d’accès au minima à la petite toiture-terrasse qui semble-t-il est proche de la source de ces infiltrations.
Le 16 octobre 2018, suite à quelques jours de pluie, la tisanerie et d’autres locaux sont à nouveau inondés avec dégradation des faux-plafonds, murs, plinthes, sols pour ce que nous pouvons constater visuellement. Nous ne parlons des parties cachées et de la qualité de l’air.
Il est rappeler que même si un Dommage Ouvrage est en cours, des mesures conservatoires s’imposent d’autant plus que nous sommes dans le cas d’un ERP et qui plus est une école maternelle !! voire pire il peut être reprocher à la ville pour fragiliser la demande d’indemnisation, qu’aucune mesure conservatoire n’a été prise !!!
Et puis, entre nous … le bâtiment se dégrade vite, les parents d’école citoyens contribuables et électeurs passent tous les jours, les conditions des travailleurs , du personnel de la ville et de l’éducation nationale, rien que pour ça vous devriez faire des mesures conservatoires !!!
Ce sont les mêmes personnes qui sont en train de contractualiser plus d’un milliard de travaux avec les majors du btp et ce pour 34 malheureuses écoles, en laissant les 412 autres vieillissantes se dégrader à petits feux (ou grande eau)… STOP ÇA SUFFIT ! RESPIREZ ! ET ARRÊTEZ TOUT PENDANT QU’IL EN EST ENCORE TEMPS !
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Photos du 11 octobre
(le ménage venait d’être fait par les ATSEM depuis plus d’une heure mais l’eau continuait à couler)
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Photos du 16 octobre
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La Confédération Syndicale des Familles soutient notre action et rejoint notre collectif
La CSF, confédération Syndicale des Familles, soutient notre action contre le PPP et sera présenté à la réunion du collectif du 6 novembre. La CSF est une ORGANISATION DE FAMILLES POPULAIRES, elle se bat au quotidien pour une société solidaire où chacun peut trouver sa place dans la solidarité et non par assistance.
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Marseille : l’école publique n’est pas à vendre !
Des députés LREM des Bouches-du-Rhône contestent les modalités d’un partenariat public-privé engageant la ville de Marseille dans la démolition ou la rénovation d’écoles. Et appellent à revoir les priorités à fixer afin de garantir la sécurité, la santé et les meilleures conditions d’apprentissage des écoliers.
Tribune. L’école publique, gratuite et laïque, est une promesse faite à tous les enfants de la République : une promesse d’égalité, de liberté et de fraternité. Nous, députés de la majorité, soutenons une politique éducative qui vise à l’égalité des chances, la justice sociale, permettant l’émancipation de chacun et la liberté qui en découle.
A lire aussi Ecoles délabrées à Marseille : le PPP de la discorde
Cela nous engage, et nous oblige vis-à-vis des citoyens à porter un regard responsable et objectif sur les projets de notre territoire en matière d’éducation.
L’état du patrimoine scolaire municipal de Marseille étant, de notoriété publique, alarmant, il est nécessaire d’agir rapidement, fortement et durablement.
Nous avons ainsi souhaité évaluer le «Plan école avenir» programmé par la Ville de Marseille pour démolir 28 écoles puis en reconstruire 34 sur les 444 écoles que compte la ville, engageant ainsi Marseille pour vingt-cinq ans dans un marché de partenariat à hauteur d’un milliard d’euros. Après avoir auditionné les services techniques de la ville, les différents acteurs du collectif Marseille contre les PPP et quelques experts indépendants, le Plan école avenir ne nous semble pas présenter toutes les garanties pour offrir aux jeunes marseillais des écoles rénovées en fonction de besoins prioritaires clairement identifiées ; pour assurer l’indépendance de la ville vis-à-vis d’un opérateur privé qui aurait un marché aussi élevé ; pour maintenir un niveau d’investissement annuel suffisant ; pour l’entretien de l’ensemble du parc scolaire municipal ou pour profiter à l’économie locale et au soutien de l’emploi sur notre territoire.
A lire aussi Marseille : les écoles délabrées dans les bras du privé
Si nous prenons acte de la situation financière de la ville qui a poussé la majorité en place à privilégier un marché de partenariat avec un opérateur privé plutôt que d’opter pour une procédure en Maîtrise d’ouvrage publique (MOP), nous regrettons que le plan massif de rénovation dont les écoles marseillaises ont urgemment besoin soit entériné sous la pression du manque de temps, du manque de moyens et du manque de compétences. Nous ne saurions accepter silencieusement que les habitants en paient les conséquences, d’une ville endettée, à long terme, aux mains d’opérateurs privés.
En conséquence de quoi, nous demandons à la ville de nous faire suivre au plus vite un état des lieux préalable et exhaustif de l’ensemble du parc scolaire, réalisé en dehors du cadre du marché de partenariat, afin de déterminer les écoles qui doivent être rénovées en priorité.
Dans le même sens, nous demandons à l’Etat, garant des conditions de travail et de sécurité de ses enseignants et des écoliers, d’apporter son concours à l’élaboration du diagnostic et des priorités d’intervention.
Nous proposons ci-dessous, les actions prioritaires et pour lesquelles nous sommes déterminés à apporter notre appui. La ville, en partenariat avec l’Etat et les acteurs concernés, doit mener des négociations notamment pour : lancer, suivant l’état des lieux, les travaux les plus urgents selon la procédure MOP en s’appuyant sur les compétences locales prêtes à se mobiliser pour garantir l’intérêt public ; revoir le programme de rénovation, de construction, d’extension, d’agrandissement ou d’entretien de toutes les écoles de Marseille sur la base des priorités et des besoins identifiées par l’étude ; nous souhaitons nous assurer que la meilleure solution technique, calendaire et financière sera trouvée pour chaque école sans préjuger de la procédure qui sera retenue au final et de laisser au prochain maire le pouvoir d’engager la ville dans ce vaste chantier de sauvetage de ses écoles. renforcer l’organisation des services techniques municipaux pour donner les moyens à la collectivité d’absorber la gestion de travaux en procédure MOP et limiter le marché de partenariat au maximum si toutefois il fallait y recourir.
Ainsi, nous demandons à la ville de Marseille de suspendre la procédure de marché de partenariat et de fournir aux Marseillais un diagnostic précis de l’état des écoles qui viendra à l’appui d’un programme à revoir et des priorités à fixer afin de garantir la sécurité, la santé et les meilleures conditions d’apprentissage des écoliers, partout dans notre ville.
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Écoles délabrées à Marseille : le PPP de la discorde
C’est devenu un rituel. Comme lors des précédentes sessions du conseil municipal de Marseille, ils s’étaient donné rendez-vous lundi matin, devant les portes de l’hémicycle. Enseignants, parents d’élèves, architectes, professionnels du bâtiment… tous unis autour d’une cause commune : faire capoter le projet de Partenariat public privé (PPP) que la municipalité veut mettre en place pour rénover des écoles. D’un montant de 500 millions d’euros, ce programme de déconstruction-reconstrution d’une trentaine d’établissements, auquel s’ajoute un second marché du même montant pour la maintenance, doit être confié au privé via un appel d’offres. En retour, la ville devra payer pendant vingt-cinq ans un «loyer» à l’heureux élu, à choisir parmi les cinq grosses machines en lice – Vinci, Eiffage, Bouygues, NGE et Fayat.
Une perspective «catastrophique» pour Pierre-Marie Ganozzi, secrétaire départemental de la FSU et membre du collectif anti-PPP. Depuis le vote du projet en octobre 2017, ce front contestataire, d’abord porté par la FSU, s’est élargi à des opposants de tous bords. Chacun a ses raisons : les enseignants et les parents d’élèves, comme les syndicats, regrettent l’absence de concertation et de diagnostic clair sur l’ensemble du parc scolaire marseillais, dont l’état de délabrement a fait l’objet de vifs débats. Les partis politiques d’opposition au maire dénoncent, eux, une «bombe à retardement fiscale» pour les Marseillais et une mainmise des grands groupes privés sur les écoles publiques. A leurs côtés encore, les architectes et les artisans du BTP, qui déplorent la perte d’un marché important pour les entreprises locales, pointant dans le même temps que le projet aurait été bien moins coûteux pour la collectivité si le choix d’une maîtrise d’ouvrage publique (MOP) avait été fait.
«Une politique d’affichage de la mairie»
Au fil des mois, le collectif a réussi à faire parler d’une même voix toutes ces corporations, auxquelles s’ajoutent encore quelques citoyens qui ont décidé d’attaquer le projet en justice à titre individuel. «On n’avait pas l’habitude de se côtoyer, confie Pierre-Marie Ganozzi. On a mis du temps à se renifler et au final, la greffe a pris, on a appris à travailler ensemble.» Organisation de débats publics, rassemblements, dépôt de recours devant le tribunal administratif… Le groupe attaque par tous les angles pour obtenir la suspension de la procédure de PPP et réclamer un véritable débat sur la situation globale des 444 écoles de la ville. «Ce projet n’est qu’une politique d’affichage de la mairie, dénonce Pierre-Marie Ganozzi. Le but du PPP, c’est d’avoir rapidement quelque chose de visible pour les Marseillais. Mais dès qu’on regarde à moyen terme et à long terme, on mesure le gaspillage d’argent public.»
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Depuis fin septembre, ce «gaspillage» est chiffré : le collectif a en effet travaillé tout l’été à un contre-projet prévoyant des rénovations lourdes plutôt que des démolitions pures et simples, le tout porté via une MOP. «On démontre que financièrement et en termes de délai, on pouvait faire aussi bien, voire mieux, puisque l’on aboutit à une économie de 300 millions d’euros par rapport au projet de la municipalité, assure Maxime Repaux, du syndicat des architectes 13. La question, c’est pourquoi gaspiller autant d’argent public quand on peut faire autrement ?» Lundi, durant le conseil municipal, c’est Samia Ghali, sénatrice PS et élue d’opposition, qui était mandatée pour interpeller le maire sur ce plan B. Le collectif, qui réclame en vain audience auprès de Jean-Claude Gaudin depuis près d’un an, voudrait qu’un conseil municipal extraordinaire sur la question des écoles soit organisé. Si le maire a simplement consenti, du bout des lèvres, à discuter du sujet avec les élus, pas question de recevoir le collectif. «Qu’ils se fassent d’abord élire au suffrage universel, après on discutera», a-t-il lancé depuis sa tribune. Une réunion informelle avec les élus, c’est déjà ça de pris, tempérait Samia Ghali à la sortie de l’hémicycle.
Organiser un diagnostic précis
D’autant que côté politique, la concurrence est lancée. La semaine dernière, après plusieurs mois de «rencontres» avec les protagonistes, les quatre députés LREM de Marseille ont eux aussi officiellement réclamé la suspension de la procédure de PPP, demandant à l’Etat d’aider la municipalité à organiser un diagnostic précis sur les écoles de la ville. Hasard du calendrier, cette annonce intervient lors d’une séquence plutôt offensive des «Marcheurs» locaux contre la municipalité de droite… «Mieux vaut tard que jamais», sourit Pierre-Marie Ganozzi, pour qui tous les soutiens sont bienvenus, tant la majorité municipale semble fermée à toute marche arrière.
Si la piste politique n’aboutissait pas, resterait la voie judiciaire : plusieurs recours contre les PPP ont été déposés devant le tribunal administratif. Pour l’instant, aucune date d’audience n’est fixée. Et le temps presse, le nom du lauréat de l’appel d’offres devrait être donné lors du conseil municipal du 10 décembre.
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Vif débat sur le coût de la rénovation des écoles à Marseille
Les opposants au partenariat public-privé estiment le surcoût du plan municipal à 313 millions
d’euros.
LE MONDE | 01.10.2018 à 10h12 | Par Gilles Rof (Marseille, correspondance), voir le lien : https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/10/01/vif-debat-sur-le-cout-de-la-renovation-des-ecoles-a-marseille_5362648_3224.htmlSolution incontournable dans une situation d’urgence ou gabegie qui plombera le budget de la ville de Marseille, déjà endettée à hauteur de 2 milliards d’euros, pour les vingt-cinq prochaines années ?
Le choix par la municipalité de Jean-Claude Gaudin (LR) de confier la reconstruction de 34 de ses 444 écoles primaires en procédure de partenariat public-privé (PPP), pour un coût de plus d’un milliard d’euros, serait « une aberration », selon une opposition qui ne cesse d’enfler et instille même le doute dans la majorité municipale.
Professionnels du bâtiment, associations de parents d’élèves, syndicats d’enseignants et de fonctionnaires, groupes de contribuables s’activent depuis un an dans un collectif inédit. Marseille contre les PPP – c’est son nom – a dévoilé le 24 septembre un contre-projet très détaillé, qui estime le surcoût du Plan école d’avenir à 313 millions d’euros, soit près de 30 % de l’investissement prévu. Un document dont les élus socialistes et communistes se saisissent pour demander lors du prochain conseil municipal, prévu le 8 octobre, la « suspension d’un projet mortifère pour les finances de la commune, à l’heure où toutes les collectivités abandonnent les PPP ».
Piqué au vif en février 2016 par une enquête de Libération (titrée « La Honte de la République »)
(https://www.liberation.fr/france/2016/02/01/marseille-ecole-primaire-gestion-secondaire_1430436) dénonçant l’état des établissements scolaires de la ville qu’il dirige depuis quatre mandats, Jean-Claude Gaudin a réagi à la polémique nationale en lançant ce qu’il qualifie de « véritable plan Marshall ». Reconstruction de vingt-huit écoles à structure métallique dites « Pailleron », création de six écoles neuves avant 2025.Un Plan école d’avenir sans précédent, qui nécessite, selon les équipes municipales, le recours à une procédure de partenariat public-privé, « moins coûteuse et plus rapide » qu’une simple maîtrise d’ouvrage publique (MOP) que la collectivité assure « ne pas avoir les moyens d’assumer ». La majorité a validé le dispositif le 18 octobre 2017, mais, depuis, le choix fait polémique dans une ville où la rénovation en PPP du Stade-Vélodrome pèse déjà, selon la chambre régionale des comptes, pour près de 11 millions d’euros par an sur les finances municipales.
Menaces juridiques
L’ordre national et le syndicat départemental des architectes, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), le Syndicat national des entreprises du second œuvre et celui des professionnels de l’ingénierie et du conseil estiment également le plan « désastreux pour l’économie et les emplois locaux ». « Une tornade pour les artisans locaux, écartés d’un appel d’offres auquel seuls les grands groupes du BTP sont capables de répondre financièrement », dénonce Patricia Blanchet-Bhang, la présidente de la Capeb 13.
Trois recours contre la délibération municipale ont été déposés depuis décembre 2017 devant le tribunal administratif de Marseille, par le conseil national de l’ordre des architectes (CNOA), son homologue régional et un groupe de contribuables mené par l’avocat Christian Bruschi. Le 20 septembre, le CNOA a déposé un mémoire complémentaire s’appuyant sur une contre-expertise financière confiée à un cabinet indépendant. Une étude qui pointe la « surévaluation des coûts de la MOP » et l’absence de prise en compte dans le plan « des dispositions de la nouvelle loi de programmation sur les finances locales ». « Ce qui a privé les élus d’une information objective avant
leur vote », souligne le conseil national.Les menaces juridiques n’empêchent pas la municipalité d’avancer. La procédure des équipes candidates au PPP dans le cadre d’un « accord-cadre multiattributaire » a été bouclée le 18 juin. La ville de Marseille présélectionne actuellement les quatre groupements invités à un « dialogue compétitif » pour l’attribution de lots d’un minimum de cinq écoles. Les accords définitifs seront signés à l’automne 2019 pour un début des travaux au printemps 2020.
Face à ce projet qui s’accélère, le collectif Marseille contre les PPP croit à « la réactivité de l’opinion publique ». Ses spécialistes ont décortiqué l’accord-cadre élaboré par la municipalité et assurent que, pour les mêmes travaux en maîtrise d’ouvrage public, la facture plafonnerait à 723 millions d’euros. « Ce travail nous a aussi permis de pointer plusieurs anomalies dans le dossier présenté aux élus », relève Pierre-Marie Ganozzi, responsable départemental de la FSU.Le collectif alerte sur l’absence en amont d’un diagnostic technique et architectural global des 444 établissements marseillais. « Le conseil municipal ne s’est prononcé que sur la base d’un audit financier », déplore Maxime Repaux, conseiller au syndicat départemental des architectes, qui souligne que, dans la liste établie par la municipalité, « les établissements ne sont pas forcément ceux qui ont besoin de travaux en urgence ». Pour exemple, le rapport cite les cas des écoles Azoulay (8e arrondissement), Bouge (13e) et Vayssière (14e), toutes de type Pailleron et promises à la démolition : « Ces écoles répondent parfaitement aux besoins de leurs utilisateurs, ne comportent pas de risques particuliers liés à la sécurité incendie et présentent des aménagements extérieurs en parfait état, avec des travaux à neuf datant de moins de trois ans. »
« Vague absolu »
Le contre-projet soulève également le « vague absolu » qui entoure l’exploitation potentielle des 34 hectares sur lesquels se dressent les écoles ciblées. « 20 % à 30 % d’entre elles ont un foncier fortement valorisable. Or, on ne sait rien des projets immobiliers ou commerciaux que pourraient réaliser les entreprises attributaires du PPP sur ces espaces. Tout est renvoyé à la phase de dialogue compétitif », s’inquiète l’avocat Christian Bruschi. Le maire de Marseille a déjà prévenu qu’il ne « reculerait pas » et refuse de commenter les conclusions du contre-projet sans « étude approfondie ». Mais le dossier attise l’intérêt politique alors que se profilent les municipales de 2020. Alors que La France insoumise a confirmé son opposition et que la sénatrice PS Samia Ghali, pour qui le PPP est « pervers et coûteux », exige un conseil municipal extraordinaire, les parlementaires LRM marseillais ont auditionné les membres du collectif. Plus étonnant, le sénateur LR Bruno Gilles reconnaît qu’il voudrait « rouvrir le débat ». Candidat déclaré à la succession de M. Gaudin, ce pilier de la majorité municipale s’inquiète de voir le « PPP des écoles » paralyser financièrement la prochaine mandature.
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Une intersyndicale contre la mairie de Marseille
Publié le mardi 2 octobre sur le site du Café Pédagogique : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/10/02102018Article636740615908455741.aspx
Fruit de l’incurie de la ville de Marseille, le plan de reconstruction d’une trentaine d’écoles primaires de Marseille en urgence fait scandale chez les enseignants. Une intersyndicale, réunissant CGT Educ’action, FSU13, Maison de l’architecture et de la ville, L’Artisanat du Bâtiment CAPEB13, Syndicat des Architectes des Bouches-du-Rhône SA13, Mouvement Départemental des Parents d’Élèves de l’enseignement public MPE13, SE-UNSA, SNES-FSU, Sud Education, SNUIPP-FSU, SNUTER-FSU, Solidaires13, UNSA13, UNSA Education, UNSA Territoriaux, Vivent les Services Publics VSP13, et CNT SO, s’oppose au plan reposant sur un partenariat public privé. » Cette procédure coûte plus cher que le financement direct de la Mairie et la gestion du projet sera attribuée à de grands groupes financiers multinationaux. Une fois encore, la mairie choisit d’endetter considérablement les marseillais pendant plus de 25 ans. » Une action est engagée devant le tribunal administratif.