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Le maire de Mimet Georges Cristiani fait sa promo pour les régionales avec lettre à en-tête de la mairie

15 juin 2021 · par Sébastien Boistel · Déontologie · Départementales · Divers droite · Élections · LR · Politique · Régionales

Pour promouvoir sa candidature aux régionales et celle d’une de ses adjointes aux départementales, l’édile s’est fendue d’une lettre à en-tête de la mairie distribué dans toutes les boîtes aux lettres.

Cela fait longtemps que les habitants de Mimet n’ont pas vu de bulletin municipal. Et le site web de la ville n’est pas sans rappeler les débuts du web, à l’heure où le minitel tirait petit à petit sa révérence. Mais, quand on est un élu de proximité, on sait mieux que quiconque qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Alors, le 10 juin dernier, Georges Cristiani, le maire très divers de Mimet s’est fendu d’une lettre à en-tête officielle pour rappeler que [son] « parti, c’est Mimet », que « Région et Département ont toujours été des partenaires fidèles et efficaces » et donc appeler ses administrés aux urnes. En indiquant qu’il avait demandé à son adjointe « Anne Kessas de se présenter » aux départementales « sur la liste de la majorité » (présidée par Martine Vassal, LR). Et qu’il était lui-même, « pour garantir un avenir serein et pérenniser l’aide de la Région au profit de sa ville », candidat aux « élections régionales sur la liste du président Renaud Muselier ». Et d’ajouter à la main : « Au plaisir de vous saluer les 20 et 27 juin prochain. »

Préfet prudent

Une lettre que la blogueuse Martine Colombani a eu la surprise de trouver dans sa boîte aux lettres accompagnée, dit-elle, d’un tract LR. Si, à la mairie de Mimet, on ne pipe mot face aux questions du Ravi, certains s’étranglent. Mais la préfecture botte en touche : « Les dispositions relatives à la campagne électorale sont prévues par les articles L49 et suivants du code électoral. A ce stade, le préfet n’est pas en mesure de se prononcer […] Sauf dans le cas où, le jour du scrutin, le bon déroulement du vote est perturbé […] il n’appartient pas à l’autorité administrative de faire cesser l’utilisation irrégulière de moyens de propagande… » Et de renvoyer vers « l’autorité judiciaire » ou la saisine du « juge de l’élection ».

En attendant, Cristiani compte sur le mimétisme de ses administrés. Mais après tout, n’est-il pas patron de l’union des maires des Bouches-du-Rhône ? Mais aussi président du CDG 13, le centre de gestion de la fonction publique territoriale qui, non content d’être flanqué d’un « déontologue », prodigue aux fonctionnaires et élus des formations. Notamment juridiques. Ça peut toujours servir !

Cliquez sur l’image pour lire le courrier de Georges Cristiani :