Le Ravi — archives

Cuisiner c’est résister recette de navets à l’oseille

25 mai 2020 · par Pierrick de Salvert · Agriculture · Biodiversité · Eau · Écologie · Élevage · Gastronomie · Maraîchage · Nature · Pollution · Propreté · Réchauffement climatique · Sols

1,39 euro : c’est le prix que vaut un repas sain, à base de produits bio et locaux, cuisiné à la maison. Pour peu que l’on sache se passer de viande. Si on multiplie ce prix par 100, on obtient celui que vaut le même repas chez le chef triplement étoilé Alain Passard.

 

Passionné de légumes, ce cuisinier hors pair, a transformé son restaurant de bidochards en repaire pour lapins millionnaires. Il sert des plats végétariens entièrement produits dans ses propres jardins. Des potagers, situés à 200 km, où l’on pratique exclusivement la traction animale. Les magnifiques légumes sont acheminés par camionnette tous les matins là où, quelques heures plus tard, de gros 4X4 de luxe déverseront les clients, tout en cascades de fourrures et en fringantes cravates, venus déguster des œuvres d’art.

 

Cherchez l’erreur !

Lui cherche le contraste parfait entre les saveurs du jardin. Et nous, pouvons-nous nous offrir des repas à 139 euros pour faire l’expérience de cette cuisine ? Peut être que manger serait de droite tandis que cuisiner serait de gauche ? Peut-être que notre capacité à cuisiner un plat, et à en sélectionner les produits, constituent en soi des actes de résistance ?

Pour la recette suivante il est important de choisir des navets nouveaux. On les reconnaît à leurs fanes bien fraîches sur l’étal du producteur.