Articles

  • ✴︎

    ✴︎ ,

    Tous les détails officiels de l’accord OM/AREMA

    Footballclubmarseille.fr, Mourad Aerts, le 17 juillet 2018

    https://www.footballclubdemarseille.fr/om-fil-info/tous-les-details-officiels-communiques-de-laccord-om-arema.html

    Jeudi dernier, l’Olympique de Marseille et AREMA officialisaient à la Mairie de Marseille un protocole d’accord concernant le Stade Vélodrome. Dans le document officiel distribué à la presse ce protocole d’accord est présenté comme « Une première étape dans la mise en place du futur contrat d’exploitation » devant déléguer l’exploitation de l’enceinte du Boulevard Michelet au club marseillais.

    Nous avons estimé intéressant de partager ce document (que vous retrouverez plus bas) avec nos lecteurs afin que vous puissiez vous faire votre propre avis.

    Si les grandes lignes du contrat sont tracées, notamment concernant les recettes garanties à la ville par le contrat de PPP (voir plus haut), certains points restent à définir. Selon nos informations, les négociations à venir porteront entre autres sur un possible dédommagement financier de l’OM à AREMA qui abandonne l’exploitation.

  • ✴︎

    ✴︎ ,

    Marsactu : Des militants de la France insoumise lancent une cagnotte pour rénover une école publique

    Ecole de la Viste : les parents d’élèves et la France insoumise vont faire les travaux d’entretien courant face à l’incompétence et le manque de réalisme de notre commune. Mme Casanova exprime que ces travaux n’ont pas été faits car une réhabilitation est prévue. Ce qui confirme la strategie immbiliere mauvaise et dangereuse qui consiste à ne faire aucun entretien courant et attendre une programmation de gros entretien. Une strategie immobilière qui peut etre utilisee dans le monde industriel (construction d’un entreprot pour une durée de vie progammee et budgetee sur 30 ans) mais en aucun cas pour des bâtiments publics qui plus est des écoles ! Ces parents ont raison de faire de l’ingérence ! Comment Mme Casanova peut dire que c’est un simple probleme de calendrier ! Ça fait des années que cette école se dégrade… c’est une honte Mme Casanova ! Au lieu de passer votre temps à remercier Mr Le Maire sur son action formidââble pour les écoles, vous sortiriez grandie en démissionnant … 22 ans de gestion …. et toujours les mêmes reponses : problème de calendrier, Marseille bashing et même la faute aux élèves qui sont mal éduqués……

    ¯\_(ツ)_/¯

    #PPP #Ecole #Marseille #CoucouOnEstLà

    Voici l’excellent article de Marsactu :

    Des militants de la France insoumise lancent une cagnotte pour rénover une école publique

    Face à la dégradation de l’école La Viste Bousquet dans le 15e arrondissement, des parents d’élèves ont décidé de se mobiliser. En cause : le retard des travaux de réhabilitation, prévus pour février 2019. Accompagnés d’un groupe d’action de la France insoumise, ces parents vont mener une action symbolique en repeignant les murs de l’école.

    Gymnase de l’école La Viste ©AM

    « Les parents d’élèves n’en peuvent plus, il faut des travaux avant la rentrée de septembre », lance Sébastien Delogu, dont la sa fille est scolarisée à l’école La Viste Bousquet, dans le 15e arrondissement. Pour remédier au mauvais état de l’école maternelle, un groupe d’action de la France insoumise, dont Sébastien Delogu fait partie, a décidé de prendre les devants et d’auto-organiser une « action solidaire ». Les 20 et 21 juillet prochains, les parents d’élèves, les habitants du quartier et les militants comptent repeindre eux-mêmes les murs tagués de l’école maternelle et du gymnase.

    « Je ne veux pas qu’on me résume à mon militantisme. Aujourd’hui je me mobilise avant tout en tant que parent d’élève. On ne peut plus accepter ça pour nos enfants » explique Sébastien Delogu qui a lancé une « cagnotte solidaire » afin de récolter des fonds pour la rénovation de l’école. Objectif à atteindre : 5 000 euros. Aujourd’hui, elle comptabilise une centaine de participations et plus de 4 500 euros récoltés. Un vrai succès en seulement une petite dizaine de jours. Une somme qui doit permettre, comme l’indiquent les parents d’élèves sur la plateforme de financement participatif, de refaire les peintures de l’école maternelle et du gymnase, de faire des plantation, d’acheter des bancs, voire de changer le grillage qui présente des trous béants. « On va prouver à la Ville qu’avec un petit budget, on peut faire de très belles choses. Mais on ne manquera pas de leur envoyer la facture », explique Sébastien Delogu.

    Une opération symbolique de ce que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon veut instiller à Marseille : pallier les manques publiques par la mobilisation citoyenne. « Quand les parents organisent le financement « public » des écoles dans les quartiers… » tweete Raquel Garrido en partageant le lien de la cagnotte.

    « EN FAIRE UN EXEMPLE NATIONAL »

    Lorsqu’il fait visiter les abords de l’école, Sébastien Delogu est accompagné de Lise Maillard, l’assistante parlementaire de Jean-Luc Mélenchon. Le duo est très enthousiaste. Ils sont convaincus que cette « action citoyenne » sera une « réussite ». À supposer qu’elle puisse avoir lieu, car les murs à peindre se trouvent à l’intérieur de l’enceinte d’une école publique. Si l’accès est rendu possible par des trous dans la clôture, il n’est pas sûr que la municipalité laisse agir les militants. « Si des forces de police nous attendent vendredi, nous seront bien sûr obligés d’obtempérer », admet Sébastien Delogu, qui avoue à demi-mot qu’ils reviendront autant de fois que nécessaire pour se faire entendre.

    « Il ne s’agit pas d’une simple action de communication coup de poing », assure Lise Maillard, qui milite aux côtés de Jean-Luc Mélenchon depuis 2012. « On ne va pas juste poser une pierre symbolique, on compte quand même repeindre toute une école », justifie-t-elle. Pourtant ce type d’action correspond pleinement au canevas militant annoncé l’an dernier. Lors des « Amfis d’été » de la France insoumise, elle déclarait à Marsactu « Jean-Luc Mélenchon a salué les initiatives d’auto-organisation propres à Marseille. L’idée pour la France insoumise, c’est de donner un coup de main. On essaye de se mettre au service de la société ». Objectif : alimenter le « cratère marseillais » prêt à exploser théorisé par le leader de la France insoumise. Lors de son premier bilan de mandat, le député a évoqué à plusieurs reprises le cas de La Viste. « On compte en faire un exemple national si c’est une réussite » conclut Lise Maillard.

    RÉNOVATION À VENIR

    Comme les images diffusées sur les réseaux sociaux le montrent, l’école maternelle est en piteux état. Mais est-elle réellement « abandonnée par la municipalité » comme le martèle Sébastien Delogu ? Interrogée par le journal 20 Minutes, Danielle Casanova, adjointe LR en charge de l’éducation, reconnaît que l’école n’est pas dans un état satisfaisant mais oppose une question de calendrier. Selon elle, il serait inopportun de réaliser des travaux cet été car une « restructuration » est programmée de longue date.

    Le quartier de La Viste fait en effet l’objet d’un projet de rénovation urbaine (PRU) depuis 2011, dont l’un des objectifs est la requalification du groupe scolaire. Celle-ci comprend notamment la division du long bâtiment de béton en deux écoles, maternelle et élémentaire, pour en faciliter le fonctionnement, la création d’une nouvelle entrée qui débouchera sur un espace public aménagé rue Dourian, le remplacement des clôtures et la réfection complète des façades.

    Perspectives du futur groupe scolaire ©i-LOT Architecture&MarseilleRénovationUrbaine
    Perspectives du futur groupe scolaire ©i-LOT Architecture&MarseilleRénovationUrbaine

    La requalification aurait même déjà débuté avec le remplacement début mars du grillage de l’école maternelle par des clôtures à barreaux et la pose d’une nouveau portail extérieur. L’école ne sera pas détruite car « le bâtiment en lui-même est correct, il faut juste le moderniser », explique Arlette Fructus, adjointe UDI en charge de la rénovation urbaine. Les enfants pourront ainsi poursuivre leur scolarité sur le site durant la phase de réhabilitation, les travaux se déroulant principalement durant les vacances scolaires. Mais pas tout de suite…

    DÉCALAGE DE L’INFORMATION

    Initialement prévus pour novembre 2018, les travaux débuteront in fine en février 2019 : « le permis de construire qui a été déposé n’a pas été obtenu car la Seramm a émis un avis négatif, cela retarde un peu la mise au point du dossier et décale le calendrier » explique Arlette Fructus. Pour les parents, ce délai n’est pas acceptable. « Il n’y a pas d’arrangement possible : les travaux doivent être effectués avant la rentrée prochaine »,affirme Sébastien Delogu.

    Il dénonce en même temps le « silence de la mairie » : « nous on demande de la communication entre la municipalité et les citoyens« . Outre la question du calendrier, l’incompréhension se focalise sur la portée des travaux : si les deux niveaux du groupe scolaire sont concernés par l’effort d’embellissement, ce n’est semble-t-il pas le cas du gymnase attenant, ni terrain de sports abandonné.

    Carte du groupe scolaire La Viste Bousquet ©NG
    Carte du groupe scolaire La Viste Bousquet et tracé du chemin informel emprunté par les riverains ©NG

    GRILLAGE TROUÉ ET CHEMIN INFORMEL

    La tension se cristallise autour de la question du grillage qui menacerait directement la sécurité des enfants, selon les parents d’élèves. « C’est un vrai panier percé : n’importe quel inconnu peut s’introduire dans l’école » explique Sébastien Delogu. De nombreux trous existent en effet dans les grillages qui bordent l’enceinte du groupe scolaire et le portail à barreau installée début mars a déjà été forcé. Ce n’est pas le cas de l’école elle-même mais de la clôture extérieure qui permet l’accès au gymnase et à l’ancien terrain de sports. Et si le nouveau portail est cassé, c’est qu’il est sur le tracé d’un cheminement piéton informel.

    Porte cassée de l'école maternelle La Viste Bousquet ©AM
    Porte cassée de l’école maternelle La Viste Bousquet ©AM

    En effet, de nombreux habitants passent par là pour accéder à l’avenue de La Viste depuis les bâtiments de la cité du même nom, un grand ensemble des années 1960 situé en contrebas, en évitant la rue Dourian. De grands trous dans les grillages permettent de rejoindre les deux côtés. Le chemin est d’autant plus emprunté que plus de la moitié des élèves de l’école élémentaire habiteraient dans les bâtiments de la cité voisine. Cet usage piéton était déjà signalé lors de la concertation réalisée par la Compagnie des rêves urbains en 2014 sur l’école La Viste Bousquet.

    Trou dans le grillage près de l'entrée de l'école maternelle ©AM
    Trou dans le grillage près de l’entrée de l’école maternelle ©AM

    Ce chemin informel met en lumière un « besoin très fort d’avoir une liaison piétonne accessible à tous entre le bas et le haut du quartier de La Viste. L’aménagement de ce chemin et sa mise en sécurité pourrait aussi résoudre les problèmes d’intrusions dans l’enceinte de l’école », peut-on lire dans le diagnostic de la concertation menée par la Compagnie des rêves urbains. Cet usage quotidien questionne aussi directement la durabilité des travaux. Si le site n’est pas sécurisé avec des clôtures à barreaux sur l’ensemble des abords, il y a fort à parier que les grillages seront troués à nouveau. Du côté de Marseille rénovation urbaine, on reconnaît que cet enjeu doit être pris en compte : « il faut voir si on peut faire quelque chose car c’est assurément un usage du quartier ».

    « Nous souhaitons que notre action puisse permettre de faire réagir la municipalité qui, nous l’espérons, changera le grillage avant la rentrée prochaine », explique Sébastien Delogu. Arlette Fructus s’est déjà engagée en ce sens. « S’il a un problème de sécurité, c’est évident qu’il faut intervenir. La sécurisation du grillage côté rue sera donc effectuée pour la rentrée prochaine« , assure-t-elle. Une manière de désamorcer par avance l’initiative du groupe d’action France insoumise qui risque de faire parler, une fois le souffle de la coupe du monde retombé. De quoi en tout cas inquiéter l’élue en charge de la rénovation urbaine : « On est déjà tous mobilisés sur la question. Maintenant j’espère que les Insoumis ne vont pas mettre la révolution là où justement on doit apaiser les parents d’élèves ! 

  • ✴︎

    ✴︎ ,

    L’OM va récupérer l’exploitation exclusive de l’Orange Vélodrome (Avec Analyse)

    C’est un très gros coup que l’OM est en passe de réaliser. Selon nos informations, après plusieurs mois de tractations parfois tendues entre l’OM et Arema – la filiale de Bouygues gestionnaire du Vélodrome – le club olympien est parvenu à ses fins et va récupérer l’exploitation exclusive du stade.

    Une annonce officielle en ce sens devrait être faite, demain, au cours d’une conférence de presse organisée par la municipalité. Un propriétaire du stade qui a mis tout son poids dans la balance pour que ces négociations aboutissent. « Les choses sont en très bonne voie et devraient être annoncées dans les 48 heures« , confirme une source municipale. Même si l’OM ne confirme pas à cette heure, voilà qui ravira sans nul doute Frank McCourt, le propriétaire américain du club marseillais, qui avait fait de cet axe une condition majeure pour ses futurs investissements.

    « Être locataire à mi-temps, cela n’a aucun sens », indiquait l’Américain lors d’un « Face aux lecteurs » de La Provence, fin octobre 2017. « Si vous êtes propriétaire de votre maison, vous investissez pour le long terme. Si vous êtes locataire, ce n’est pas pareil« , avait-il insisté. Concernant les détails de cet accord, « Arema garde le partenariat public-privé (PPP) et l’OM aura la gestion du stade, comme une forme de sous-traitance« , précise encore une source.

    En avril dernier, Arema avait rappelé que, quoi qu’il arrive, il faudrait honorer le contrat du très controversé et onéreux PPP signé entre Arema et la Ville pour la rénovation du Vélodrome, qui court jusqu’en 2045.

    NOTRE ANALYSE

    Alors nous résumons, nous avons actuellement d’un côté un contrat PPP qui lie Arema à notre Ville, et un autre contrat qui lie notre Ville à l’OM pour la location du stade.

    Contrat PPP : les redevances annuelles que la ville doit à Arema sont de 25 millions d’euros approximativement (4,4 d’investissement, 20,7 de fonctionnement). Ces redevances sont diminuées de recettes garanties par Arema reversées à la ville de 12 Millions d’euros. Donc le solde que doit la Ville à Arema est approximativement de 13 millions. Ce contrat est inscrit dans le marbre pour les 30 ans à venir. Comme tout contrat, celui-ci peut être renégocié par les parties mais avec des négociations sonnantes et trébuchantes. Arema possède un contrat confortable, il est important de signaler que depuis fin 2017, l’actionnaire majoritaire d’Arema est Mirova, filiale de Natixis, spécialisée dans des fonds d’investissement. Mirova a des participations dans une cinquantaine de PPP en France et autant dans le reste de l’Europe (tout y passe Autoroute, Hôpitaux, Télécom, …). Notre stade se retrouve noyé dans un fond d’investissement qui doit rapporter entre 8 et 10% l’an.

    Contrat OM : le club paie un loyer avec une partie fixe de 5 millions d’euros, et une part variable pouvant aller jusqu’à un total global maximum de 9 millions d’euros. Ce contrat est hors cadre PPP, donc tout à fait révisable sans l’accord d’Arema.

    Alors comment l’OM va-t-il pouvoir obtenir l’exploitation exclusive du Stade ??

    Déjà nous pouvons nous interroger sur le terme exploitation ?

    Est-ce l’exploitation commerciale ? Dans ce cas, ce serait l’OM qui déciderait de l’utilisation du stade, pour ses matchs bien entendu mais aussi des spectacles. Non, impossible, ou alors Arema ne peut plus garantir les 12 millions de recettes annuelles. Et puis l’OM n’est pas organisateur de spectacle.

    Je pencherai plus pour l’exploitation technique du stade qui consiste en la maintenance et le choix des équipements. Cette partie de la maintenance est dans le contrat PPP estimée à 14,7 millions d’euros, somme comprise dans les 20,7 millions d’euros de redevance annuelle de fonctionnement.

    Sachant qu’Arema ne touchera pas à son contrat, cette somme devrait en partie être payée par l’OM à la Ville et en contre-partie la ville a du négocier avec Arema pour que l’OM soit décisionnaire dans les choix d’investissement dans le stade (changement d’équipement, vestiaires, pelouses, …).

    Si au contraire le contrat a été modifié, alors la ville a du tracter chèrement pour que la modification puisse se faire et faire rentrer l’OM dans le contrat PPP.

    Mais ça on ne ne saura pas, secret des affaires oblige, on nous dira ce que les parties prenantes du contrat voudront bien nous dire…

    Tout ceci est ce qu’on appelle une bonne gestion des fonds publics, de notre argent de contribuable ….

    Enfin bref … le contrat a moins de quatre ans qu’on commence à bouger les lignes …. qui a dit que les PPP sanctuarisaient les dépenses ? Ils sanctuarisent effectivement les redevances dues par les collectivités mais pas les risques pour celles-ci ….

    ¯\_(ツ)_/¯ (Allez savoir …)

    #PPP #OM #Marseille #CoucouOnEstLà

  • ✴︎

    ✴︎

    Newsletter #4

    [fusion_builder_container hundred_percent= »no » hundred_percent_height= »no » hundred_percent_height_scroll= »no » hundred_percent_height_center_content= »yes » equal_height_columns= »no » menu_anchor= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »center center » background_repeat= »no-repeat » fade= »no » background_parallax= »none » enable_mobile= »no » parallax_speed= »0.3″ video_mp4= » » video_webm= » » video_ogv= » » video_url= » » video_aspect_ratio= »16:9″ video_loop= »yes » video_mute= »yes » video_preview_image= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » margin_top= » » margin_bottom= » » padding_top= » » padding_right= » » padding_bottom= » » padding_left= » »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ layout= »1_1″ spacing= » » center_content= »no » link= » » target= »_self » min_height= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »left top » background_repeat= »no-repeat » hover_type= »none » border_size= »0″ border_color= » » border_style= »solid » border_position= »all » padding_top= » » padding_right= » » padding_bottom= » » padding_left= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » » last= »no »][fusion_text columns= » » column_min_width= » » column_spacing= » » rule_style= »default » rule_size= » » rule_color= » » class= » » id= » »]

    Newsletter #4, parue le 6 juillet 2018 :

    • Argumentaire de la  mairie … et contre-argumentaire du collectif …
    • Et ce n’est pas fini … Les PPP et autres DSP vont pleuvoir …

    A lire ici : http://3k9k0.r.ah.d.sendibm4.com/il43l283f.html

    [/fusion_text][/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]

  • ✴︎

    ✴︎

    Les PPP et autres DSP vont pleuvoir !!!

    [fusion_builder_container hundred_percent= »no » hundred_percent_height= »no » hundred_percent_height_scroll= »no » hundred_percent_height_center_content= »yes » equal_height_columns= »no » menu_anchor= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »center center » background_repeat= »no-repeat » fade= »no » background_parallax= »none » enable_mobile= »no » parallax_speed= »0.3″ video_mp4= » » video_webm= » » video_ogv= » » video_url= » » video_aspect_ratio= »16:9″ video_loop= »yes » video_mute= »yes » video_preview_image= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » margin_top= » » margin_bottom= » » padding_top= » » padding_right= » » padding_bottom= » » padding_left= » »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ layout= »1_1″ spacing= » » center_content= »no » link= » » target= »_self » min_height= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »left top » background_repeat= »no-repeat » hover_type= »none » border_size= »0″ border_color= » » border_style= »solid » border_position= »all » padding_top= » » padding_right= » » padding_bottom= » » padding_left= » » dimension_margin= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » » last= »no »][fusion_text columns= » » column_min_width= » » column_spacing= » » rule_style= »default » rule_size= » » rule_color= » » class= » » id= » »]

    Le 26 juin, une consultation est sortie pour, nous citons, un « Accord-cadre de prestations de conseil juridique, financier, technique et programmatique pour la réalisation de projets structurants ».

    Vous trouverez l’ensemble du dossier de consultation ici : https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/AC-GRANDSPROJETS2018/

    Il est précisé :

    Le titulaire devra apporter à la Direction des Grands Projets un conseil juridique, technique, financier et programmatique lié aux infrastructures publiques que la Ville de Marseille gère, et notamment une aide à la décision, la production de documents et d’analyses, l’accompagnement dans la passation de contrats, l’accompagnement aux négociations, la rédaction d’actes, conventions, avenants et la vérification des productions de la Ville sur ces projets.

    Bref, nous montons des marchés de partenariat avec des partenaires privés pour simplifier le rôle de la maitrise d’ouvrage, et maintenant des AMO pour faire le reste du boulot … C’est signe d’une Maitrise d’Ouvrage Forte parait-il … En tout cas, les partenaires privés doivent se frotter les mains.

    Deux lots :

    Lot 1 – Prestations de conseil juridique et financier

    L’objet du lot 1 est d’apporter à la DGP une assistance juridique et financière globale pour la mise en œuvre ou l’exécution de ses projets, car l’expérience de pilotage de projet révèle que l’innovation et l’adaptation à des situations particulières se nourrit de l’expérience d’autres projets. La démarche itérative entre ces projets, et le partage de bonnes pratiques relatives à la contractualisation innovante sont aussi un élément important de cette démarche.
    Le titulaire veillera à prendre en compte des évolutions du cadre juridique (droits des contrats, des services publics, de la fonction publique, des collectivités, de la construction et des travaux publics) et financiers (modalités de financement des projets publics, pratiques financières, comptables, stratégiques des constructeurs et exploitants, tendances du marché). En effet, la Ville de Marseille entend disposer d’un appui « technique » de qualité et assurer à son action une parfaite sécurité juridique, selon des modalités financières optimisées. Le développement de ces projets nécessite également une grande expertise en matière de droit de l’urbanisme car les actes administratifs nécessaires au déroulement des opérations (permis de construire, de lotir, d’aménager) sont des verrous de la constitution des équilibres contractuels, mais également des vecteurs de la tenue des plannings.

    La reconversion de la citadelle d’Entrecastaux

    Le Fort d’Entrecasteaux est un site de plus de 5 hectares localisé sur la rive Sud à l’entrée du Vieux-Port, qui bénéficie donc d’une situation centrale exceptionnelle. La Ville de Marseille en a fait l’acquisition en décembre 2010, en friche et dégradé, dans une situation ne permettant pas son ouverture immédiate et totale au public. Depuis 2004, l’association Acta Vista, spécialisée dans les chantiers d’insertion à travers la formation aux métiers du patrimoine restaure cet édifice classé monument historique. Au delà de ce travail de restauration et de l’accueil d’événements ponctuels, la Ville souhaite valoriser ce monument structurant et l’ouvrir de manière durable aux Marseillais. En 2017 la Ville de Marseille a lancé un appel à projet auprès des opérateurs afin de valoriser ce patrimoine. Une offre a été sélectionnée. La Ville de Marseille a donc besoin d’un accompagnement juridique et financier lié à cet appel à projets et à la conclusion contractuelle qui pourra en découler.

    Il faut lire : préparer un mode de réalisation en Marché de Partenariat PPP

    La création d’un équipement mixte au 5 rue de Lyon

    La Ville de Marseille est propriétaire d’une emprise foncière située au 5 rue de Lyon dans le 15ème arrondissement. Ce terrain, longtemps en concession, est en phase de rétrocession. Dans le cadre du vaste projet de réaménagement de ce secteur mené en coopération avec l’Établissement public d’aménagement Euroméditerranée, la DGUAH envisage d’y établir une opération immobilière qui regrouperait ces quatre fonctions en un unique bâtiment :

    • Les nouveaux locaux de la fourrière municipale, qui doit quitter son emplacement actuel dès 2019 en raison de l’aménagement du parc Bougainville ;
    • Un gymnase municipal servant à la fois pour les besoins des nouveaux habitants du quartier Smartseille contiguë, du futur îlot XXL et pour les futurs étudiants du collège à réaliser rue Cazemajou ;
    • Plusieurs niveaux de stationnement privé dans un secteur où de nombreux logements et services sont en train d’être crées, et ceci permettant de générer des recettes d’exploitation ;
    • Et un bassin de rétention des eaux pluviales.

    L’Établissement Public d’Aménagement d’Euroméditerranée, porteur opérationnel de ce projet, a réalisé une première étude de pré-faisabilité, qui définie certaines hypothèses, pour assurer l’intégration du projet dans l’opération globale Euroméditérranée 2. Un travail en étroite collaboration avec l’EPAEM est en cours afin de le préciser.

    L’assistance juridique et financière porte sur le l’accompagnement du montage opérationnel complexe, sur les contractualisations entre les différents organismes tant dans le montage du projet que dans la future exploitation de cet équipement et une analyse financière portant sur l’équilibre entre l’investissement et les recettes induites à cet équipement.

    Le suivi du contrat de partenariat relatif à l’Orange Vélodrome

    Depuis la signature du contrat de partenariat relatif à l’Orange Vélodrome et à ses abords en 2014 (date jusqu’à laquelle la DGP était accompagnée d’un AMO), la DGP en assure le pilotage : suivi des manifestations qui y sont organisées, de l’exploitation-maintenance, facturation, interactions avec les autres services et entités publiques et privées concernées, contrôle du respect des objectifs de performances, …
    Dans ce cadre, la DGP est également responsable des échanges avec le Club résident, l’Olympique de Marseille (s’agissant notamment des rencontres organisées au Stade), et de la coordination des travaux et équipements situés aux abords du stade : programme immobilier d’accompagnement, musée et boutique OM, gestion des parvis, …. Le titulaire pourra être amené à répondre aux sollicitations de la DGP relatives aux conditions juridiques, financières, fiscales et  administratives relatives au suivi de ce contrat.

    Bref, on a besoin d’aide … Il est rappelé qu’un Marché de Partenariat sans Maitrise d’Ouvrage Forte, est d’emblée un mauvais marché… et bien faire appel à un AMO pour suivre un contrat de partenariat dans sa complétude tel que celui du stade est preuve de faiblesse.

    Les futurs équipements aquatiques de Luminy et Euroméditerranée

    Par délibération du Conseil Municipal du 13 avril 2015 la Ville de Marseille a engagé une réflexion sur la stratégie de réalisation de deux grands pôles aquatiques à fort rayonnement sur les sites de Luminy et d’Euroméditerranée. Ces deux sites sont caractérisés par leur potentiel à développer de nouveaux concepts d’équipements publics en adéquation avec les nouveaux besoins de la population, contemporains et durables et à l’intention de tous les publics. L’objectif est de proposer une offre de service avec une amplitude d’horaires d’ouverture élargie, un meilleur accueil de tous les publics, notamment les tous petits, d’intégrer des activités de bien être, en répondant aux standards d’hygiène, de qualité de l’eau, d’accueil et de prestations associées.

    Ces deux projets ont été combinés et mutualisés dans une seule procédure de délégation de service public, afin d’optimiser le modèle économique. Après analyse des offres initiales des candidats retenus, la Ville de Marseille est actuellement en phase de négociations, ainsi que le prévoient les articles L.1411-1 et R.1411-1 et suivants, du Code général des collectivités territoriales, la procédure ayant été initiée avant l’entrée en vigueur de l’ordonnance n° 2016-65 du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession et de son décret d’application.

    C’est pour suivre l’objectif défini ci-dessus que la Ville souhaite être assistée sur les volets juridiques et financiers afin de concrétiser ces deux équipements aquatiques, après avoir été conseillé pour le lancement de la procédure jusqu’en septembre 2017. Cette assistance inclus en particulier le conseil sur des questions spécifiques, l’aide à la prise de décision, la production de documents juridiques et d’analyse économiques, l’accompagnement dans les négociations et la rédaction des contrats, actes, conventions et avenants.

    La refonte du parc des expositions Chanot

    Le parc Chanot est exploité dans le cadre d’une Délégation de service public qui arrive à échéance au 31 décembre 2019. Une réflexion est actuellement menée à l’échelle des 17 hectares du site afin d’y intégrer une approche urbaine d’ensemble, des parkings, l’optimisation et la modernisation des halls d’exposition, des circuits logistiques, des espaces publics, et la réorganisation éventuelle de la foire de Marseille. Cette réflexion se porte également au regard d’un nouveau positionnement du futur du Palais des Congrès de la Ville pour le site de Chanot.

    Un téléphérique reliant le Vieux Port à Notre Dame de la Garde

    Depuis plusieurs années, Marseille a renforcé son attrait touristique grâce notamment, aux aménagements réalisés sur les sites du Vieux Port et de l’esplanade du J4. L’attractivité se traduit par une nette augmentation de la fréquentation touristique de la cité phocéenne et de ses sites remarquables. La basilique de Notre Dame de la Garde représente le premier site touristique de la ville avec près de 2 000 000 de visiteurs par an. Cependant, les conditions d’accessibilité ne sont pas adaptées à cette forte fréquentation : voies étroites et pentues ; abords immédiats de la basilique exigus pour un accueil satisfaisant des visiteurs. Afin de ne pas dégrader les conditions d’accueil des visiteurs et garantir l’attractivité touristique de la ville, la DGP travaille à la création d’un téléphérique entre le Vieux-Port et Notre Dame de la Garde. Pour ce faire, la DGP bénéficie déjà d’un accompagnement allant des études préalables au suivi de la première année d’exploitation de la ligne : assistance au pilotage du projet, notamment sur les aspects techniques, administratifs, juridiques et financiers, y compris la mise au point du (ou des) contrat(s) pour la construction du téléphérique jusqu’à un an après la mise en service de la ligne de téléphérique (le CCTP de la mission existante est annexé au présent document – annexe n° 2). Le titulaire du présent Accord-cadre ne pourra donc intervenir qu’en support, pour des prestations n’étant pas déjà confiées au titulaire du marché existant.

    Un casino sur la frange littorale

    Le projet est actuellement en cours de redéfinition. La Ville de Marseille tient à pouvoir solliciter le titulaire de ce marché pour tout accompagnement à la rédaction de note aidant à la prise de décision au sujet d’un tel équipement, et notamment à sa  contractualisation.

    Lot 2 – Pilotage de la réalisation des deux grands pôles aquatiques

    Parmi les opérations pilotées par la DGP, le projet de centres aquatiques revêt une importance particulière. Par délibération du Conseil Municipal du 13 avril 2015 la Ville de Marseille a engagé une réflexion sur la stratégie de réalisation de deux grands pôles aquatiques à fort rayonnement sur les sites de Luminy et d’Euroméditerranée. Ces deux sites sont caractérisés par leur potentiel à développer de nouveaux concepts d’équipements publics en adéquation avec les nouveaux besoins de la population, contemporains et durables et à l’intention de tous les publics. L’objectif est de proposer une offre de service avec une amplitude d’horaires d’ouverture élargie, un meilleur accueil de tous les publics, notamment les tous petits, d’intégrer des activités de bien être, en répondant aux standards d’hygiène, de qualité de l’eau, d’accueil et de prestations associées. Ces deux projets ont été combinés et mutualisés dans une seule procédure de délégation de service public, afin d’optimiser le modèle économique. Après analyse des offres initiales des candidats retenus, la Ville de Marseille est actuellement en phase de négociations, telle que prévue par les articles L.1411-1 et R.1411-1 et suivants, du Code général des collectivités territoriales, la procédure ayant été initiée avant l’entrée en vigueur de l’ordonnance n° 2016-65 du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession et de son décret d’application. C’est pour suivre l’objectif défini ci-dessus que la Ville souhaite être assistée sur les volets programmatiques et techniques afin de concrétiser ces deux équipements aquatiques. Cette assistance inclus en particulier le conseil sur des questions spécifiques, l’aide à la prise de décision, la production de documents et d’analyses techniques et programmatiques, l’accompagnement dans les négociations et la rédaction des clauses contractuelles.

    La Ville de Marseille n’est pas en mesure de déterminer précisément à priori, le nombre des questions justifiant l’intervention du titulaire en cours d’exécution de l’accord-cadre. Elles peuvent toutefois être regroupées par nature.
    Les prestations attendues du titulaire, conclues dans les conditions administratives du CCAP, pourront donc prendre les formes suivantes :

    • Prestations qui pourront donner lieu à émission de bon de commande :
      • participation à une réunion de travail ou de négociation ;
      • accompagnement à l’analyse d’une offre ;
      • rédaction d’une note de synthèse ;
    • Prestations qui pourront donner lieu à passation de marché subséquent :
      • consultation écrite ou rédaction de pièces
      • suivi des chantiers et de la première année d’exploitation suivi de l’exploitation ;
      • toute autre prestation rentrant dans l’objet de l’accord-cadre.

    [/fusion_text][/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]

  • ✴︎

    ✴︎

    PLAN ÉCOLE D’AVENIR (PEA) Contre Argumentaire

    [fusion_builder_container hundred_percent= »no » hundred_percent_height= »no » hundred_percent_height_scroll= »no » hundred_percent_height_center_content= »yes » equal_height_columns= »no » menu_anchor= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »center center » background_repeat= »no-repeat » fade= »no » background_parallax= »none » enable_mobile= »no » parallax_speed= »0.3″ video_mp4= » » video_webm= » » video_ogv= » » video_url= » » video_aspect_ratio= »16:9″ video_loop= »yes » video_mute= »yes » video_preview_image= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » margin_top= » » margin_bottom= » » padding_top= » » padding_right= » » padding_bottom= » » padding_left= » »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ layout= »1_1″ spacing= » » center_content= »no » link= » » target= »_self » min_height= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »left top » background_repeat= »no-repeat » hover_type= »none » border_size= »0″ border_color= » » border_style= »solid » border_position= »all » padding_top= » » padding_right= » » padding_bottom= » » padding_left= » » dimension_margin= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » » last= »no »][fusion_text columns= » » column_min_width= » » column_spacing= » » rule_style= »default » rule_size= » » rule_color= » » class= » » id= » »]

    PLAN ECOLE D’AVENIR (PEA)

    10 Questions / Réponses pour comprendre le sujet
    Et 10 apports du collectif pour mieux comprendre le sujet et parce que, aussi, le diable se cache dans les détails …

    Le jeudi 21 juin, Monsieur le Maire a fait sa conférence de presse sur la rentrée scolaire, un document a été remis aux journalistes sur 10 questions/réponses sur le sujet. Exemplaire uniquement papier. Nous nous sommes procurés par les services internes ce document, nous vous le présentons agrémenté de commentaires du collectif dans les encadrés.

    Bonne lecture !

    Téléchargeable ici avec un Bonus « PARESSE ET EXCEL NE FONT PAS BON MENAGE » : https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/ArgumentaireMairieMarseillePPP.pdf

    Contenu

    1. Qu’est-ce qu’un « GEEP », et pourquoi les renouveler ?. 2
    2. En quoi consiste le projet ?. 6
    3. Que deviennent les écoliers le temps des travaux ?. 8
    4. Comment ont été choisis les sites prioritaires ?. 9
    5. Comment le choix du marché de partenariat a-t-il été effectué, et quels sont ses avantages ?. 10
    6. Qui a été consulté. 13
    7. Pourquoi s’engager sur un si long terme et à quoi correspond le « milliard » d’euros évoqué ?. 18
    8. Les écoles seront-elles privatisées ?. 20
    9. Quel sera l’impact sur les PME et les artisans ?. 21
    10. Qu’adviendra-t-il des autres écoles marseillaises ?. 22

    1.     Qu’est-ce qu’un « GEEP », et pourquoi les renouveler ?

    La commune de Marseille a la charge des écoles publiques établies sur son territoire. Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, la reconstruction, l’extension et les grosses réparations.

    Il est plus juste d’indiquer que depuis les lois de décentralisation de 1982, La commune est propriétaire des locaux et assure la construction, la reconstruction, l’extension, les grosses réparations, ET EGALEMENT l’équipement et le fonctionnement des écoles, c’est-à-dire l’entretien courant. Dans le cadre du Marché de Partenariat : une partie importante de l’entretien courant restera à la charge de la commune à savoir :

    • Électricité – Courants faibles :

      • Gestion des équipements actifs (routeurs, switch, batteries, autocom, …)
      • Terminaux informatiques et téléphoniques
      • Fourniture d’accès téléphonique
      • Fourniture d’accès internet
    • Second Œuvre

      • Signalétique
    • Energie & Fluides

      • Achat et fourniture de chaleur
      • Achat et fourniture d’électricité
      • Achat et fourniture d’eau
    • Equipements en cuisine

      • Gestion équipement CVC (chambres froides, hottes…)
      • Gestion des équipements reliés aux fluides
      • Renouvellement des équipements raccordés aux fluides
      • Gestion des équipements non raccordés aux fluides
      • Renouvellement des équipements non raccordés aux fluides
    • Equipements spécifiques

      • Maintenance bac à graisse
      • Curage du bas à graisse et traitement
      • Nettoyage et changement des filtres de cuisine
      • Equipement et mobilier de cuisine
      • Distributeurs automatiques, fontaines à eau
    • Mobilier fixe intérieur & extérieur

      • Renouvellement du mobilier fixe
      • Renouvellement du mobilier non fixé
      • Renouvellement des équipements et mobiliers extérieur
    • Services

      • Nettoyage des locaux

      • Gestion des déchets

      • 3D (Dératisation, Désinfection, Désinsectisation)

    Parmi le patrimoine municipal scolaire de la ville de Marseille, Comptant 444 écoles 446 écoles (mais bon ne va pas chipoter pour deux écoles) recevant 77000 enfants scolarisés sur son territoire, un parc de 28 groupes scolaires et écoles présente une architecture spécifique des années 1960, en structure métallique, établi sur le principe de préfabrication, sur la base des normes modulaires préconisées à l’époque par le Ministère de l’Education Nationale. Il s’agit des écoles dites de GEEP, du nom du concepteur-réalisateur « Groupement d’Etudes et d’Entreprises Parisiennes ». Ces établissements sont répartis sur tout le territoire municipal : de la limite Nord (Notre Dame Limite) à l’entrée du Parc National des Calanques au sud (Vaccaro Roy d’Espagne), et du centre-ville aux espaces qui en sont les plus éloignés. Il y a ainsi des écoles GEEP dans 10 des 16 arrondissements de la ville (soit 7 des 8 secteurs).

    Or, ce mode constructif présente une réelle difficulté d’adaptation dans le temps aux nouveaux usages et aux contraintes réglementaires et normatives qui s’imposent à ces équipements. Globalement, le vieillissement de cet imposant parc immobilier engendre des surcoûts et difficultés en termes de maintenance et d’entretien. Il ne répond pas aux objectifs environnementaux fixés par la ville.

    Nous ne comprenons pas la « réelle difficulté d’adaptation dans le temps aux nouveaux usages » et en quoi cela justifie la déconstruction de 28 écoles et construction de 34 écoles. Ce qui est certain : ce sont les évolutions certaines des méthodes pédagogiques dans les 25 prochaines années qui ne peuvent être imaginées aujourd’hui (qui peut dire quels seront les outils en 2040 et quel impact sur le bâti). Les impacts sur le bâti engendreront assurément des travaux hors du marché de partenariat et donc soumis à des renégociations de contrat assurément avec des coûts.

    Pour ne parler que des écoles de type GEEP, des retours d’expériences existent aujourd’hui sur des réhabilitations d’écoles dans ce mode constructif, nous citons par exemple les écoles des Yvelines. Ces réhabilitations coûtent 30 à 40% moins cher qu’une construction neuve.

    [fusion_imageframe image_id= »1849″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/07/vis48.png[/fusion_imageframe]

    [fusion_imageframe image_id= »1848″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/07/vis47.png[/fusion_imageframe]

    C’est la raison pour laquelle la Ville de Marseille a initié en 2016, une démarche visant au renouvellement des GEEP, en partenariat avec les ministères en charge de l’Education Nationale et de la Ville.

    La vérité est la suivante : en février 2016 après plusieurs semaines de dénonciations de l’état déplorable des écoles marseillaises, Libération titre Février 2016 : Libération titre « La Honte de la République ». Ce dernier acte provoque l’intervention de la Ministre de l’Education qui descend à Marseille pour faire un état des lieux. Lors de cette entrevue les écoles GEEP sont évoquées, sans diagnostic préalable de l’ensemble des écoles, il est facile de mettre à l’index des écoles qui sont dans un mode constructif parlant et connu de tous même des non-initiés (type Pailleron), il suffit alors de parler « injustement techniquement » de sécurité incendie et amiante pour sceller le sort de ces écoles. Un point Etape est prévu en avril. Bref, Monsieur le Maire évite le boulet rouge par un paso doble dont il a le savoir-faire… (Considérez cette image de Mr Le Maire comme un cadeau).

    En avril 2016, se tient donc le point étape à la préfecture, durant laquelle la mairie avance avec un projet de déconstruction de 28 écoles GEEP et construction de 34 écoles.  Est voté lors de ce même mois d’avril la procédure pour trouver une Assistance à Maitrise d’Ouvrage pour établir ce projet et trouver le meilleur mode de réalisation. L’appel d’offres sera fait en juillet 2016 et attribué en février 2017 au consortium :

    Ces trois sociétés sont reconnues pour leur enclin aux marchés de Partenariat, nous les retrouvons dans la plupart de montage de Marché de Partenariat. Le cabinet « Finance Consult » est noté « INDISPENSABLE » (sic), meilleur classement comme conseil financier et modélisation (PPP&DSP) sur le classement Décideurs et Stratégie Finance & Droit 2014.

    Nous regrettons, que les élections présidentielles aidant, plus aucun suivi n’a été fait depuis ce point étape d’avril 2016, laissant ainsi le champ libre à notre collectivité de monter ce marché de partenariat sans aucun contrôle.

    [fusion_imageframe image_id= »1731″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/06/Classement-1.png[/fusion_imageframe]

    2.     En quoi consiste le projet ?

    En plus de la démolition des GEEP et de leur remplacement par des écoles modernes, la Ville a identifié des besoins démographiques nouveaux sur plusieurs territoires. Ces deux ambitions ont donc été réunies au sein d’une opération de grande ampleur : Le Plan Ecoles d’Avenir (PEA).

    Cette opération constitue une véritable opportunité pour accompagner les nouveaux changements : réformes, changement de rythme scolaires, scolarisation des tous petits, apprentissage numérique, qui font que l’école change.

    Les grands enjeux du PEA sont donc ainsi définis :

    • offrir aux jeunes marseillais des écoles neuves des écoles neuves, et adaptées à l’évolution des pratiques scolaires, notamment par l’introduction du numérique comme support pédagogiques ;
    • innover sur l’ensemble des champs du projet ;


    Nous ne comprenons pas « Innover sur l’ensemble des champs du projet »

    • accompagner le développement urbain en anticipant les besoins scolaires et en identifiant les secteurs en tension ;
    • Inscrire le développement durable dans toutes les composantes du projet (construction, maintenance, et énergie)

      Et heureusement, le développement durable étant obligatoire dans tous travaux que nous soyons en MOP ou en Marché Privé. Une démarche de construction durable doit impérativement prendre en compte la flexibilité et l’évolutivité d’un bâtiment, ce qui est loin d’être évident pour le Marché de Partenariat du fait de la Sanctuarisation du programme sur lequel le marché a été établi.

    En termes de procédure, le PEA prendra la forme d’un accord-cadre qui présélectionnera trois groupements d’entreprises, mis en concurrence pour l’attribution de plusieurs contrats qui porteront chacun sur la réalisation de 5 à 7 écoles.

    Ainsi, sur une période de 4 ans, la Ville prévoit d’organiser trois « vagues » successives de deux contrats, portant chacun sur une durée d’une vingtaine d’années (qui reste à définir), selon le schéma suivant :

    [fusion_imageframe image_id= »1847″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/07/vis46.png[/fusion_imageframe]

    3.     Que deviennent les écoliers le temps des travaux ?

    Il est prévu que chaque vague de travaux se déroule sur environ quinze à vingt mois, pendant lesquels les élèves marseillais continueront à suivre leurs cours. Il sera donc exigé que les titulaires fassent des propositions pertinentes, adaptées à un jeune public afin de garantir la continuité du service public de l’éducation pendant la durée des travaux.

    Selon les situations, propres à chaque établissement, il pourra être envisagé de réaliser des travaux en site occupé, d’utiliser des réserves foncières d’installer des bâtiments modulaires ou de transférer les élèves concernés.

    Il est également prévu de mettre en place une stratégie de communication et d’information avant et pendant le temps des chantiers, à destination de l’ensemble des usagers: personnels, parents d’élèves, riverains,…., qui devra être adaptée aux contextes divers et pluriels des situations.

    Enfin, notons que le recours au marché de partenariat est la solution qui limitera au mieux le préjudice pour les usagers et écoliers, grâce à une durée des travaux relativement courte, une limitation du risque de retard par rapport à un marché public classique de type MOP et par une « sanctuarisation, des dépenses d’entretien maintenance des écoles toute la durée contractuelle, garantissant la qualité des bâtiments scolaires pendant toute la durée du contrat (contrat passé en « cout global »).

    Nous rappelons qu’une partie importante de la maintenance courante restera à la charge de la commune. Les travaux non prévus dans le cadre du marché de Partenariat (par exemple réaménagement des salles) les négociations seront nécessairement au rendez-vous avec un risque très important de surcoût financier.

    4.     Comment ont été choisis les sites prioritaires ?

    Si le PEA prévoit le renouvellement de l’ensemble des 28 GEEP et la construction de nouveaux établissements sur le territoire marseillais, il a toutefois été nécessaire de phaser les travaux, et de sélectionner les établissements qui seraient concernés par la première « vague ». Cette liste prévisionnelle, établie en fonction de critères techniques (vétusté, ampleur des interventions, …) et des besoins démographiques, est le fruit d’un travail collaboratif qui a associé :

    • les professionnels de l’éducation:
    • les techniciens en charge de l’entretien maintenance des bâtiments;
    • les Mairies de secteur ;
    • l ‘Education Nationale;
    • le Bataillon des Marins Pompiers de Marseille.

    Aucune concertation à notre connaissance n’existe si ce n’est le point étape avec Madame la Ministre d’avril 2016. Il est important de constater que des écoles (telle que l’école Révolution) dans un état de déplorable ne font ni partie de ce PPP ni des écoles à venir. La mairie n’a jamais voulu nous recevoir, nous avons forcé la main en nous invitant avec l’accord du Syndicat des architectes (membre du collectif) à une rencontre que la Direction de l’urbanisme a souhaité avoir avec le syndicat (mais sans le collectif à la base).

    La répartition des établissements pour les vagues suivantes n’a pas encore été arrêtée, et s’adaptera à la fois à l’évolution des GEEP existantes et des besoins, et aux retours d’expérience de la première vague.

    5.     Comment le choix du marché de partenariat a-t-il été effectué, et quels sont ses avantages ?

    Conformément au droit des contrats publics, une évaluation préalable du mode de réalisation a été conduite afin d’étudier les différents modalités juridiques et financières de portage de l’opération. Toutes les solutions contractuelles ont ainsi été étudiées.

    L’analyse qualitative et quantitative a notamment été effectué au regard des critères suivants, qui sont à la fois d’ordres réglementaires (pour les quatre premiers) et spécifiques au PEA (pour les quatre derniers) :

    • l’étendue du transfert de la maîtrise d’ouvrage au projet du titulaire
    • le périmètre des missions susceptibles d’être confiées au titulaire:
    • les modalités de partage de risques entre l’acheteur et le titulaire:
    • le coût global du projet compte tenu notamment de la structure de financement:
    • le respect strict des délais, essentiel pour des bâtiments scolaires:
    • la maitrise des risques budgétaires (qui intègre le respect strict des coûts);
    • la gestion patrimoniale sur le long terme ;
    • la performance en matière de développement durable.

    Après appréciation approfondie des avantages et des inconvénients des différents modes de réalisation et de gestion possibles, compte tenu des critères précités, il résulte que l’accord­ cadre de marchés de partenariat est le mode de portage juridique et financier qui présente le plus d’avantages qualitatifs et quantitatifs. Il est notamment préférable au schéma en MOP« classique » au titre de l’ensemble des huit critères.

    Ainsi, dans son avis, l’Etat confirme que « – d’une part, l’analyse comparative démontre un bilan avantages-inconvénients favorable au marché de partenariat, notamment au regard des caractéristiques du projet, – d’autre part, le recours à l’accord-cadre de marchés de partenariat est justifié en ce qu’il est globalement plus avantageux que les autres solutions de gestion du projet, en termes de coûts, de délai, de partage des risques ».

    Le même avis affirme également que « le coût global de l’accord-cadre de marchés de partenariat est plus avantageux – car mieux maîtrisé – que dans l’hypothèse d’une réalisation du projet en loi MOP ».

    En parallèle une étude de soutenabilité budgétaire a été réalisée, afin d’étudier la faisabilité du projet et son impact sur les finances communales. Elle conclue que le projet est d’une ampleur importante au regard de la capacité financière de la Ville de Marseille, mais qu’il est soutenable et repose sur des hypothèses prudentes.

    Enfin, le modèle du marché de partenariat impose aux entreprises de s’engager sur toute la rée contractuelle :

    • à la fois sans risque de dérive budgétaire, car tous les paiements sont déjà contractualisés, sans possibilité de reporter à la ville les surcouts éventuels (alors que le prix affiché initialement dans les marchés publics de travaux est rarement le prix définitif) ;

    Ceci est vrai dans le respect strict du programme régissant l’accord-cadre, c’est au moment de modification de ce programme (ajout d’une classe ou autre) que les surcoûts apparaissent.

    • et sans retard, car les paiements ne commence qu’à la livraison de l’équipement ; alors qu’en marché public « classique », le titulaire est payé au fur et à mesure de l’avancée des travaux, quel que soit le retard. Ce dispositif est donc très incitatif.

    Ainsi, même si, sur la plupart des grands chantiers publics public, on constate des importants dérapages de délai et de coûts (notamment d’investissement), fréquemment pointés du doigt par les juridictions financières ou par la presse, ce n’est pas le mode de portage qu’il convient d’incriminer – les exemples de dérives calendaires et budgétaires étant nettement plus nombreux, plus anciens et plus importants en marché public que les quelques PPP cités ici ou là.

    En effet, force est de constater que les écarts entre les couts annoncés dans le contrat et les coûts finaux sont très faibles lorsque les personnes publiques ont recours à des PPP. La cour des comptes elle-même dans le rapport public thématique de 2017 relatif aux Soutiens Publics à l’Euro 2016, conclue ainsi que le contrat de partenariat relatif à l’orange vélodrome, « avec des coûts et des délais respectés, représente une réussite opérationnelle ». L’équipement a été réalisé en un temps record, et selon un calendrier connu et respecté. Le montant contractualisé avec notre partenaire n’a subi aucune dérive : tous les montants prévus par le contrat de partenariat ont été strictement respectés.

    Cet argument est cher à notre municipalité. Si la Cour des Comptes dans son rapport cite effectivement « avec des coûts et des délais respectés, représente une réussite opérationnelle », c’est pour dire que sur un tout autre plan, la réussite n’est pas au rendez-vous. Bien entendu et fort heureusement que le partenaire privé a réussi en délai et en coût le projet au prix auquel celui-ci a été vendu.

    Si la réussite d’un point de vue opérationnelle est effectivement eu rendez-vous, d’un point de vue Exploitation, il en est tout autre :  

    Selon la Cour, “l’exploitation de ce stade dans la formule du partenariat public privé représente sur 35 ans des fonds publics d’un montant 1,8 fois supérieur à l’investissement initial. Elle risque de peser fortement sur les finances locales, car le modèle économique du stade et des relations entre le club professionnel résident et la ville n’a pas été modifié à l’occasion de sa création, afin de dégager le plus possible la ville des aléas d’exploitation, principalement des aléas sportifs.

    Ces écrits dans le rapport de septembre 2017 (https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/RapportCourDesComptesEuro2016.pdf) se confirment aujourd’hui où des tractactions se déroulent entre Arema et le club de l’OM concernant l’exploitation du Stade. Le club a compris que la ville ne peut plus rien faire et n’a aucune contrainte possible sur Arema. Le modèle choisi par notre direction de l’aménagement et de l’urbanisme fait que la ville supporte intégralement le résultat d’exploitation du club de l’OM, puisque celui-ci rentre en ligne de compte dans le calcul du loyer entre l’OM et la Ville (5 millions fixe + part variable jusqu’à 9 millions d’eurox max selon résultats d’exploitation des matchs). Le contrat va pouvoir être modifié mais à quel coût ?

    Pour être clair, nous vous livrons la conclusion dans son intégralité (page 65) telle que la ville devrait communiquer au lieu de ne fournir qu’une partie :

    Avec le Nouveau Stade « Orange Vélodrome », la ville de Marseille dispose   désormais   d’un   équipement   de   grande   qualité   et   dont   la construction dans des conditions d’occupation du site en phase chantier, avec   des   coûts   et   des   délais   respectés,   représente   une   réussite opérationnelle.

    Cependant, l’exploitation de ce stade dans la formule du partenariat public privé représente sur 35 ans des fonds publics d’un montant 1,8 fois supérieur à l’investissement initial. Elle risque de peser fortement sur les finances locales, car le modèle économique du stade et des relations entre le club professionnel résident et la ville n’a pas été modifié à l’occasion de sa   création,   afin   de   dégager   le   plus   possible   la   ville   des   aléas d’exploitation, principalement des aléas sportifs.

    En n’ayant pas stabilisé ses relations avec l’exploitant sportif dans le cadre du contrat, la ville court un certain nombre de risques sur lesquels les juridictions financières attirent vivement l’attention. La ville devra s’en prémunir lors de la négociation en 2017 du nouveau contrat d’occupation du stade la liant avec le club résident. 

    Dans  cette  perspective,  la  Cour  prend  acte  que  la  ville  partage  le constat de la nécessaire réévaluation de la redevance, faisant valoir que ce   loyer   minoré   était   le   fruit   d’une   démarche   ayant   un   caractère « transitoire, n’ayant jamais eu vocation à être pérennisé en l’état ». 

    Il est donc faux de penser qu’une réalisation en marché public classique protégerait plus la Ville, en termes de calendrier ou de dépense, qu’un marché de partenariat. Bien au contraire ! Ce support contractuel présente en effet de nombreux avantages s’il est bien encadré et qu’il est suivi par une maîtrise d’ouvrage forte, comme c’est le cas à Marseille.

    C’est encore un argument cher à notre municipalité : La Ville de Marseille est une Maîtrise d’Ouvrage Forte ! Voilà l’argument ultime, Marseille est une Maitrise d’Ouvrage FORTE, je vous laisse juger de la pertinence, nous ne pouvons pas dire que Marseille démontre sa capacité à aborder les grands sujets de l’aménagement et de l’urbanisme à Marseille.

    6.     Qui a été consulté

    Quatre consultations préalables ont été organisées :

    • D’une part, l’évaluation préalable du mode de réalisation a été soumise au Ministère de l’économie, et plus précisément à la Mission d’Appui au Financement des Infrastructures (dite Fin Infra). organisme expert de la structuration juridique et financière des projets d’investissement dans les infrastructures d’intérêt général placée auprès du ministre chargé de la réglementation de la commande publique. Le 15 septembre 2017, Fin Infra a rendu un avis favorable qui confirme les conclusions de la Ville et conclue que : « Au regard de l’analyse, l’accord-cadre de marché d partenariat présente le meilleur bilan et répond aux problématiques du projet et au objectifs de la ville ». L’analyse de la Ville et la pertinence du recours au marché de partenariat ont donc formellement été confirmées.

     Le rapport FIN INFRA est téléchargeable ici :

    https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/Rapport%20Conseil%20Municipal%2016%20Octobre%202017%20-%20Annexe%202.pdf

    « Au regard de l’analyse » signifie que FIN INFRA ne valide que la méthodologie mais sans apporter de jugement sur le projet même de déconstruction reconstruction de 34 écoles.

    A l’image nous pouvons nous focaliser sur la méthode de valorisation des risques (page 29) :

     [fusion_imageframe image_id= »1850″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/07/vis49.png[/fusion_imageframe]

    Su ce tableau, nous voyons que la valorisation des risques fait pencher la balance en faveur du Marché de Partenariat. Nous prouvons en Annexe 1 que cette valorisation des risques est approximative et ne reflète en aucune manière une valorisation des risques dans le cadre d’une construction et d’exploitation/maintenance d’écoles.

    FIN INFRA valide uniquement la méthodologie employée mais pas les paramètres.

     

    • D’autre part, l’étude de soutenabilité budgétaire a été transmise à la Direction Régionale des finances publiques, qui regroupe les services du Trésor public et les services fiscaux. Le 12 septembre 2017, la DRFIP-PACA a émis un avis favorable qui confirme la soutenabilité budgétaire du projet réalisé en accord cadre de marché partenariat, et la justesse des hypothèses financières retenues par la Ville.

    L’avis favorable est consultable ici :

    https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/Rapport%20Conseil%20Municipal%2016%20Octobre%202017%20-%20Annexe%204.pdf

    Nous vous laissons juger de l’appréciation de DRFIP concernant la CAF (Capacité d’AutoFinancement), jusqu’en 2030, la ville aura des difficultés à emprunter pour de nouveaux projets.

    [fusion_imageframe image_id= »1851″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/07/vis50.png[/fusion_imageframe]

    Et de conclure :

    [fusion_imageframe image_id= »1852″ max_width= » » style_type= »none » stylecolor= » » hover_type= »none » bordersize= » » bordercolor= » » borderradius= » » align= »none » lightbox= »no » gallery_id= » » lightbox_image= » » alt= » » link= » » linktarget= »_self » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » »]https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-content/uploads/2018/07/vis51.png[/fusion_imageframe]

    On sent bien que la conclusion est plutôt modérée et qu’en plus la DRFIP précise bien que celle-ci se fait uniquement sur les données présentées de l’Etude de Soutenabilité Budgétaire (ESB), et de l’Evaluation préalable du mode de réalisation (EPMR).

     L’ensemble du projet, les deux études et les deux avis ont ensuite été soumis à la Commission consultative des services publics locaux (CCSPL), qui rassemble des représentants d’associations familiales, culturelles, sportives, de parents d’élèves, de consommateurs, d’usagers des services publics et des Comités d’Intérêt de quartier. Dans la séance du 9 octobre 2017, la CCSPL a émis un avis favorable à l’unanimité au choix du marché de partenariat.

    Il est moins glorieux de dire que la CCSPL s’est réunie dans une séance avec la présence de 8 personnes, qu’elle s’est déroulée de 15h à 16h soit en 1 heure :

    • Catherine GINIER. Adjointe au maire déléguée à la Famille et à la Politique en faveur des seniors (quel est le rapport ?)
    • Maliza SAID SOILIHI, Conseillère Municipale déléguée aux projets européens et à l’information digitale chez Ville de Marseille (quel est le rapport ?)
    • Elisabeth PHILIPPE, Conseillère Municipale
    • Jamy BELKIRI (Familles de France 13) (UDAF 13)
    • Françoise DOUAGLIN, ?
    • Vanina ALESSANDRINI, chargée de mission Appel du Cours Notre Dame de France (SIC)
    • Roland BLUM, 2e adjoint au maire Finances – Budget – Charte Ville Port
    • Jean-Marc CHAPUS (représenté par TOSTAIN), Président de la confédération des CIQ.

    Vous retrouverez le compte-rendu ici :

    https://marseille-contre-les-ppp.fr/wp-files/Rapport%20Conseil%20Municipal%2016%20Octobre%202017%20-%20CR%20Commission%20Consultative.pdf

    Le projet a enfin été présenté au Comité Technique de la ville de Marseille qui réunit des représentants du personnel municipal et des élus. Cette instance de concertation qui donne son avis sur les questions relatives à l’organisation et au fonctionnement des services, a émis un avis favorable le 12 octobre 2017.

    Nous ne remettons pas en cause la tenue de ce CT, mais nous n’avons aucune trace de Comité Technique.

    C’est donc fort de quatre avis favorables que le Conseil Municipal dans sa séance du 16 octobre 2017 a approuvé le principe de recours à un accord-cadre de marchés de partenariat pour la mise en œuvre du PEA.

    Sans que grand monde ne comprenne vraiment ce qu’ils ont voté, comme à chaque conseil municipal, les élus ont reçu seulement quelques jours avant la tenue des Conseil Municipal le rapport accompagné des annexes. A noter que le ce rapport et ses annexes font plus de 200 pages. Nous déplorons par ailleurs le manque de conseils municipaux : seulement cinq par ans.

    7.     Pourquoi s’engager sur un si long terme et à quoi correspond le « milliard » d’euros évoqué ?

    Dans le cadre de marchés publics classiques, la succession des missions (conception, construction puis entretien-maintenance) donne lieu à une succession d’intervenants (concepteur, constructeur puis mainteneur). Or il est extrêmement difficile de pénaliser réellement un prestataire, dès lors que sa mission est terminée, compte-tenu des règles applicables aux paiements, aux garanties et à la sous-traitance.

    Ainsi, lorsque le constructeur est intégralement payé, avec ou sans retenue de garantie (de toute façon plafonnée à 5% du montant des travaux), la seule façon de se retourner contre lui en cas de désagrément qui ne surviendrait plusieurs années après la livraison est la voie contentieuse : longue, pénible et incertaine.

    Peut-on connaitre les recours sur les derniers projets de construction des écoles en loi MOP ? Il faut préciser qu’une école reste l’objet le plus simple à construire tant le programme fonctionnel et technique est maitrisé. Les risques sont considérablement diminués dans les projets de cette nature.

    De plus, en de pareils cas, il y a presque systématiquement des renvois de responsabilité entre le concepteur (qui affirme que son plan. tout il fait correct, n’a pas été bien mis en œuvre par le constructeur), le constructeur (qui affirme avoir bien construit, mais reportant la faute sur l’exploitant, qui a mal exploité) et ledit exploitant (qui se plaint d’un outil qui ne correspond pas à ce qu’il devrait). Et la Ville se retrouve souvent seule devoir subir ces risque d’interface…

    L’essence même de la loi MOP est de contrôler chacune des étapes de la conception à l’exploitation en passant par les travaux. Toutes les phases sont décrites dans leurs réalisations et leurs rendus. Si problème survient, c’est que la Ville n’a pas suffisamment contrôler les rendus. Et si la Ville a des difficultés dans un suivi de projet en loi MOP, qu’en sera-t-il sur un marché de Partenariat nécessitant beaucoup plus de contrôles et de rigueur dans le suivi de performance du titulaire privé !

    Le marché de partenariat permet de réunit tous ces interlocuteurs au sein d’une même structure, sur la globalité des prestations faisant l’objet du marché, et pour toute la durée du contrat. C’est donc un outil qui permet de responsabiliser efficacement le titulaire, et donc de le sanctionner plus efficacement, et plus directement, en cas de en cas de non atteinte des objectifs de performance.

    Cette structure juridique ou Société de Projet n’a d’existence que pour le projet pour lequel elle a été créée. Si au départ, l’actionnariat de cette société fait apparaitre les acteurs (concepteur, constructeur, mainteneur, financeur), rapidement, l’actionnariat se dilue pour être essentiellement un actionnariat d’investisseur. Le stade Orange et les collèges de Seine-Saint-Denis en donnent l’exemple : le Stade Orange a pour société de projet AREMA qui est désormais détenue à 54% depuis fin 2017 par la société d’investissement MIROVA, les 54% de la société d’Arema se retrouvent maintenant diluées dans un fond d’investissement constitué que de participations de PPP en France et en Europe, fond qui doit rapport entre 8 et 10% http://www.mirova.com/. Philippe Zaouati est le directeur général de Mirova, marseillais et marcheur. Quant aux collèges de Seine-Saint-Denis, c’est le fonds Vert parisien DEMETER qui en est propriétaire.

    Par ailleurs, l’intégration de la conception dans les missions confiées au titulaire lui permet de tenir compte dès la conception du projet des problématiques liées la future maintenance de l’ouvrage. Cela permettra de s’assurer la réalisation par le constructeur de bâtiments économes en maintenance (choix de procédés constructifs et de matériaux limitant les coûts de maintenance) dès lors que le partenaire est contractuellement engagé sur la durée du contrat. Il est donc incité à utiliser les meilleurs matériaux et techniques possibles, car c’est lui qui sera amené à exploiter le bâtiment, sans pouvoir se retourner vers la Ville en cas de défaillance technique.

    1er point : dans la plupart des constructions en loi MOP, il est exigé une notice de coût d’exploitation et maintenance qui est maintenue et affinée au fil des études et de la réalisation. A charge de la Maitrise d’Ouvrage Forte de s’assurer de la pertinence et de l’adéquation au programme. Cette note analyse les coûts exploitation maintenance sur 30 ans généralement. Donc il est faux de soutenir que dans un PPP (et sous-entendu pas en MOP) le choix des procédés constructifs et de matériaux seront faits pour limiter le coût de la maintenance. Par ailleurs, quand on voit le chiffrage de la maintenance (GER + Entretien Courant) de l’étude préalable, l’optimisation n’est pas au rendez-vous.

    2ème point : La maintenance étant partagée (nous rappelons qu’une partie de la maintenance incombera toujours à la Ville, Imaginez les tractations ou négociations qui vont venir sur l’état des peintures par exemple à qui on incombera l’irrespect des locaux par les élèves, au sol dégradé à qui on incombera le mauvais entretien fait par la Ville, autant de dégradation de composant dont la source pourra être attribuée à l’utilisateur ou au responsable de l’entretien courant). C’est classique dans les PPP, dire que le Partenaire ne se retournera pas vers la ville en cas de défaillance technique est une aberration !! Nous pourrions également cité un exemple courant, la ventilation des locaux en hiver, ce mauvais usage des maitres qui vont ouvrir les fenêtres pour aérer et provoquant ainsi une incidence sur la consommation fera assurément l’objet de négociation. Cette tirade sur le fait que le Partenaire ne se retournera jamais contre la ville fait preuve de la méconnaissance des PPP en scolaire. Se tromper sur un établissement peut être mineur, sur 34 établissements, c’est un scandale assuré.

    En outre, l’approche en cout global intègre dès le lancement de l’opération les couts d’entretien, de maintenance et de gros entretien et renouvellement. En sanctuarisant les enveloppes budgétaires consacrées à ces prestation, cela permet d’assurer la pérennité de l’ouvrage dans le temps, et impose un plan précis de remise en état des écoles tout au long de la vie du contrat.

    L’approche du coût global existe également en loi MOP par la notice de l’évaluation des coûts d’exploitation/maintenance. Qui peut dire que la sanctuarisation au prix fort de ce coût d’exploitation/maintenance est une bonne chose, puisque nous savons que cette sanctuarisation est impossible et que des changements de programme ou des problèmes d’interface sur le périmètre de la maintenance interviendront. C’est encore une fois une méconnaissance des PPP que d’argumenter sur cette sanctuarisation.

    Ainsi, lorsque l’on évoque le montant d’un milliard d’euros, cela correspond à :

    • La démolition des 28 GEEP et la conception et la construction des 34 établissements scolaires, gymnases et plateaux d’évolution sportive ;
    • Leur exploitation technique, pendant plus de vingt ans, ainsi que le gros entretien et renouvellement ;
    • Le cout de la procédure, des assurances, etc.
    • Les frais financiers liés aux emprunts que la Ville devra réaliser.

    Le marché de partenariat est à ce titre le schéma le plus transparent, puisque c’est le seul qui les identifie précisément. A contrario, lorsque l’on cite le coût d’une école réalisée en marché public, on se réfère presque systématiquement au seul coût de construction, sans y ajouter le coût du financement (comme si la collectivité n’empruntait pas auprès des banques pour financer ses chantiers).

    En tout cas elle emprunte trop peu à la banque européenne voir pas du tout. http://www.eib.org/projects/loan/list/index.htm?from=2013&region=1&sector=5001&to=&country=FR

    Or, comme toute personne réalisant un investissement important, la Ville de Marseille devra procéder à un emprunt bancaire, quel que soit le support contractuel retenu. Il convient donc d’intégrer son coût.

    Dans le schéma retenu, même s’il est prévu d’utiliser tous les leviers possibles pour minimiser ce cout (recours à la Banque Européenne d’investissement, à la dette Dailly, cofinancement public, …), ce poste représente près de 10 % du cout du projet. Notons, par comparaison, que les frais bancaires couteraient 50 millions d’euros de plus à la Ville si le projet était réalisé en loi MOP.

    Nous ne comprenons pas pourquoi les frais bancaires couteraient 50 millions d’euros de plus ?

    8.     Les écoles seront-elles privatisées ?

    Ce plan ne vise naturellement pas à privatiser les écoles !

    L’Education Nationale restera bien sûr en charge du service public de l’éducation, en collaboration avec les services de la Délégation générale en charge de l’éducation (notamment sur le scolaire, le périscolaire, etc.)

    Les seules prestations qui seront confiées aux entreprises privées sont celles qui sont déjà largement confiées aux entreprises privées, à Marseille ou ailleurs. En effet, contrairement à ce que l’on entend parfois, le marché de partenariat ne confie pas plus de prestations au secteur privé que dans les autres montages classiques : en effet, dans une opération en MOP :

    • La conception est privée (le cabinet d’architecte et de maitrise d’œuvre),
    • Les constructeurs sont privés (les entreprises des travaux publics),
    • Les financeurs sont en partie privés (les banques), même si ce poste est le plus souvent ignoré comme expliqué précédemment,
    • Les prestataires d’entretiens et de maintenance sont privés (entreprise de maintenance et de gestion technique du bâtiment, plomberie, chauffage, électricité, entretien), …

    Le marché de partenariat ne fait qu’assembler ces différentes prestations, sans en ajouter aucune, pour une meilleure attribution entre elles. In fine, la place de l’école et de l’usager reste strictement la même.

    Les services et techniciens de la collectivité au service des écoles seront ravis d’apprendre qu’ils ne sont considérés nul part dans cette liste … encore moins dans la relation Ville / Ecole très important dans l’appropriation du patrimoine et la satisfaction de l’usager.

    Evidemment chacun des prestataires peut trouver moins confortable, dans son approche personnelle, voire corporatiste, de devoir coopérer avec les autres pour apporter la meilleure réponse aux besoins du service public … mais cette approche globale n’opère pour autant pas de privatisation supplémentaire du service rendu aux usagers.

    Nous n’avons pas compris ce dernier paragraphe. Si la municipalité pouvait nous expliquer, ce serait bien venu.

    9.     Quel sera l’impact sur les PME et les artisans ?

    Les petites et moyennes entreprises ne seront pas laissées pour compte! En effet, deux dispositifs garantissent leur participation au projet :

    • D’une part au minimum 10 % du montant prévisionnel du contrat devra être confié à des petites et moyennes entreprises ou à des artisans : il s’agit donc de plus de cent millions d’euros réservés aux PME. Cet engagement, contrôlé chaque année par la Ville, donnera lieu, en cas d’infraction, à de lourdes pénalités.

    En fait il est plus précis de dire que depuis la réforme des Marchés Publics de 2016, les partenariats public-privé doivent obligatoirement comporter une part réservée aux PME. Les autorités accordant des concessions à des entreprises pourront leur imposer de confier au moins 10% des travaux ou services à des PME. Donc c’est 10% ne sont d’aucune manière une position forte de la Ville de Marseille mais au contraire un minimum réglementaire, on aurait pu s’attendre d’une Maitrise d’Ouvrage soi-disant FORTE d’amener ce taux à plus de 15% voir 20%.

    • D’autre part, ce pourcentage sera un critère de notation des offres, qui représente 10 % de la note finale. Ainsi, plus le candidat s’engagera à confier de prestations à des PME, plus il obtiendra de points. Les candidats sont donc très fortement incités à augmenter cette part de travaux confiée à des PME s’ils veulent améliorer leur note et ainsi renforcer leurs chances de remporter le projet.

    Il s’agit donc d’un dispositif particulièrement incitatif pour les candidats !

    Toutes les majors ont des PME dans leurs girons, cet aspect incitatif est même dangereux tant il est détournable de son esprit originel.

    Enfin, il convient de remettre les chiffres en perspective. D’après les chiffres les plus récents publiés en décembre 2017 par la Cellule Economique Régionale de la Construction PACA, qui regroupe tous les professionnels du secteur : le secteur du BTP représente un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros par an en Région PACA, dont 852 millions sont générés par la commande publique dans les Bouches du-Rhône.

    Bon, et donc ?! Il faut dire merci à la Commande Publique ?! Il convient de se taire ?!

    10.                      Qu’adviendra-t-il des autres écoles marseillaises ?

    La ville poursuivra bien entendu son investissement régulier pour l’entretien et la rénovation des autres écoles de Marseille. Le PEA ne diminuera pas les autres opérations prévues sur les écoles : le rythme financier d’une quarantaine de millions d’euros par an (au total 635 millions d’euros depuis 1995) se poursuivra. Ce niveau d’investissement permet qu’à ce jour l’ensemble des écoles soit conforme à la réglementation et présente un niveau d’accueil de satisfaisant.

    La ville construit en procédure MOP, conception-réalisation, Maitrise d’œuvre interne les écoles neuves suivantes :

    • Allar, 8 classes (15ème arrondissement), ouverture à la rentrée 2018
    • Chanterelle, 8 classes (1er arrondissement), livrée à la rentrée 2019-2020
    • Ruffi, 20 classe (3ème arrondissement) livrée à la rentrée 2020
    • Marceau (3ème arrondissement), concours actuellement en cours

    La dynamique scolaire s’inscrit également dans la modernisation des écoles existantes par des travaux d’extension et d’agrandissement :

    • Raymons Teissère, 21 classes (8ème arrondissement)
    • Parc Dromel, 21 classes (15ème arrondissement)
    • Arenc Bachas, 22 classes (15ème arrondissement)
    • St Louis Valnatureal, 20 classes (15ème arrondissement)

    En outre, les projets suivants sont à l’étude pour les 10 prochaines années, en plus de ceux déjà prévus au PEA :

    • Abeilles (1er arrondissement)
    • Montolieu (2ème arrondissement)
    • Chabanon (6ème arrondissement)
    • Vallon de Regny (9ème arrondissement)
    • Capelette (10ème arrondissement)

    Enfin, nous rappelons que la Ville de Marseille vient d’inaugurer deux nouveaux établissements, pour accueillir près de 800 écoliers supplémentaires :

    • Rouet, 14 classes (8ème arrondissement)
    • Saint Marthe Audisio, 15 classes (14ème arrondissement)

    L’ensemble de ces financements (programmes classiques + PEA) confirme plus que jamais que les écoles sont la première priorité de la Municipalité.

    Nous sommes au regret de vous apprendre que ces 40 millions estimés de redevances pour ce marché de partenariat pourraient être utilisés avec discernement pour l’entretien et la réhabilitation lourde ou partielle du parc des écoles et groupes scolaires actuel. Aucune stratégie foncière n’a été menée, aucun diagnostic n’a été fait, 40 millions c’est autant que le budget de fonctionnement des 446 écoles actuelles ! Jamais on a vu un PPP portant sur 34 établissements, Jamais !

    Le diagnostic est mauvais, déconstruire et de reconstruire 34 écoles reste politique,la politique de Mr Gaudin.

    L’analyse est également mauvaise, le document de FIN INFRA a été utilisé par défaut sans aucun paramétrage. Nous nous retrouvons face à une situation immobilière simple de déconstruction et reconstruction limitant naturellement un certain nom de risques. L’évaluation monétaire de ces risques est identique par exemple à une construction d’un nouvel hôpital sur un territoire qui n’en possédait pas jusqu’alors. Vous imaginez le niveau d’expertise …. C’est idiot et pas digne d’une Maitrise d’Ouvrage FORTE.

    [/fusion_text][/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]

  • ✴︎

    ✴︎

    Newsletter #3

    [fusion_builder_container hundred_percent= »no » hundred_percent_height= »no » hundred_percent_height_scroll= »no » hundred_percent_height_center_content= »yes » equal_height_columns= »no » menu_anchor= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »center center » background_repeat= »no-repeat » fade= »no » background_parallax= »none » enable_mobile= »no » parallax_speed= »0.3″ video_mp4= » » video_webm= » » video_ogv= » » video_url= » » video_aspect_ratio= »16:9″ video_loop= »yes » video_mute= »yes » video_preview_image= » » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » margin_top= » » margin_bottom= » » padding_top= » » padding_right= » » padding_bottom= » » padding_left= » »][fusion_builder_row][fusion_builder_column type= »1_1″ spacing= » » center_content= »no » link= » » target= »_self » min_height= » » hide_on_mobile= »small-visibility,medium-visibility,large-visibility » class= » » id= » » background_color= » » background_image= » » background_position= »left top » background_repeat= »no-repeat » hover_type= »none » border_size= »0″ border_color= » » border_style= »solid » border_position= »all » padding= »undefined » dimension_margin= »undefined » animation_type= » » animation_direction= »left » animation_speed= »0.3″ animation_offset= » » last= »no »][fusion_text columns= » » column_min_width= » » column_spacing= » » rule_style= »default » rule_size= » » rule_color= » » class= » » id= » »]

    Newsletter #3, parue le 1er juin 2018 :

    • Précipitation et paresse ne font pas bon ménage …
    • Un accord cadre multi-attributaire ?! kesako ?
    • Savoir s’entourer des meilleurs ! ou des pires …

    A lire ici : http://sh1.sendinblue.com/1z2jv0qp4c.html?t=1530097367

    [/fusion_text][/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]

  • ✴︎

    ✴︎ ,

    Marseille : les écoles délabrées dans les bras du privé

    A Marseille lundi, sur le parvis de la mairie, des enseignants, architectes et citoyens manifestent contre la décision de la majorité municipale de recourir à un partenariat public-privé pour la construction d’écoles. Photo Patrick Gherdoussi pour Libération

    Pour démolir et reconstruire ses établissements scolaires vétustes, la mairie a opté pour un vaste partenariat public-privé. Les opposants dénoncent un gouffre financier et une rente offerte aux géants du BTP.

    Ambiance cour de récré lundi matin devant les portes du conseil municipal de Marseille. Pour le dernier rendez-vous des élus avant les vacances estivales, parents d’élèves, enseignants et architectes avaient sorti leurs casseroles pour manifester bruyamment contre une décision qui, depuis quelques mois, fédère leur colère. Dans leur viseur, le «plan école d’avenir», voté en octobre, qui prévoit la démolition puis la reconstruction de 28 groupes scolaires de la ville. Si l’état de vétusté du parc marseillais, qui compte 446 écoles, méritait bien un plan «sans précédent pour une municipalité», selon l’expression des services municipaux, la méthode fait grincer des dents.

    Pour réaliser les travaux, l’équipe du maire Jean-Claude Gaudin (LR) a décidé de recourir à un partenariat public-privé (PPP). Ce procédé, déjà utilisé pour rénover le stade Vélodrome, confie au privé le soin de réaliser les travaux moyennant, en retour, un «loyer» versé par la commune. Si, dès le vote de la délibération, l’opposition au maire a dénoncé une «bombe à retardement» pour les finances de la ville, la contestation s’est élargie depuis à un large panel citoyen, réuni dans un «collectif anti-PPP» à l’initiative du rassemblement de lundi. Explication de texte d’un dossier qui soulève une nouvelle fois le problème de la gestion municipale des écoles marseillaises.

    à lire aussi Des PPP pour payer des pépettes à perpèt

    Qu’est-ce que le plan école d’avenir ?

    Jean-Claude Gaudin avait vanté un véritable «plan Marshall» lors du vote du projet en conseil municipal, le 16 octobre 2017. L’image, qui fait référence au vaste plan de reconstruction décidé après-guerre, est plutôt bien choisie : depuis quelques années déjà, l’état de vétusté de nombreuses écoles marseillaises ainsi que leur gestion par la municipalité sont pointés du doigt. Alors que le mandat de Jean-Claude Gaudin touche à sa fin, celui-ci a décidé d’engager la commune dans une vaste opération de démolition-reconstruction, ciblant plus particulièrement 28 établissements de type GEEP. Ces écoles à la structure métallique typique des années 60, également appelées Pailleron, ont très mal vieilli, entraînant des problèmes de sécurité et d’entretien. Plutôt que de continuer à bricoler, la ville a décidé de les raser intégralement pour les reconstruire aux normes, ajoutant à l’opération un programme de construction de six écoles neuves. Pour réaliser l’opération, la mairie a donc opté pour un partenariat public-privé : c’est un opérateur privé qui héritera du marché, chiffré à 500 millions d’euros, auquel s’ajouterait un second volet d’un montant similaire pour l’entretien des bâtiments. En retour, la ville payera à l’opérateur un «loyer» sur vingt-cinq ans.

    Pourquoi la procédure de PPP est-elle contestée ?

    Principal argument des adversaires du PPP, le surcoût généré par ce choix plutôt qu’une maîtrise d’ouvrage publique (MOP). «On est à plus de 90 millions supplémentaires pour le PPP, calcule Benoît Payan, chef de file du groupe PS au conseil municipal. Forcément, à la fin, cela va se répercuter sur les impôts des Marseillais. On se prépare un Armageddon fiscal !» Pour rembourser l’opérateur privé, la ville va devoir débourser entre 41 et 45 millions d’euros par an. «Et ça, ce n’est que pour 34 écoles, poursuit l’élu. Quid des 400 autres que compte la ville ?» Le collectif anti-PPP s’inquiète aussi de ce milliard déversé sur 10 % seulement des établissements, laissant en souffrance les 90 % restant. Les écoles Pailleron étaient-elles celles à cibler prioritairement ? C’est la question que pose le Syndicat des architectes, qui a rejoint la contestation. «Dans l’émoi et l’urgence, la mairie a fait un choix, mais il n’y a pas eu d’audit technique dans la délibération votée en octobre», relève Maxime Repaux, représentant du syndicat, qui plaide pour un état des lieux global préalable du parc scolaire marseillais.

    Autre critique, portée par les corps de métier du bâtiment : la procédure PPP favoriserait les géants du secteur, privant le tissu local d’une manne financière importante. «On me fait un mauvais procès en disant que je vais tout filer à Bouygues ou Vinci. Mais pour qui me prend-on ? s’est énervé Jean-Claude Gaudin la semaine dernière. D’ailleurs, dans les cinq entreprises retenues pour l’instant, il y a un groupe local !» Pour le reste, la ville maintient que le PPP présente «plus d’avantages qualitatifs et quantitatifs» que la MOP, notamment en matière de gestion des retards et de maîtrise de l’enveloppe budgétaire. «Ce n’est pas qu’un problème de coûts, martèle Jean-Claude Gondard, le secrétaire général de la mairie. On pourrait faire le même projet en MOP, mais le PPP est plus rapide, moins risqué et plus performant.»

    Comment en est-on arrivé là ?

    Frapper fort et vite : officiellement, le plan école d’avenir s’est imposé du fait des «besoins démographiques nouveaux sur plusieurs territoires» et de la nécessité de régler le cas des écoles GEEP. Deux problématiques qui, pourtant, sont loin d’être nouvelles à Marseille. Ecoles saturées, délabrées, gestion calamiteuse par les services municipaux… Ces problèmes avaient déjà été soulevés il y a deux ans par la communauté éducative et les parents d’élèves, relayés par de nombreux médias dont Libération.

    à lire aussi Un Vélodrome cher à Marseille

    Face à la polémique, la ministre de l’Education d’alors, la socialiste Najat Vallaud-Belkacem, avait même été mandatée sur le terrain pour éteindre l’incendie et rappeler au maire ses obligations en la matière, la gestion des écoles étant une compétence municipale. Après avoir dénoncé un complot politico-médiatique, Jean-Claude Gaudin avait fini par concéder que la situation avait peut-être été mal évaluée, faisant voter par son conseil municipal une enveloppe exceptionnelle de 9 millions d’euros pour gérer l’urgence. «Mais le mal était tellement profond que ça n’a pas suffi, note Pierre-Marie Ganozzi, secrétaire départemental de la FSU et membre actif du collectif anti-PPP. Les écoles ont été abandonnées pendant des années et aujourd’hui, Gaudin veut laisser une bonne image de son règne en proposant ce plan.» Pour Benoît Payan, le maire, qui a annoncé qu’il ne se représenterait pas aux prochaines municipales, veut en effet soigner sa sortie. «La seule question qu’il s’est posée, c’est quelle procédure sera la plus rapide pour lui permettre de couper les rubans avant la fin de son mandat, ironise l’élu. Après lui, le déluge !»

    Quels recours ont les opposants ?

    Si l’opposition socialiste au conseil municipal réclame le retrait pur et simple du projet, trois recours devant le tribunal administratif ont également été déposés : deux par les architectes et un par trois citoyens, dont Christian Bruschi. «C’est quand même incroyable, la mairie nous dit en gros qu’il vaut mieux faire confiance à un partenaire privé plutôt qu’à ses propres services», raille ce dernier. Si les procédures judiciaires suivent leurs cours, parallèlement, le collectif anti-PPP prévoit de présenter, en septembre, un «contre-projet», sur la base d’une MOP. «L’objectif de notre action, c’est surtout de permettre aux Marseillais d’être informés et de se poser des questions, soulève Pierre-Marie Ganozzi. Que la municipalité se rende compte que ça ne se passera pas dans un ciel serein. Qu’on ne puisse pas dire dans vingt ans qu’on a laissé faire.»

    Stéphanie Harounyan Correspondante à Marseille

  • ✴︎

    ✴︎ ,

    Marseille : Jean-Claude Gaudin se donne une excellente note pour la rentrée scolaire 2018/2019

    Article paru le dimanche 24 juin 2018 sur le site de destimed : https://destimed.fr/Marseille-Jean-Claude-Gaudin-se-donne-une-excellente-note-pour-la-rentree

    Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille accompagné de Danielle Casanova, adjointe en charge de l’éducation et de Jean-Claude Gondard, le directeur général des services ont fait le point sur la rentrée scolaire et notamment le retour à la semaine de 4 jours et le nouveau cadre du temps périscolaire qui en découle, le dédoublement des classes en REP et REP + (Réseau d’éducation prioritaire et réseau d’éducation prioritaire +).

    JPEG - 132.2 ko
    C’est au cours d’une conférence de presse que le maire de marseille, Jean-Claude Gaudin a présenté les dispositifs de la rentrée scolaire 2018/2019 (Photo Robert Poulain)

    « La Ville a consulté la communauté éducative et une large majorité des conseils d’école s’est prononcée en faveur du retour à la semaine scolaire de quatre jours : sur un total de 444 écoles, 302 ont ainsi voté « pour » parmi les 318 écoles qui ont répondu », précise le maire de Marseille. Un rapport en ce sens sera soumis à l’approbation du Conseil Municipal de ce lundi 25 juin. Puis d’en venir aux activités périscolaires : « Elles seront réorganisées afin de garantir une qualité pédagogique et de répondre aux besoins des familles. L’accueil du matin est maintenu entre 7h30 et 8h30 mais le prix maximum sera ramené à 2,50 euros contre 3 euros aujourd’hui et les tarifs seront plus progressifs. Et les animations du soir seront désormais organisées de 16h30 à 18 heures ». Le Maire précise : « Il ne s’agira plus de simples garderies mais d’animations en lien avec le projet pédagogique de l’école. Des animations qui dureront 30 minutes de plus, ce qui correspond à une réelle attente des familles, ceci sans augmentation de tarif ». Il annonce également que le soutien scolaire est maintenu, qu’il s’agisse des études surveillées ou du dispositif « Coup de Pouce » « dont la qualité sera renforcée, l’encadrement étant dorénavant assuré par un enseignant ».
    Puis d’en venir au « Plan Mercredi » que le gouvernement vient de dévoiler. « Cette annonce très tardive rend difficile une mise en œuvre complète dès la rentrée, mais nous allons faire le maximum pour répondre à cette nouvelle demande ». Jean-Claude Gaudin en vient à la poursuite du dédoublement des classes de CP et CE1 en REP+ et CP en REP : « L’année dernière, 72 de nos écoles situées en REP+ étaient déjà concernées par cette mesure. Ainsi, pour la rentrée 2017/2018, 84% de leurs classes de CP ont été physiquement dédoublés ». S’il avance qu’il est de plus en plus complexe de trouver de nouveaux locaux « ce sont néanmoins plus de 65% des classes concernées qui seront physiquement dédoublés à la rentrée 2018/2019 ». Il ne manque pas d’insister sur le fait que « Marseille est la ville de France qui compte le plus grand nombre d’écoles situées en zone d’éducation prioritaire. L’impact technique et financier de cette mesure est ainsi plus fort à Marseille qu’ailleurs ». Jean-Claude Gaudin continue à dérouler le menu de la rentrée scolaire en abordant la question du nouveau contrat de Délégation de service public de la restauration scolaire : « Nous avions demandé dans le cahier des charges des améliorations notoires pour ce nouveau contrat, particulièrement le renforcement de la qualité et de la sécurité des prestations alimentaires avec, par exemple, 50% de produits issus de l’agriculture biologique. Une part importante des approvisionnements se fera également auprès de producteurs locaux » . Le choix du délégataire de cette nouvelle DSP sera proposé au Conseil Municipal de ce lundi 25 juin. Il évoque le « Plan École Avenir », le Partenariat Public Privé afin de démolir 28 établissements de type GEEP, préfabriqués dits « Pailleron ». La reconstruction de 28 nouveaux établissements scolaires et la construction de 6 écoles neuves. Puis de laisser Jean-Claude Gondard monter au créneau sur ce dossier polémique : « Nous avons procédé comme la Loi le demande, nous avons comparé toutes les solutions notamment la maîtrise d’ouvrage public et c’est le partenariat public-privé qui est la procédure la plus rapide, la moins chère et la plus performante avec des bâtiments qui seront mieux entretenus dans la durée. Et cette procédure va permettre à de nombreux architectes, de nombreux sous-traitants et notamment des artisans de travailler ». Il conclut son propos en indiquant que ce dispositif est un véritable succès au Vélodrome…
    Michel CAIRE

  • ✴︎

    ✴︎